Puteaux : un policier fait feu après qu’un chauffard fonce sur sa collègue, trois hommes interpellés

Une Seat Cupra Leon volée, des fausses plaques et un tir d'arme de service les faits du 25 avril à Puteaux

Puteaux : un policier fait feu après qu'un chauffard fonce sur sa collègue, trois hommes interpellés
Illustration Guillaume Roux / info.fr

Le 25 avril 2026, une patrouille de la BAC de Puteaux a tenté de contrôler une voiture volée circulant à contresens. Le conducteur a foncé sur une policière. Son chef d'équipe a fait feu. Trois hommes ont été interpellés peu après.

Le 25 avril 2026, une patrouille de la BAC de Puteaux a tenté de contrôler une voiture volée circulant à contresens. Le conducteur a foncé sur une policière. Son chef d’équipe a fait feu. Trois hommes ont été interpellés peu après.

L’essentiel

  • Faits : Le 25 avril 2026 vers 19h45, une BAC tente de contrôler une Seat Cupra Leon volée, à contresens rue Chante-Coq à Puteaux.
  • Tir : Le chef d’équipe tire un coup de feu avec son arme de service après que le conducteur fonce délibérément sur une policière.
  • Interpellations : Trois hommes de 22, 23 et 28 ans sont arrêtés à quai Dion-Bouton ; le véhicule portait de fausses plaques.
  • Blessés : Aucun blessé parmi les policiers, les occupants du véhicule ou les tiers, selon le parquet de Nanterre.
  • Audience : La comparution immédiate du conducteur, prévue le 27 avril, a été reportée au 6 juillet 2026.

Ce qui s’est passé rue Chante-Coq

Samedi 25 avril 2026, à 19h45, une patrouille de la Brigade anticriminalité (BAC) de Puteaux repère une Seat Cupra Leon circulant à contresens rue Chante-Coq. Les agents tentent de l’intercepter. Le véhicule, volé, arbore de fausses plaques.

Le conducteur refuse d’obtempérer. Lors d’une tentative de blocage, il accélère et fonce délibérément sur une policière pour forcer le passage, selon Le Parisien et actu.fr, qui citent les éléments confirmés par le parquet de Nanterre.

Le chef d’équipe de la BAC tire alors un coup de feu avec son arme de service en direction du véhicule. Malgré les collisions et le tir, aucun blessé n’est à déplorer - ni chez les policiers, ni chez les occupants, ni parmi les tiers présents.

Trois hommes interpellés quai Dion-Bouton

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Peu après les faits, trois hommes âgés de 22, 23 et 28 ans sont interpellés à quai Dion-Bouton, à Puteaux. La BAC les appréhende à proximité du véhicule.

Le conducteur fait face à plusieurs charges : refus d’obtempérer aggravé, conduite sans permis et conduite sous l’emprise de stupéfiants. Une comparution immédiate était prévue le 27 avril devant le tribunal correctionnel. Elle a été renvoyée au 6 juillet 2026, selon Le Parisien.

Les deux passagers sont quant à eux poursuivis pour détention d’armes de catégorie D - armes blanches ou à impulsion électrique - et consommation de stupéfiants, selon actu.fr.

Le cadre légal du tir policier

Le tir s’inscrit dans le cadre de l’article L435-1 du Code de la sécurité intérieure, qui autorise les forces de l’ordre à faire usage de leur arme lorsqu’elles ne peuvent stopper autrement un véhicule représentant une menace pour leur vie ou celle d’autrui. Le parquet de Nanterre n’a pas ouvert d’enquête judiciaire sur le tir lui-même à ce stade, selon les informations disponibles. D’autres interventions tendues ont marqué l’Île-de-France ce week-end de fin avril.

Contexte dans les Hauts-de-Seine

Les Hauts-de-Seine (92) constituent l’un des départements les plus denses de France, avec près de 1,6 million d’habitants sur 176 km². Puteaux, commune de quelque 45 000 habitants jouxtant La Défense, concentre un trafic automobile intense entre le boulevard circulaire et les voies rapides de bord de Seine.

En novembre 2025, un refus d’obtempérer à Rueil-Malmaison avait déjà impliqué une course-poursuite traversant quatre communes sans blessés ni tir, selon actu.fr. L’incident de Puteaux marque une escalade dans le recours à l’arme à feu, jusqu’ici évité dans les cas récents du département. Puteaux est par ailleurs régulièrement citée dans les actualités des Hauts-de-Seine pour ses initiatives municipales.

À l’échelle nationale, 28 200 refus d’obtempérer ont été enregistrés en 2025, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Parmi ces faits, 22 % étaient qualifiés d’aggravés - c’est-à-dire ayant mis en danger la vie d’autrui - , d’après Franceinfo. Ce chiffre record a conduit le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, à alerter publiquement sur TF1. Des incidents similaires ont aussi mobilisé les forces de l’ordre dans d’autres départements ces dernières semaines.

Prochaine étape

Le conducteur comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Nanterre le 6 juillet 2026. Le sort des deux passagers, poursuivis pour les armes et les stupéfiants, n’a pas encore été précisé à ce stade par le parquet.

Sources

Guillaume Roux

Guillaume Roux

Guillaume est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hauts-de-Seine (92), avec Nanterre pour chef-lieu. Spécialité du département : La Defense (3 millions m2 bureaux). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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