Puy-de-Dôme : le projet de réserve du Bec de Dore examiné par le CNPN
La sous-préfète de Thiers a présidé le 27 juillet une réunion locale du Conseil national de la protection de la nature consacrée à ce projet de réserve.
Le 27 juillet 2026, Stéphanie Dejammet-Duchet, sous-préfète de Thiers, a présidé une réunion locale du Conseil national de la protection de la nature. Elle portait sur le projet de Réserve naturelle nationale du Bec de Dore, qui doit couvrir environ 900 hectares entre le Puy-de-Dôme et l'Allier.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Stéphanie Dejammet-Duchet, sous-préfète de Thiers, a présidé une réunion locale du CNPN le 27 juillet 2026.
- Le projet de Réserve naturelle nationale du Bec de Dore doit couvrir 900 à 1 000 hectares sur 9 communes du Puy-de-Dôme et de l'Allier.
- Le CNPN avait rendu un avis favorable en opportunité le 18 juin 2025 lors d'une séance nationale.
- Le site est labellisé Espace naturel sensible depuis 2001 par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
- Selon la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, ce projet est le seul en cours de création de RNN dans la région.
Le 27 juillet 2026, une réunion locale du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) s’est tenue à Thiers. Elle était présidée par Stéphanie Dejammet-Duchet, sous-préfète de l’arrondissement. Selon la préfecture du Puy-de-Dôme, qui l’a annoncé sur X, cette rencontre portait sur le projet de création de la Réserve naturelle nationale (RNN) du Bec de Dore.
Un périmètre de 900 à 1 000 hectares sur neuf communes
Le projet de réserve doit couvrir un espace d’environ 900 à 1 000 hectares, selon la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’étend sur neuf communes, réparties entre le Puy-de-Dôme et l’Allier. Le site se situe à la confluence de l’Allier et de la Dore, deux cours d’eau qui dessinent une mosaïque de bras morts et de bancs de graviers mobiles. La DREAL précise que l’objectif est de protéger la forêt alluviale, les zones humides et la dynamique fluviale de ce secteur, un ensemble jugé rare à cette échelle en Auvergne.
Un avis favorable rendu en juin 2025
Le CNPN avait déjà examiné ce dossier avant la réunion du 27 juillet. Lors d’une séance nationale le 18 juin 2025, il avait rendu un avis favorable en opportunité, selon des éléments publiés sur Avis biodiversité. Cet avis ouvre la voie à la suite de la procédure de classement, qui implique ensuite des étapes locales de concertation, dont la réunion présidée par la sous-préfète de Thiers fait partie.
Le site du Bec de Dore n’est pas un terrain vierge de protection. Il est labellisé Espace naturel sensible (ENS) depuis 2001, selon le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Le classement en réserve naturelle nationale viserait un niveau de protection plus contraignant que celui de l’ENS, avec un encadrement plus strict des activités humaines sur le site.
Contexte dans le Puy-de-Dôme
Thiers, siège de la sous-préfecture qui a présidé la réunion, se situe à l’est du département, dans une zone plutôt connue pour son artisanat de la coutellerie. Le Bec de Dore, lui, se trouve plus au nord du territoire, à la limite avec l’Allier. Selon la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, ce projet est actuellement le seul en cours de création de réserve naturelle nationale dans l’ensemble de la région. Le Puy-de-Dôme compte déjà plusieurs espaces protégés sous divers statuts, mais aucune RNN de ce type n’y a encore été créée à ce jour, selon les mêmes éléments.
Les prochaines étapes de la procédure de classement n’ont pas été précisées à ce stade par la préfecture.