Pyrénées-Orientales : un comité dédié aux mineurs victimes de violences
Le préfet et le procureur ont signé le 21 juillet la convention instituant le CLAV Mineurs, instance de coordination pour la protection des jeunes face aux violences sexuelles.
Les Pyrénées-Orientales se dotent d'un comité thématique entièrement consacré à la protection des mineurs victimes de violences sexuelles. Signé le 21 juillet 2026 à Perpignan, ce dispositif réunira au moins deux fois par an les acteurs institutionnels pour coordonner prévention et prise en charge.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Signature le 21 juillet 2026 de la convention instituant le CLAV Mineurs dans les Pyrénées-Orientales par le préfet et le procureur
- Le comité se réunira au moins deux fois par an en séance plénière et en format restreint pour les cas complexes
- La réunion inaugurale a aussi abordé le fonctionnement de l'UAPED et de la Maison des Femmes de Perpignan
- Les discussions ont porté sur la définition de solutions d'hébergement pour les auteurs de violences intrafamiliales
Le préfet Pierre Regnault de la Mothe et le procureur de la République Jérôme Bourrier ont signé le 21 juillet 2026 la convention instituant le CLAV Mineurs dans les Pyrénées-Orientales. Cette instance émane du Comité local d’aide aux victimes (CLAV) général et se concentre exclusivement sur la protection des mineurs face aux violences sexuelles, notamment dans le cadre familial.
Selon le site Ouillade.eu, le comité thématique se réunira au moins deux fois par an en séance plénière pour assurer la cohérence de la politique locale. Un format restreint pourra être activé pour l’étude technique de cas complexes nécessitant une coordination resserrée entre services.
Une réunion de lancement axée sur la coordination
La réunion inaugurale du 21 juillet, co-présidée par le préfet et le procureur, a permis de poser le cadre de fonctionnement du nouveau comité. Les deux magistrats, dont les nominations ont été publiées au Journal officiel, ont rappelé la nécessité d’une réponse institutionnelle coordonnée face à des situations souvent complexes et sensibles.
Au-delà de la signature de la convention, la séance a également abordé le fonctionnement opérationnel de l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) et de la Maison des Femmes du Centre hospitalier de Perpignan, deux structures clés dans la prise en charge des victimes. Les discussions ont aussi porté sur la définition de solutions d’hébergement pour les auteurs de violences intrafamiliales, un enjeu crucial pour éviter les situations de cohabitation dangereuses.
Un dispositif en deux temps
Le CLAV Mineurs fonctionnera selon deux modalités distinctes. Les réunions plénières bisannuelles rassembleront l’ensemble des acteurs institutionnels - justice, éducation nationale, protection de l’enfance, santé - pour partager les constats et ajuster les dispositifs de prévention et d’accompagnement.
En parallèle, un format restreint pourra être convoqué à tout moment pour analyser des cas individuels complexes. Ce mode de fonctionnement vise à garantir une réactivité maximale face à des situations urgentes ou nécessitant une expertise pluridisciplinaire.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Les Pyrénées-Orientales comptent environ 509 000 habitants, avec une forte concentration autour de Perpignan, préfecture du département. La création de ce comité thématique s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement de la protection de l’enfance, secteur sous tension depuis plusieurs années. Le département a déjà mis en place des structures spécialisées comme l’UAPED et la Maison des Femmes, qui jouent un rôle central dans l’accueil et l’accompagnement des victimes.
À l’échelle nationale, les affaires de violences sexuelles impliquant des mineurs mobilisent régulièrement les services de justice et de protection de l’enfance, comme en témoigne une récente interpellation à Rennes.
Prochaine réunion dans les six mois
Le comité se réunira de nouveau au moins deux fois par an pour dresser un premier bilan des cas traités et affiner les protocoles de coordination entre acteurs. La prochaine séance plénière devrait également permettre d’évaluer l’efficacité des solutions d’hébergement pour les auteurs de violences intrafamiliales, un volet encore en construction.