Pyrénées-Orientales : le préfet durcit le ton après 17 feux de végétation depuis le 1er juin
Depuis le 1er juin, le SDIS 66 a réalisé 17 interventions pour des feux de végétation. Plus d'un tiers est causé par des brûlages interdits. Le préfet demande une verbalisation ferme.
Les pompiers des Pyrénées-Orientales sont intervenus 17 fois pour des feux de végétation depuis le début juin. Face à ce bilan, le préfet rappelle l'interdiction des brûlages et appelle à la plus grande vigilance.
L’essentiel
- 17 interventions des sapeurs-pompiers pour des feux de végétation depuis le 1er juin 2026.
- Plus d’un tiers de ces incendies est provoqué par des brûlages de végétaux interdits (écobuages).
- Amende jusqu’à 750 € pour les contrevenants, avec verbalisation renforcée demandée par le préfet.
- 1,5 hectare de végétation détruit lors d’un récent sinistre sur une parcelle agricole, mobilisant 30 pompiers.
Depuis le 1er juin, les sapeurs-pompiers des Pyrénées-Orientales ont été engagés sur 17 interventions pour des feux de végétation. Ce bilan, communiqué par le SDIS 66, intervient alors que le département connaît un retour de la sécheresse après des pluies printanières. Le préfet a durci ses consignes et appelle la population à respecter les interdictions en vigueur.
17 interventions en moins d’un mois
Entre le 1er et le 24 juin 2026, le SDIS 66 a recensé 17 départs de feux de végétation, d’ampleur variable. Le plus marquant a concerné une parcelle agricole où un écobuage non réglementaire a ravagé environ 1,5 hectare de végétation. Au plus fort de l’intervention, une trentaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour maîtriser les flammes, selon la préfecture.
Des brûlages de végétaux en cause
Plus d’un tiers de ces incendies est directement lié à des brûlages de végétaux sauvages, appelés écobuages, réalisés par des particuliers ou des exploitants agricoles. Or, cette pratique est strictement interdite dans les Pyrénées-Orientales du 1er mai au 1er octobre 2026. Une dérogation exceptionnelle est prévue pour les agriculteurs à partir du 15 septembre, mais en dehors de cette fenêtre, tout brûlage est passible de sanctions.
Comme le rappelle la préfecture, l’interdiction vise à prévenir les feux de forêt, particulièrement redoutés dans ce département méditerranéen. Les contrevenants s’exposent à une amende pénale pouvant atteindre 750 euros.
Le préfet hausse le ton
Sur son compte X officiel, le préfet des Pyrénées-Orientales a lancé un avertissement clair : « 9 feux de forêt sur 10 sont liés à l’activité humaine. Dans les Pyrénées-Orientales, la prévention n’est pas une option ». Il a également demandé à la police et à la gendarmerie de verbaliser avec la plus grande fermeté les auteurs de brûlages.
Cette fermeté fait écho aux mesures prises dans les départements voisins. Dans l’Aude, des restrictions strictes sur les travaux mécaniques ont également été imposées face au risque incendie sévère.
Les bons réflexes à adopter
Les autorités rappellent les consignes élémentaires de sécurité : ne pas fumer ni jeter de mégots en zone forestière, ne pas allumer de barbecue ni de feu de camp. Tout départ de feu doit être signalé immédiatement en composant le 18 ou le 112. Le site prevention-incendie66.com détaille la réglementation en vigueur.
Ces règles sont d’autant plus cruciales que d’autres feux ont récemment touché la région. Dans le Cher, 60 pompiers ont été mobilisés contre un incendie de forêt à Ménétréol-sur-Sauldre. Par ailleurs, la commune de Cournonterral a récupéré 900 m³ d’eau de sa piscine pour renforcer ses réserves incendie, une initiative qui illustre l’adaptation des collectivités face au risque.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Les Pyrénées-Orientales, département méditerranéen, sont exposées chaque été à un risque accru de feux de forêt. Après un printemps arrosé, le retour de la sécheresse et des températures élevées favorise le dessèchement rapide de la végétation et la propagation des flammes. Selon la préfecture, 9 feux sur 10 sont d’origine humaine, souvent par imprudence ou non-respect des interdictions. Le département compte près de 470 000 habitants et une importante surface boisée, ce qui rend la prévention essentielle.
La prochaine échéance est fixée au 15 septembre, date à laquelle une dérogation permettra aux agriculteurs de reprendre l’écobuage encadré. D’ici là, les contrôles et les verbalisations doivent se poursuivre.