Racisme anti-Mbappé : Macron et Paris répliquent à la sénatrice paraguayenne
Après des insultes racistes visant Kylian Mbappé, l'Élysée, le gouvernement et la FFF montent au créneau tandis que le Paraguay se désolidarise
Après la victoire des Bleus face au Paraguay (1-0) en huitième de finale du Mondial 2026, la sénatrice Celeste Amarilla a visé Kylian Mbappé par des propos racistes sur X. Emmanuel Macron, le gouvernement français et la FFF ont réagi fermement.
L’essentiel
- Le match : la France a battu le Paraguay 1-0 le 4 juillet 2026 en huitième de finale du Mondial, but inscrit sur penalty par Kylian Mbappé.
- Les insultes : la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a qualifié Mbappé de « Camerounais colonisé » sur X après la rencontre.
- La réplique : le 6 juillet 2026, Mbappé a répondu en la qualifiant de « femme méprisable » indigne de sa fonction.
- La justice : la Fédération française de football a annoncé porter plainte auprès du procureur de la République.
- La diplomatie : le gouvernement paraguayen s’est désolidarisé de sa sénatrice, tandis que le sénateur français Cédric Perrin a écrit à son homologue paraguayen.
Un huitième de finale qui tourne au scandale
Le 4 juillet 2026 à Philadelphie, l’équipe de France s’est imposée 1-0 face au Paraguay en huitième de finale du Mondial, grâce à un penalty transformé par son capitaine Kylian Mbappé, selon l’Associated Press. Une victoire qui qualifiait les Bleus pour les quarts de finale, mais dont les suites ont rapidement débordé du terrain.
Après le coup de sifflet final, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a publié sur X des messages qualifiant l’attaquant français de « Camerounais colonisé », selon The Guardian. Des propos immédiatement dénoncés comme racistes, visant à la fois le joueur et ses origines.
La réplique de Mbappé
Deux jours plus tard, le 6 juillet 2026, Kylian Mbappé a réagi sur son compte X. Il a qualifié la parlementaire de « femme méprisable », la jugeant indigne de sa fonction, selon Sky Sports. Une réponse publique qui a donné une ampleur supplémentaire à l’affaire, jusque-là cantonnée aux réseaux sociaux.
Macron et le gouvernement montent au créneau
Emmanuel Macron a réagi publiquement en apportant son soutien plein et entier au capitaine des Bleus face au racisme, selon l’AFP.
La ministre des Sports, Marina Ferrari, a condamné à son tour des propos qu’elle juge indignes d’une figure politique, selon le Los Angeles Times. Le soutien affiché par Macron a rapidement pris une tournure politique, comme le relèvent plusieurs comptes suivant l’affaire sur X.
La Fédération française de football saisit la justice
La FFF a annoncé qu’elle portait plainte auprès du procureur de la République afin d’engager des poursuites judiciaires, selon l’Irish Times. Une décision qui confirme la volonté des autorités sportives françaises de ne pas laisser l’incident sans suite judiciaire.
Paraguay se désolidarise, le Sénat français hausse le ton
Face au tollé international, le gouvernement paraguayen a condamné officiellement les propos de Celeste Amarilla, affirmant qu’ils ne représentaient ni l’État ni le peuple paraguayen, selon Swissinfo. Cédric Perrin, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat français, a écrit à son homologue paraguayen pour exiger une condamnation claire de ces insultes racistes, selon Public Sénat.
De son côté, la sénatrice paraguayenne a exigé des excuses de Kylian Mbappé et menacé d’engager des poursuites pour violence de genre, selon TV5Monde. Une position qui maintient la tension entre les deux pays, malgré le désaveu officiel de Asunción.
Contexte : une équipe de France portée par Mbappé
La qualification face au Paraguay s’inscrit dans une campagne solide des Bleus lors de ce Mondial 2026 : victoires contre l’Irlande du Nord (3-1), le Sénégal (3-1), l’Irak (3-0), la Norvège (4-1) puis la Suède (3-0) avant le succès contre le Paraguay. Avec ce but sur penalty, Kylian Mbappé figure parmi les meilleurs buteurs du tournoi, à égalité à sept réalisations avec Lionel Messi et Erling Haaland. L’incident survient donc alors que le capitaine des Bleus est l’une des figures les plus exposées de la compétition, ce qui explique en partie l’ampleur de la réaction politique française. Sur le plan sportif, l’incertitude autour de l’état physique d’Aurélien Tchouaméni occupe aussi le staff des Bleus à quelques jours du quart de finale.
Les Bleus affronteront le Maroc le 9 juillet 2026 en quart de finale du Mondial. La Fédération royale marocaine de football a par ailleurs alerté sur la circulation de fake news autour de la composition et de l’état de santé des joueurs avant ce choc.
L’affaire, entre plainte annoncée et échanges diplomatiques, devrait continuer à occuper les autorités des deux pays dans les prochains jours.