Rave-party illégale à Trigance : 94 verbalisations et une garde à vue dans le Var
Une free-party clandestine rassemblant 150 personnes dans le Parc naturel du Verdon a été démantelée par la gendarmerie les 2 et 3 mai 2026.
Dans la nuit du 2 au 3 mai 2026, une rave-party illégale a réuni environ 150 personnes sur la commune de Trigance, dans le Var. Les gendarmes ont coupé le son dès midi le dimanche et dressé 94 procès-verbaux. Une personne a été placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants.
Dans la nuit du 2 au 3 mai 2026, une rave-party illégale s’est installée sur la commune de Trigance, petite localité de 232 habitants nichée dans le Parc naturel régional du Verdon. Environ 150 personnes et 50 véhicules se sont rassemblés sur place. Le dispositif de gendarmerie déployé par le préfet du Var a mis fin à l’événement le lendemain matin.
L’essentiel
- 150 personnes et 50 véhicules recensés sur site dans la nuit du 2 au 3 mai 2026 à Trigance (Var).
- 94 verbalisations dressées par les gendarmes, dont 3 pour stupéfiants et 1 pour trafic.
- 1 garde à vue pour trafic de stupéfiants.
- Le son coupé à midi le 3 mai, conformément à l’arrêté préfectoral du 23 avril 2026.
- À 19h le 3 mai, une vingtaine de personnes et moins de 10 véhicules restaient encore sur place.
Une détection nocturne, un dispositif immédiat
La préfecture du Var a confirmé la détection du rassemblement dans la nuit de samedi à dimanche. Le préfet Simon Babre a fait déployer un dispositif de contrôle et de sécurisation du site pour appliquer l’arrêté préfectoral du 23 avril 2026, qui interdit les rassemblements festifs non déclarés dans le département.
L’événement s’est tenu dans le Parc naturel régional du Verdon, zone classée à risque d’incendie. Les voies DFCI - réservées à la défense des forêts contre l’incendie - ont été utilisées pour le stationnement et la circulation, ce qui a constitué l’infraction la plus fréquemment verbalisée.
Le son coupé à midi, 94 PV au total
À midi le dimanche 3 mai, le son a été coupé, selon la préfecture du Var. Les verbalisations se sont accumulées au fil des heures : 59 avaient déjà été dressées en milieu de journée selon Var Actu, avant d’atteindre 94 en fin d’après-midi. La majorité concerne le stationnement et la circulation sur voies DFCI. Trois procès-verbaux portent sur des infractions liées aux stupéfiants, un sur du trafic.
Une personne a été placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants, selon France 3 Régions et Var Actu. À 19h le 3 mai, une vingtaine de personnes et moins de dix véhicules subsistaient encore sur place, d’après Le Soir et Nice-Matin.
Ce type d’intervention illustre une tendance plus large : en 2025, le Var avait déjà connu des rave-parties illégales réprimées par les préfectures, comme à Tourtour en novembre 2025, où 600 participants avaient généré plus de 250 verbalisations. La free-party de Cornusse, dans le Cher, avait quant à elle nécessité 31 secours médicaux.
Contexte dans le Var
En 2025, 18 rassemblements illégaux de type rave-party ont été recensés dans le Var, selon France 3 Régions. Le bilan annuel s’élevait à 684 infractions constatées. L’arrêté préfectoral du 23 avril 2026, qui couvre les rassemblements festifs non déclarés, découle directement de ce contexte.
Trigance, commune de 232 habitants selon les données INSEE 2023, ne dispose pas des ressources pour faire face à un afflux soudain de 150 personnes. Le Parc naturel régional du Verdon, sur lequel la commune est adossée, est une zone sensible : végétation dense, accès difficiles, risque incendie élevé en période printanière et estivale. L’utilisation des voies DFCI par les fêtards est un point particulièrement surveillé par les autorités locales.
Le Teknival de Bourges avait provoqué une réaction nationale similaire, avec des annonces de répression renforcée sur les free-parties non déclarées. Dans le Var, la préfecture a clairement opté pour une application systématique des arrêtés d’interdiction, sans attendre la dispersion spontanée des participants.
Un bilan pénal limité, une logique dissuasive
Sur le plan pénal, une seule garde à vue a été prononcée. L’essentiel des 94 verbalisations reste de nature administrative ou contraventionnelle. La démarche des autorités vise davantage la dissuasion - via le nombre de PV et la visibilité du dispositif - que la répression judiciaire.
La préfecture du Var n’a pas précisé si des suites judiciaires supplémentaires étaient envisagées concernant les organisateurs de l’événement. Le bilan définitif de la garde à vue n’avait pas été communiqué au moment de la publication de cet article.
Sources
- France 3 Régions : Une rave-party stoppée dans le Var, des dizaines de verbalisations et une personne placée en garde à vue
- Préfecture du Var (@Prefet83) : Rave-party sur la commune de Trigance : 94 verbalisations dressées par les gendarmes
- Var Actu : À Trigance, la rave-party s'achève avec 94 verbalisations et une garde à vue
- Nice-Matin : Rave party sauvage à Trigance : la préfecture du Var coupe le son