De l’armée à la sécurité privée : un Saint-Ramberti trace sa voie
Un ancien soldat de Saint-Just-Saint-Rambert reconverti dans la sécurité privée, un parcours loin d'être isolé en France.
Après des missions en Irak et à Madagascar, un habitant de Saint-Just-Saint-Rambert a troqué l'uniforme pour la sécurité privée. Son parcours illustre une tendance nationale bien documentée.
Il a servi en Irak et à Madagascar. Aujourd’hui, cet ancien soldat de Saint-Just-Saint-Rambert travaille dans la sécurité privée, soutenu dans sa transition par DOM Formation, entreprise qui s’associe à la politique de réserve militaire, selon Le Progrès.
Un débouché naturel pour les militaires
Son cas est loin d’être exceptionnel. Chaque année en France, environ 30 000 militaires quittent l’armée, dont près de la moitié s’orientent vers le secteur privé, avec un âge moyen de départ autour de 30 ans, selon Le Dauphiné Libéré. La sécurité privée représente 10 % des destinations choisies. Les compétences acquises - gestion de crise, protection des personnes - collent bien aux exigences du secteur.
Le dispositif Défense Mobilité affiche un taux de réussite de 74 % pour l’insertion dans le privé, selon FISPE. Le Centre Militaire de Formation Professionnelle (CMFP) propose par ailleurs des formations ciblées : agent de sûreté, sécurité privée.
Un secteur qui recrute, mais sous conditions
La sécurité privée absorbe ces profils, mais le secteur reste précaire : 92 % de taux de rotation, 70 % d’embauches en CDD, selon le Rapport de Branche 2025 cité par 83-629.fr. En 2026, 100 postes de gardiens de la paix sont également ouverts à la police nationale pour les militaires en reconversion via les emplois réservés.