Reims : l’ex-petit ami de l’adolescente poignardée 12 fois mis en examen pour tentative d’assassinat

Placé en détention provisoire le 14 juin, l'homme de 28 ans est également mis en examen pour violences conjugales et menaces de mort.

Reims : l'ex-petit ami de l'adolescente poignardée 12 fois mis en examen pour tentative d'assassinat
Illustration Nathalie Roussel / info.fr

À Reims, un homme de 28 ans a été mis en examen dimanche 14 juin 2026 pour tentative d'assassinat après avoir poignardé 12 fois son ex-petite amie de 17 ans près de la gare. La jeune fille, blessée au foie, avait son pronostic vital engagé. Le suspect est placé en détention provisoire.

L’essentiel

  • 12 juin 2026, 20h40 : une adolescente de 17 ans reçoit 12 coups de couteau près de la gare de Reims, pronostic vital engagé.
  • 14 juin 2026 : son ex-petit ami, 28 ans, mis en examen pour tentative d’assassinat, violences conjugales et menaces de mort sur conjoint ; placé en détention provisoire.
  • Préméditation retenue : message envoyé à une connaissance commune avant l’agression : « Un jour, je mettrai fin à ses jours silencieusement ».
  • Antécédents : plainte pour violences conjugales déposée par la victime en avril 2026, enquête déjà en cours.
  • Peine encourue : réclusion criminelle à perpétuité pour les faits retenus.

Une agression en pleine rue, des passants qui interviennent

Vendredi 12 juin 2026, vers 20h40, un arrêt de bus situé entre la gare centrale de Reims et la place d’Erlon, côté Basses-Promenades, devient la scène d’une agression d’une extrême violence. Une adolescente de 17 ans, de nationalité congolaise et placée en foyer, reçoit 12 coups de couteau. Elle est blessée notamment au foie. Son pronostic vital est engagé.

Des passants interviennent et maîtrisent l’agresseur sur place. La brigade anti-criminalité (BAC) l’interpelle rapidement. L’homme identifié est son ex-petit ami, âgé de 28 ans, de nationalité angolaise, réfugié régulier en France depuis deux ans. Selon L’Union et Ouest-France, la relation durait depuis environ quatre mois.

Le 14 juin, l’état de la jeune fille restait critique. Elle n’avait pas pu être entendue par les enquêteurs, selon les mêmes sources.

Mise en examen et détention provisoire deux jours après

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Le dimanche 14 juin, le parquet de Reims présente le suspect à un juge d’instruction. Il est mis en examen pour trois chefs : tentative d’assassinat, violences conjugales et menaces de mort sur conjoint. Le parquet a requis son placement en détention provisoire, qui a été ordonné.

Le procureur de la République de Reims, François Schneider, a confirmé ces éléments à la presse via l’AFP, précisant le mobile apparent : la séparation du couple.

Le suspect a gardé le silence tout au long de sa garde à vue, puis devant le juge, selon L’Union et Ouest-France. Les faits retenus l’exposent à la réclusion criminelle à perpétuité.

La préméditation au cœur du dossier

Le qualificatif de tentative d’assassinat - et non de tentative de meurtre - implique la préméditation. Les enquêteurs s’appuient notamment sur un message envoyé par le suspect à une connaissance commune avant l’agression. La phrase relevée par L’Union : « Un jour, je mettrai fin à ses jours silencieusement. »

Ce message constitue un élément central du dossier pour établir l’intention préalable à l’acte.

Des signaux d’alerte ignorés ou non traités

L’agression ne survient pas sans antécédents. En avril 2026, l’adolescente avait déposé une plainte pour violences conjugales. Cette plainte n’avait pas donné lieu à une procédure d’incapacité de travail (sans ITT). Une enquête sur signalement de violences conjugales était en cours au moment des faits.

L’avocat du mis en cause a par ailleurs indiqué, selon L’Union, qu’une plainte pour viol déposée en février ne figurerait pas au dossier. Le parquet n’a pas, à ce stade, commenté ce point.

Ces antécédents soulèvent des questions sur l’articulation entre le signalement et la protection effective de la victime - une problématique récurrente dans les affaires de violences conjugales. D’autres affaires judiciaires récentes illustrent les difficultés de suivi des signalements avant passage à l’acte.

Contexte dans la Marne

L’affaire survient dans un département où les violences conjugales enregistrées atteignent un niveau préoccupant. Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), le taux de femmes de 15 à 64 ans victimes de violences conjugales enregistrées en Marne (51) s’élevait à 13,2 pour 1 000 habitantes en 2024, contre 10,6 en moyenne nationale. Ce chiffre place la Marne parmi les départements les plus touchés du Grand Est, selon les données relayées par l’ARS Grand Est.

Reims, première ville du département avec environ 180 000 habitants, concentre une part importante de ces signalements. La proximité d’un espace public central - la gare et ses abords - comme lieu de l’agression n’est pas sans rappeler d’autres faits graves survenus en centre-ville ces dernières années. Les outils juridiques de protection, comme les interdictions de paraître, restent peu mobilisés en amont dans les dossiers de violences conjugales sans ITT.

Suite de la procédure

Placé en détention provisoire, le mis en examen est désormais sous la main du juge d’instruction chargé du dossier. L’information judiciaire ouverte devra établir les conditions exactes de l’agression, vérifier l’ensemble des antécédents signalés et statuer sur la qualification définitive des faits.

L’état de santé de l’adolescente conditionne également la suite : tant qu’elle ne peut être entendue, une partie des éléments de contexte reste inaccessible aux enquêteurs.

Nathalie
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Sources

Nathalie Roussel

Nathalie Roussel

Nathalie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Marne (51), avec Châlons-en-Champagne pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC champagne (5 milliards CA) et Reims UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

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