Reims : Farid Benrazek abattu à la chevrotine, la piste du trafic de drogue privilégiée
Un homme de 37 ans, très connu de la justice avec une trentaine de condamnations, a été tué avenue Bonaparte dans la nuit du 3 au 4 juin 2026.
Farid Benrazek, 37 ans, a été tué par chevrotine dans la nuit de mercredi à jeudi avenue Bonaparte, quartier Croix-Rouge à Reims. L'enquête, confiée au service interrégional de police judiciaire, a été ouverte pour meurtre. Le procureur François Schneider pointe un contexte très vraisemblablement lié au trafic de stupéfiants.
L’essentiel
- Nuit du 3 au 4 juin 2026 : Farid Benrazek, 37 ans, originaire du quartier Wilson, est abattu vers 23h avenue Bonaparte (quartier Croix-Rouge, Reims), touché dans le dos à la chevrotine.
- Décès à l’hôpital : la victime succombe à ses blessures vers 4h du matin le 4 juin 2026.
- Trentaine de condamnations : Farid Benrazek était « très connu » de la justice, avec environ 32 mentions à son casier judiciaire selon les sources.
- Enquête pour meurtre : initialement ouverte pour assassinat, requalifiée en meurtre, confiée au SIPJ. Aucune interpellation à ce stade.
- Piste privilégiée : le procureur de Reims François Schneider évoque un contexte « très vraisemblablement » lié au trafic de stupéfiants, avec une rivalité entre quartiers Wilson et Croix-Rouge.
Les faits : une nuit avenue Bonaparte
Mercredi 3 juin 2026, peu avant minuit, un homme est blessé par balles avenue Bonaparte, dans le sous-quartier Pays-de-France, à Croix-Rouge. Les secours l’évacuent en urgence vers un hôpital. Il décède vers 4h du matin le 4 juin, selon L’Union et France 3 Grand Est.
L’arme utilisée est une chevrotine - des projectiles de chasse, dont l’usage dans le cadre d’un règlement de comptes en milieu urbain est peu courant. La victime a été atteinte dans le dos.
Les premières constatations des enquêteurs ont conduit à l’ouverture d’une enquête pour assassinat, qualification retenue lorsque la préméditation est suspectée. Elle a ensuite été requalifiée en meurtre. Le dossier a été confié au service interrégional de police judiciaire (SIPJ).
Qui était Farid Benrazek ?
La victime est identifiée sous le nom de Farid Benrazek, dit Farid B., 37 ans, originaire du quartier Wilson à Reims. Son profil judiciaire est lourd : environ 32 condamnations ou mentions au casier, selon les informations recoupées par L’Union et France 3.
Parmi ses antécédents figure une affaire remontant à 2019 : des coups de feu avaient éclaté au quartier Wilson. Farid Benrazek avait d’abord été poursuivi pour tentative de meurtre avant d’obtenir un non-lieu sur ce chef ; il avait en revanche été condamné à deux mois ferme pour port d’arme prohibé, selon le site du cabinet Avocats Pelletier & Associés qui avait suivi l’affaire. Des infractions liées aux stupéfiants figurent également parmi ses antécédents.
Le procureur pointe la rivalité entre quartiers
François Schneider, procureur de la République de Reims, s’est exprimé publiquement sur le contexte. Selon lui, le mobile « paraît très vraisemblablement » lié au trafic de stupéfiants. Il évoque une rivalité entre les quartiers Wilson - dont était originaire la victime - et Croix-Rouge, où le meurtre a été commis, d’après L’Union et France 3 Grand Est.
Cette déclaration reste une orientation d’enquête, pas une conclusion. Aucun mis en cause n’a été interpellé à la date de publication de cet article.
Contexte dans la Marne
Reims, préfecture de la Marne avec environ 185 000 habitants, est la ville la plus peuplée de la région Grand Est. Ses quartiers nord et est - dont Wilson et Croix-Rouge - concentrent une part significative des faits de délinquance liés au trafic de stupéfiants, selon les données régulières du parquet local.
Le quartier Croix-Rouge, classé en zone prioritaire de sécurité, a déjà été le théâtre d’épisodes de violence liés au deal. Le quartier Wilson, voisin, est également connu des services de police pour ce type de trafic. La présence renforcée des autorités à Reims ces derniers mois illustre une attention soutenue des services de l’État à la situation sécuritaire dans l’agglomération.
Au niveau national, les homicides liés au narcotrafic ont connu une hausse documentée par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) depuis 2022. La requalification d’assassinat en meurtre - faute d’éléments suffisants établissant la préméditation à ce stade - est une procédure classique en début d’instruction.
Enquête : SIPJ saisi, aucune interpellation
Le service interrégional de police judiciaire est l’unité compétente pour les affaires criminelles complexes à dimension régionale. Sa saisine signale que les enquêteurs envisagent des connexions potentielles au-delà du seul territoire rémois.
Les investigations portent notamment sur les réseaux actifs dans les deux quartiers concernés. Les auditions de témoins et l’analyse des données téléphoniques sont en cours, selon les informations disponibles à ce stade. L’Union et Le Figaro confirment qu’aucune garde à vue n’avait été annoncée au moment de leur publication le 4 juin 2026.
La vie de quartier à Reims se poursuit par ailleurs, mais cet homicide relance les interrogations sur la persistance des tensions entre réseaux rivaux dans la deuxième ville du Grand Est.
Les résultats de l’enquête du SIPJ devraient orienter la suite de la procédure, notamment une éventuelle requalification ou mise en examen dès les premières interpellations.
Sources
- L'Union : Un homme tué par balle dans un quartier de Reims
- France 3 Grand Est : Fusillade mortelle à Reims : un homme de 37 ans tué, la piste du trafic de drogue privilégiée
- Le Figaro : Reims : un homme tué par balles, une enquête ouverte pour assassinat
- Avocats Pelletier & Associés : Coups de feu dans un quartier de Reims : non-lieu pour tentative de meurtre