Reims maintient son feu d’artifice du 13 juillet malgré la canicule
La préfecture de la Marne a interdit les feux d'artifice le 6 juillet, mais Reims a obtenu une dérogation pour son tir du 13 juillet.
Un arrêté préfectoral interdit les feux d'artifice dans la Marne en raison du risque d'incendie lié à la canicule. Reims a néanmoins obtenu une dérogation pour son spectacle pyromélodique du 13 juillet, tandis qu'Épernay et Mairy-sur-Marne ont dû annuler le leur.
L’essentiel
- Arrêté préfectoral : le préfet de la Marne a interdit les feux d’artifice le 6 juillet 2026, avec possibilité de dérogation.
- Reims maintenu : le spectacle pyromélodique aura lieu le 13 juillet à 23 heures au parc Léo-Lagrange.
- Épernay annulé : la Soirée blanche et le feu d’artifice de la ville ont été supprimés.
- Mairy-sur-Marne refusé : la commune s’est vu refuser sa demande de dérogation et a annulé son tir du 13 juillet.
Le feu d’artifice du 14-Juillet aura bien lieu à Reims. La ville a obtenu une dérogation préfectorale qui lui permet de maintenir son spectacle pyromélodique, alors qu’un arrêté interdit en principe ce type de tir dans tout le département de la Marne.
Une interdiction départementale, sauf exception
Le préfet de la Marne a signé, le 6 juillet 2026, un arrêté interdisant temporairement les feux d’artifice sur l’ensemble du département. La mesure vise à limiter le risque d’incendie, la Marne étant alors placée en alerte orange « danger feux », selon Le Parisien. L’arrêté prévoit toutefois la possibilité, pour les communes qui le souhaitent, de déposer une demande de dérogation auprès des services préfectoraux.
Pourquoi Reims fait exception
La ville de Reims a déposé une demande et obtenu une réponse favorable, comme l’indique la mairie sur son site. Le feu d’artifice pyromélodique est maintenu le 13 juillet à 23 heures, au parc Léo-Lagrange. Selon la mairie, cette dérogation tient à deux éléments : la configuration sécurisée du site et sa proximité immédiate avec la caserne des pompiers, ce qui permet une intervention rapide en cas de départ de feu. L’Hebdo du Vendredi confirme que la municipalité a bien reçu cette autorisation après avoir formulé sa demande dans les jours suivant l’arrêté préfectoral.
D’autres villes françaises ont fait des choix inverses face à la sécheresse. À Alençon, le défilé du 13 juillet a été avancé à 9h30 pour éviter les fortes chaleurs, sans toucher au feu d’artifice local. Dans les Hautes-Pyrénées, la préfecture a choisi une voie différente en interdisant alcool, carburant et feux d’artifice pour le 14 juillet.
Épernay et Mairy-sur-Marne, deux annulations
À l’inverse de Reims, Épernay a renoncé à ses festivités. La ville a annulé sa Soirée blanche ainsi que son feu d’artifice, une décision motivée par la volonté de limiter les risques liés à la canicule et à la sécheresse, précise la mairie sur son site. Le Parisien confirme ce choix, qui contraste directement avec le maintien du tir rémois.
Autre cas de figure à Mairy-sur-Marne : la commune avait annulé ses festivités, selon les services de la commune.
Contexte dans la Marne
Le département de la Marne se trouvait en alerte orange « danger feux » au moment de la décision préfectorale, un facteur qui a pesé sur l’ensemble des arbitrages communaux liés au 14-Juillet. Selon L’Union, de nombreuses communes de la Marne, mais aussi de l’Aisne et des Ardennes, ont renoncé à leurs tirs pyrotechniques cette année. Reims, préfecture du département et ville la plus peuplée de la Marne, concentre logiquement une attention particulière sur ce dossier : le maintien de son feu d’artifice, alors que des communes voisines annulent, illustre les disparités d’appréciation du risque selon la configuration de chaque site, entre proximité des secours, nature du terrain et exposition à la sécheresse.
Ce qui reste à surveiller
La dérogation accordée à Reims reste conditionnée à l’évolution de la situation climatique. Aucune information communiquée à ce stade ne prévoit de nouvelle réévaluation avant le 13 juillet, date du tir au parc Léo-Lagrange.