Reims : deuxième nuit de violences à Croix-Rouge, mortiers sur la police et voitures brûlées
Dans la nuit du 26 au 27 mai 2026, une patrouille de la brigade canine a essuyé des tirs de mortiers d'artifice avenue Bonaparte, dans un épisode qualifié de plus grave que celui du 21 mai.
Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, le quartier Croix-Rouge à Reims a été le théâtre de violences urbaines dans la nuit du 26 au 27 mai 2026. Une patrouille de police a été visée par des tirs de mortiers d'artifice lors d'un rodéo automobile. Plusieurs véhicules ont brûlé, des barricades de poubelles ont bloqué les voies.
Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, le quartier Croix-Rouge à Reims a été le théâtre de violences urbaines dans la nuit du 26 au 27 mai 2026. Une patrouille de police a été visée par des tirs de mortiers d’artifice lors d’un rodéo automobile. Plusieurs véhicules ont brûlé, des barricades de poubelles ont bloqué les voies.
L’essentiel
- Nuit du 26 au 27 mai 2026 : une patrouille de la brigade canine visée par des tirs de mortiers d’artifice avenue Bonaparte et rue Olympe-de-Gouges, quartier Croix-Rouge à Reims.
- Vers 3h du matin : une fourgonnette Fiat Doblo incendiée près du bureau de poste avenue Bonaparte, détruisant l’arrière d’une Peugeot ; une carcasse calcinée relevée rue Olympe-de-Gouges.
- 21 mai 2026 : première nuit similaire - huit tirs de mortiers par une cinquantaine d’individus sur un véhicule de police, sans blessé signalé.
- Syndicat Un1té Marne : dénonce un possible guet-apens, les barricades de poubelles ayant été placées sur les rails du tramway (arrêt Arago) et avenue Bonaparte pour entraver les secours.
- Quartier Croix-Rouge : quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV QN05103M), environ 14 047 habitants sur 80 hectares selon les données officielles 2024.
Ce qui s’est passé dans la nuit
En soirée le 26 mai 2026, un rodéo automobile attire une patrouille de la brigade canine avenue Bonaparte. Des tirs de mortiers d’artifice visent les policiers. Ces derniers ripostent avec des grenades lacrymogènes, selon L’Union. Les tensions se concentrent entre l’avenue Bonaparte et la rue Olympe-de-Gouges.
Vers 3h du matin, une fourgonnette Fiat Doblo est incendiée à proximité du bureau de poste avenue Bonaparte. L’incendie détruit l’arrière d’une Peugeot stationnée à proximité. Une seconde carcasse calcinée est constatée rue Olympe-de-Gouges.
Des barricades pour bloquer les secours
Des poubelles sont incendiées et disposées en barricades à plusieurs endroits : sur les rails du tramway près de l’arrêt Arago et sur l’avenue Bonaparte. L’objectif apparent : entraver l’intervention des secours.
Le syndicat de police Un1té (section Marne) a dénoncé les faits. Il évoque un possible guet-apens, une qualification régulièrement utilisée par le syndicat pour désigner ce type de dispositif, selon L’Union.
Un épisode plus intense que celui du 21 mai
Cinq jours plus tôt, dans la nuit du 21 mai, une cinquantaine d’individus avaient tiré à huit reprises au mortier d’artifice sur un véhicule de police dans le même quartier. Aucun policier n’avait été blessé lors de cet épisode, selon L’Union qui avait alors couvert les faits.
L’incident du 26 mai est décrit comme plus intense que celui du 21 mai par le même quotidien régional. Aucune interpellation n’était signalée au moment de la publication des premiers articles.
Sur X, des images et vidéos des tensions - tirs de mortiers, riposte au gaz, véhicules calcinés - ont circulé dans la journée du 27 mai. À Reims, un autre fait divers venait d’être signalé la même semaine : une Tesla avait percuté une borne à incendie, déclenchant un geyser de trois mètres place Aristide-Briand.
Contexte dans la Marne
Le quartier Croix-Rouge est le plus grand quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV, code QN05103M) de Reims. Il compte environ 14 047 habitants sur 80 hectares, selon les données officielles du SIG Ville (2024). Reims est la première ville de la Marne, avec plus de 180 000 habitants.
Le quartier a connu des épisodes de violences urbaines répétés ces dernières années. Lors des émeutes de l’été 2023, consécutives à la mort de Nahel, Croix-Rouge avait été particulièrement touché - des habitants en gardaient un souvenir vif trois ans plus tard, selon France Bleu Champagne-Ardenne. Des incidents impliquant tirs de mortiers et rodéos y ont également été signalés en 2025 et début 2026.
Les violences urbaines touchent d’autres villes françaises dans la même période. À Toulouse, deux suspects ont été écroués après une fusillade à Bagatelle le 24 mai. Dans les Ardennes voisines, d’autres actualités mobilisent la préfecture de Charleville-Mézières.
Ni la mairie de Reims ni la préfecture de la Marne n’avaient communiqué officiellement sur les événements du 26 mai au moment de la publication des premiers comptes rendus.
Aucune interpellation signalée
À l’heure des premières publications, aucune arrestation n’avait été annoncée. Les services de police n’avaient pas communiqué de bilan officiel des dégâts ni du nombre d’agents présents. Le parquet de Reims n’avait pas non plus fait état d’une ouverture d’enquête dans les premières heures.
La préfecture de la Marne et la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) n’ont pas confirmé de bilan à ce stade. Les suites judiciaires et un éventuel renforcement du dispositif de sécurité dans le quartier restent à préciser.
Sources
- L'Union : Flambée de violence dans un quartier de Reims : des policiers visés au mortier d'artifice, plusieurs voitures brûlées
- L'Union : Une cinquantaine d'individus tirent au mortier d'artifice sur des policiers de Reims
- France Bleu Champagne-Ardenne : Mort de Nahel : trois ans après, les habitants du quartier Croix-Rouge de Reims toujours marqués
- SIG Ville – Gouvernement : QPV QN05103M – Croix-Rouge, Reims