Remco Evenepoel : placé mais pas encore vainqueur sur le Tour de France 2026
Le Belge de Red Bull-Bora-Hansgrohe a pris la 3e place de la 2e étape à Barcelone, après une 5e place lors du chrono par équipes. Il reste en embuscade.
Troisième de la 2e étape du Tour de France samedi à Barcelone, Remco Evenepoel n'a toujours pas levé les bras sur cette édition 2026. Le Belge, passé chez Red Bull-Bora-Hansgrohe, patiente avant les étapes de montagne.
L’essentiel
- Fait 1 : Remco Evenepoel a terminé 3e de la 2e étape du Tour de France (Tarragone - Barcelone) le 5 juillet 2026.
- Fait 2 : Il était 5e la veille lors du contre-la-montre par équipes inaugural.
- Fait 3 : En 2026, il compte déjà une victoire sur l’Amstel Gold Race et trois succès sur le Trofeo Ses Salines.
- Fait 4 : Il pointe au 3e rang mondial du classement UCI avec 5 152,86 points (29 juin 2026).
Deux étapes, deux places d’honneur. Remco Evenepoel aborde les premières difficultés du Tour de France 2026 sans avoir encore goûté à la victoire. Le coureur de Red Bull-Bora-Hansgrohe a pris la 5e place du contre-la-montre par équipes à Barcelone mercredi (4 juillet), puis la 3e place de la 2e étape samedi, toujours en Catalogne. De quoi rester dans le coup du général, mais pas de quoi déchaîner les foules.
Des débuts placés, pas de brèche
Samedi, sur le parcours accidenté entre Tarragone et Barcelone (180 km), Evenepoel a répondu présent dans le final. Mais au sprint, il n’a pu suivre les plus rapides. « Je manque encore un peu de jus sur ce genre d’arrivée », a-t-il confié à l’arrivée. Le chrono par équipes de la veille avait déjà montré une équipe solide mais pas dominateur, avec un écart de 15 secondes sur les meilleurs. Le Belge sait que son heure viendra dans la haute montagne, à partir de la fin de la première semaine.
Une saison 2026 en dents de scie
Cette entame de Tour ressemble à la saison d’Evenepoel : des éclairs de classe et des ratés. En février, lors de l’UAE Tour, il avait pourtant enlevé le chrono de la 2e étape, endossé le maillot rouge, avant de craquer sur l’étape reine du 18 février, perdant la tête du classement. Les six derniers kilomètres de Jebel Mobrah (plus de 12 % de moyenne) avaient eu raison de lui. Antonio Tiberi en avait profité pour réaliser un coup double.
Depuis, le coureur de 25 ans s’est repris. Il a remporté l’Amstel Gold Race le 19 avril, ainsi que le classement général de la Volta a la Comunitat Valenciana en février. Il a également glané trois victoires d’étape au Trofeo Ses Salines (29-31 janvier). Mais sur les classiques ardennaises, il a dû se contenter d’une 3e place à Liège-Bastogne-Liège (26 avril) et à 3e du Tour des Flandres (5 avril). Son palmarès reste solide : champion du monde du contre-la-montre en titre (septembre 2025 à Kigali), champion d’Europe du chrono et champion de Belgique. Sur route, il a décroché l’argent aux Mondiaux 2025.
Contexte du Tour de France 2026
Le Tour 2026, parti de Barcelone, offre une première semaine piégeuse avec des étapes de plaine, des circuits accidentés et un chrono par équipes. Les favoris au classement général, comme Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar, ont déjà pris de l’avance. Evenepoel, 3e mondial au classement UCI, doit composer avec une équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe qui a bien roulé pour lui mais manque peut-être d’un train de pointe en montagne. La grande confrontation est attendue dans les Pyrénées (à partir de la 8e étape) puis dans les Alpes. Le Belge, lui, répète qu’il « joue sa carte au jour le jour ».
Prochaine étape : les premières bosses
Dimanche, la 3e étape emmène le peloton vers les contreforts des Pyrénées. Un terrain qui pourrait sourire à Evenepoel, bon puncheur et descendant audacieux. S’il ne lève pas encore les bras, une place d’honneur dans le top 5 du général serait déjà un bon signal avant la haute montagne. Le rendez-vous est pris.