Tour de France 2026 : Evenepoel joue son podium au Plateau de Solaison
Le Belge, 3e du général à plus de 5 minutes de Pogačar, aborde l'étape reine avec un plan tenir dans la montée, frapper au chrono
3e du classement général, le Belge affronte ce dimanche l'étape reine des Alpes. Entre reconnaissance du terrain, perte de poids stratégique et pression de ses poursuivants
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
La stratégie du chrono
Le Belge mise sur le contre-la-montre de 26,1 km lundi pour reprendre du temps. Mais il doit d'abord limiter la casse aujourd'hui.
4 kg perdus pour la montagne
Evenepoel a perdu 4 kilogrammes depuis les classiques pour améliorer son rendement en altitude. C'est un pari physique radical.
La reconnaissance comme avantage
Il a grimpé le Plateau de Solaison plusieurs fois en stage. Il connaît chaque virage. Ses rivaux découvrent.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2 juil. 2026
Objectifs affichés
Evenepoel déclare vouloir « gagner l'étape », « gagner le contre-la-montre » et « prendre le maillot jaune avec l'équipe dès le premier jour »
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16 juin 2026
Reconnaissance alpine
Le Belge effectue une reconnaissance des étapes alpines cruciales, dont le Plateau de Solaison
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10 juil. 2026
Tensions réglées
Après l'étape du Tourmalet, Evenepoel affirme avoir « réglé le problème » avec son coéquipier Laurens Huys
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17 juil. 2026
« Le Tour commence maintenant »
Le coureur déclare se sentir « là où on veut être » après avoir perdu 4 kg pour les étapes de montagne
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19 juil. 2026
Étape reine à Solaison
183,9 km et 3 950 m de dénivelé - première arrivée en sommet HC. Evenepoel vise à limiter la casse avant le chrono de lundi
Le départ est donné à Champagnole ce dimanche 19 juillet. 183,9 km à parcourir, 3 950 m de dénivelé positif. Au bout, le Plateau de Solaison: 11,3 km à 9,1% de pente moyenne, catégorie hors catégorie. L’étape reine du Tour de France 2026.
Remco Evenepoel - coureur de la Red Bull-Bora-Hansgrohe - est 3e du classement général avant le départ. Derrière lui, Paul Seixas pointe à 15 secondes - Tom Pidcock à 9 secondes.
Le podium se joue ce week-end. Evenepoel le sait.
« Je sais ce qui m’attend »
Vendredi soir, après l’étape 14, Evenepoel a parlé. Voix posée, regard droit. « Cela s’est plutôt bien passé. Je dois avouer que j’ai souffert à cause de la pluie et j’ai eu froid. Au bout du compte, je suis monté à mon rythme dans la dernière ascension. Le rythme était trop soutenu pour moi mais j’ai plutôt bien géré mon effort car je n’ai pas perdu beaucoup de temps. J’ai l’impression d’avoir été solide dans les 1 500 derniers mètres ».
Il a enchaîné sur Solaison. « Ce sera une étape totalement différente. La montée finale devrait un peu mieux me convenir avec un effort de 40 minutes sur des pentes de 8 à 9%. J’ai grimpé ce col plusieurs fois lors de mon stage - je sais ce qui m’attend ».
Le 16 juin - Evenepoel avait reconnu les étapes alpines clés. Le Plateau de Solaison en faisait partie. Il a roulé la montée. Plusieurs fois. Il connaît chaque virage, chaque pourcentage. C’est son avantage sur ceux qui découvrent.
La stratégie du moindre mal
Le maillot jaune? Hors de portée. Evenepoel ne se ment pas. Son objectif est clair: le podium. Et pour ça, il doit tenir aujourd’hui, puis frapper lundi 21 juillet sur le contre-la-montre de 26,1 km.
C’est là qu’il peut reprendre du temps. Evenepoel est double champion du monde du contre-la-montre. Le chrono, c’est son terrain. Mais avant, il faut limiter la casse dans la montagne.
Evenepoel a perdu 4 kilogrammes depuis les classiques pour améliorer ses performances en montagne. Le 17 juillet - il affirmait: « Le Tour commence vraiment maintenant » - se sentant « là où on veut être » et « s’améliorer chaque jour ». Le 18 juillet - il a réaffirmé: « le vrai Tour de France commence samedi ».
Pogačar et Vingegaard: les deux murs
Le Plateau de Solaison, c’est une montée régulière. Pas d’à-coups, pas de sections à 15%. Juste 11,3 km à 9,1% de moyenne. Un effort constant. Evenepoel pense que ça peut lui convenir mieux que les ascensions irrégulières où Pogačar et Vingegaard accélèrent brutalement.
Evenepoel doit aussi surveiller ses arrières. Paul Seixas - 4e du général, n’est qu’à 15 secondes. Tom Pidcock à 9 secondes. La bataille pour le podium se joue aussi derrière. Evenepoel a une stratégie à deux têtes avec son équipe Red Bull-Bora: son coéquipier Florian Lipowitz - 7e du général, peut aussi jouer le podium si Evenepoel craque.
Le 10 juillet - après l’étape du Tourmalet, Evenepoel avait répondu aux questions sur les tensions apparentes avec son coéquipier Laurens Huys. Il avait affirmé qu’ils avaient « réglé le problème ». L’équipe doit être soudée aujourd’hui.
Ce que les chiffres ne disent pas
Le Plateau de Solaison a déjà accueilli deux arrivées du Critérium du Dauphiné. En 2017, Jakob Fuglsang y a triomphé. En 2022, Jonas Vingegaard s’est imposé devant Primož Roglič. Les deux fois, celui qui a gagné à Solaison a ensuite dominé la course. Evenepoel connaît ce précédent.
Vendredi, Evenepoel a souffert de la pluie et du froid. Si les conditions se répètent aujourd’hui, ça change tout. Les descentes deviennent dangereuses. Les écarts peuvent se faire ailleurs que dans la montée.
Evenepoel a déclaré, le 14 juillet - avoir passé une « bonne » journée, « bénéfique pour le classement général ». Mais plus tôt, le 5 juillet - il avait admis avoir tenté un coup qui n’avait pas marché: « une idée en tête, mais cela n’a pas marché ». Evenepoel n’est pas infaillible. Et aujourd’hui, il n’a pas le droit à l’erreur.
Le podium ou rien
Début juillet, le 2 juillet - Evenepoel avait fixé ses objectifs: « gagner l’étape » - « gagner le contre-la-montre » - « prendre le maillot jaune avec l’équipe dès le premier jour ». Le maillot jaune, il ne l’a pas pris. Les étapes, il n’en a pas gagnées. Reste le contre-la-montre de lundi. Et le podium.
Mais avant ça, il y a ces 11,3 km. Cette pente à 9,1%. Ces 40 minutes où il devra tout donner sans exploser. Pogačar et Vingegaard vont attaquer. Evenepoel le sait.
Il a reconnu le terrain. Il a perdu du poids. Il a préparé son coup. Maintenant, il faut le faire.
Le départ est dans une heure. Il pleut.
