Rennes : le parvis du Parlement de Bretagne officiellement baptisé « Robert Badinter »
Le conseil municipal de Rennes a voté le 29 juin 2026 la dénomination du parvis devant la cour d'appel en hommage à l'ancien garde des Sceaux, figure de l'abolition de la peine de mort.
Le parvis du Parlement de Bretagne, à Rennes, s'appelle désormais « parvis Robert Badinter ». Le conseil municipal a adopté cette dénomination mardi 29 juin, en hommage à l'ancien ministre de la Justice mort en 2024. Didier Le Bougeant, adjoint à la maire, a prononcé un discours saluant le combat abolitionniste de Badinter.
L’essentiel
- Le conseil municipal de Rennes a voté le 29 juin 2026 la dénomination du parvis du Parlement de Bretagne en « parvis Robert Badinter ».
- Robert Badinter (1928-2024) fut ministre de la Justice et artisan de l’abolition de la peine de mort en 1981.
- L’adjoint Didier Le Bougeant a prononcé un discours d’hommage lors de la séance.
- Le Parlement de Bretagne abrite la cour d’appel de Rennes, symbole judiciaire fort.
La décision a été adoptée lundi 29 juin 2026 par le conseil municipal de Rennes. Le parvis situé devant le Parlement de Bretagne, qui abrite la cour d’appel, portera désormais le nom de « parvis Robert Badinter ». Un vote qui n’a pas suscité de débats, selon les sources concordantes.
Didier Le Bougeant, adjoint à la maire Nathalie Appéré, a pris la parole lors de la séance pour retracer le parcours de l’ancien garde des Sceaux. « Robert Badinter a marqué l’histoire judiciaire de notre pays en faisant voter l’abolition de la peine de mort en 1981 », a-t-il notamment déclaré, comme le montre la vidéo du conseil municipal publiée sur YouTube.
Le journaliste local @RAutrement a confirmé l’adoption : « Le parvis situé devant la cour d’appel de Rennes portera désormais le nom de Robert Badinter. Une décision adoptée par le conseil municipal… »
Un hommage à une figure nationale
Robert Badinter, né en 1928, est décédé le 9 février 2024. Avocat, il fut nommé ministre de la Justice en 1981 par François Mitterrand et porta la loi abolissant la peine de mort, votée le 21 septembre 1981. Il occupa aussi les fonctions de président du Conseil constitutionnel (1986-1995) et de sénateur.
Son nom circule régulièrement dans les débats sur les droits humains. La ville de Rennes rejoint ainsi d’autres collectivités ayant honoré sa mémoire, comme Paris (parvis Robert-Badinter).
Contexte dans l’Ille-et-Vilaine
Rennes, préfecture de l’Ille-et-Vilaine, accueille le Parlement de Bretagne, édifice historique du XVIIe siècle devenu palais de justice. Le bâtiment héberge la cour d’appel, juridiction régionale. Le baptême de son parvis ancre la mémoire de Badinter dans un lieu directement lié à l’institution judiciaire.
Cette décision municipale s’inscrit dans une série d’initiatives locales valorisant le patrimoine républicain. À titre d’exemple, Limoges Métropole a lancé un numéro unique et des permanences gratuites d’urbanisme ce 1er juillet 2026. De son côté, Lille Concorde a posé la première pierre d’une Cité des équipements de 25 M€. Autant d’exemples de l’action des collectivités locales en France.
Le parvis Robert-Badinter se trouve au cœur du centre historique, entre la place du Parlement et la rue des Portes Mordelaises. Il est fréquenté par les promeneurs et les justiciables se rendant à la cour d’appel. Aucune plaque n’a encore été dévoilée, mais la dénomination est effective dès le vote du conseil municipal.
Prochaine étape
La ville de Rennes n’a pas communiqué de date pour une éventuelle cérémonie de dévoilement. L’installation de la plaque nominative devrait intervenir dans les prochains mois, selon une source proche de la mairie. Le nom de Robert Badinter vient ainsi rejoindre ceux d’autres personnalités ayant marqué l’histoire locale et nationale.