Repas à 1 euro pour tous les étudiants : la Somme applique la mesure dès le 4 mai
Le CROUS Amiens-Picardie généralise le tarif à 1 euro sans condition de ressources pour les 32 000 étudiants de l'UPJV
Depuis le 4 mai 2026, tous les étudiants des restaurants universitaires du CROUS Amiens-Picardie bénéficient du repas à 1 euro, sans condition de ressources. La mesure, adoptée dans la loi de finances 2026, met fin au tarif à 3,30 euros pour les non-boursiers.
Depuis le 4 mai 2026, tous les étudiants des restaurants universitaires du CROUS Amiens-Picardie bénéficient du repas à 1 euro, sans condition de ressources. La mesure, adoptée dans la loi de finances 2026, met fin au tarif à 3,30 euros pour les non-boursiers.
L’essentiel
- Date d’entrée en vigueur : 4 mai 2026 dans tous les restaurants universitaires des CROUS, dont celui d’Amiens-Picardie.
- Public éligible : tous les titulaires d’une carte d’étudiant, apprentis, doctorants et volontaires en service civique, sans condition de ressources.
- Ancien tarif non-boursiers : 3,30 euros - désormais ramené à 1 euro pour tous.
- Financement : 50 millions d’euros de l’État en 2026 pour compenser intégralement le manque à gagner des CROUS.
- Population concernée à Amiens : environ 32 000 étudiants inscrits à l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV).
Ce qui change au 4 mai
Le tarif à 1 euro était jusqu’ici réservé aux étudiants boursiers et, depuis une extension partielle, à certains non-boursiers reconnus en situation de précarité. Dès le 4 mai, la condition de ressources disparaît. Sont concernés : les titulaires d’une carte d’étudiant, les titulaires d’une carte d’étudiant des métiers (apprentis), les doctorants et les volontaires en service civique, selon le site officiel du gouvernement.
Le repas comprend un plat principal et au plus deux périphériques - entrée, fromage, dessert ou fruit - préparés maison par les chefs des CROUS avec des produits labellisés, bio et locaux, précise le réseau des CROUS.
Le ministre à Amiens pour le lancement
Le ministre de l’Enseignement supérieur s’est rendu à Amiens le 4 mai 2026 pour marquer le lancement de la mesure, selon le Courrier Picard. La ville a été choisie comme ville symbole du déploiement national. Le préfet de la Somme avait relayé l’annonce localement dès la fin avril.
La mesure a été intégrée à la loi de finances 2026 comme concession aux députés socialistes, selon Boursorama/AFP, après plusieurs années de revendications des organisations étudiantes.
Contexte dans la Somme
Amiens est la première ville étudiante des Hauts-de-France, avec un ratio de 170 étudiants pour 1 000 habitants, selon l’UPJV et le classement des villes étudiantes de L’Étudiant. L’université accueille environ 32 000 inscrits par an. Le CROUS Amiens-Picardie gère plusieurs restaurants universitaires sur le territoire, dont la fréquentation avait progressé avec les précédentes extensions du tarif à 1 euro.
Pour les étudiants en dehors du réseau boursier, le passage de 3,30 euros à 1 euro représente une économie de 2,30 euros par repas. Sur une semaine de cinq déjeuners, l’économie atteint 11,50 euros. Selon les données publiées par Vie Publique, en 2023-2024, environ 483 000 boursiers et 43 000 non-boursiers précaires bénéficiaient déjà du tarif à 1 euro à l’échelle nationale, soit une hausse de 13,2 % par rapport à 2022-2023. La généralisation à l’ensemble des étudiants représente donc un élargissement très significatif du dispositif.
D’autres départements appliquent simultanément la même mesure. Dans l’Ain, le repas à 1 euro est également en vigueur dès mai 2026, tout comme en Drôme où la mesure s’applique dans le même calendrier.
Un historique qui remonte à 2020
Le repas à 1 euro avait été introduit en 2020 pour les boursiers, en réponse à la précarité amplifiée par la crise sanitaire. Il avait été temporairement étendu à tous les étudiants jusqu’en août 2021, avant d’être restreint aux boursiers et étudiants précaires, selon les données publiées par Vie Publique et le Sénat. La généralisation de 2026 constitue donc un retour - et une pérennisation - du principe ouvert en 2021, cette fois inscrit dans la loi.
En 2025, la moitié des repas servis dans les restaurants universitaires l’étaient déjà au tarif à 1 euro, selon Service-Public.fr. Le passage à l’universalité ne représente donc pas un basculement total du modèle économique des CROUS, mais une extension mesurée, compensée par les 50 millions d’euros budgétés par l’État pour 2026.
Ce que ça coûte et comment c’est financé
L’État compense intégralement le manque à gagner des CROUS, à hauteur de 50 millions d’euros en 2026, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. La mesure n’entraîne donc pas de modification du fonctionnement des restaurants universitaires ni de leurs effectifs, selon les informations disponibles à ce stade. Les modalités de financement pour les années suivantes n’ont pas encore été précisées publiquement.
La rentrée 2026 devrait confirmer la généralisation complète du dispositif. Le volume de fréquentation des restaurants du CROUS Amiens-Picardie sur la période mai-juin permettra de mesurer l’impact concret sur le terrain.