ResKuh : la résilience de l’élevage bovin en questions au Parlement européen
Ce 26 juin, les partenaires français, allemands et suisses du projet ResKuh dévoilent leurs conclusions pour adapter l'élevage bovin au changement climatique dans le Rhin supérieur.
La conférence finale du projet ResKuh se tient ce 26 juin au Parlement européen à Strasbourg. Doté de 3,18 millions d'euros, ce projet transfrontalier a accompagné 230 fermes pilotes pour renforcer la résilience de l'élevage bovin face au changement climatique.
L’essentiel
- Projet ResKuh : budget total de 3 188 742,58 €, dont 60 % financé par l’UE via Interreg VI Rhin Supérieur.
- Fermes pilotes : 230 à 250 exploitations accompagnées en Alsace, Bade-Wurtemberg et Jura suisse.
- Partenaires : 16 structures sous la coordination de la Chambre d’agriculture d’Alsace.
- Thématiques : eau, prairies, énergie, bien-être animal et réduction des gaz à effet de serre.
- Événement : conférence finale ce 26 juin 2026 au Parlement européen à Strasbourg.
Un projet de trois ans pour adapter l’élevage
Le projet ResKuh, lancé le 1er octobre 2023, arrive à son terme le 30 septembre 2026. Sa conférence de clôture se tient ce 26 juin au Parlement européen à Strasbourg. Porté par la Chambre d’agriculture d’Alsace, il réunit 16 partenaires issus de France, d’Allemagne et de Suisse. L’objectif : aider les élevages bovins du Rhin supérieur à s’adapter au changement climatique.
Selon le programme Interreg Rhin Supérieur, le budget global s’élève à 3 188 742,58 €, abondé à 60 % par l’Union européenne. Clément Eck, chargé de mission changement climatique à la Chambre d’agriculture d’Alsace, pilote l’initiative. « Le projet a permis de travailler directement avec environ 80 fermes pilotes », indique la communication officielle.
Cinq axes de travail concrets
ResKuh s’est articulé autour de cinq priorités : la gestion de l’eau, la préservation des prairies, l’efficacité énergétique, le bien-être animal (notamment face au stress thermique) et la réduction des gaz à effet de serre. Chaque axe a donné lieu à des diagnostics et des recommandations adaptés aux exploitations.
Parmi les livrables présentés lors de la conférence figurent un diagnostic d’ambiance thermique pour les étables et un diagnostic de performance énergétique. Ces outils doivent permettre aux éleveurs de quantifier leur vulnérabilité et d’identifier des leviers d’amélioration.
Contexte dans le Bas-Rhin
Le Bas-Rhin, premier département alsacien par la superficie agricole, compte plusieurs milliers d’exploitations bovines. La sécheresse récurrente et les épisodes de canicule mettent sous pression les systèmes d’élevage. Dans le Haut-Rhin voisin, les restrictions d’eau ont été renforcées ces dernières semaines, illustrant l’urgence climatique régionale. Le projet ResKuh apporte des réponses opérationnelles à ces enjeux transfrontaliers.
Les partenaires suisses et allemands ont apporté leur expertise : la surveillance des prairies par satellite côté badois, les mesures de bien-être animal dans le Jura. « La coopération a permis de mutualiser les connaissances et de produire des outils communs », note la Chambre d’agriculture d’Alsace.
Des perspectives pour l’après-ResKuh
Les résultats du projet sont destinés à être diffusés largement auprès des éleveurs du Rhin supérieur. Des formations et des sessions de transfert sont prévues dans les mois à venir. Le financement européen s’achève fin septembre, mais les partenaires entendent pérenniser les outils développés.
En parallèle, d’autres initiatives régionales sur l’eau et le climat se poursuivent, comme en témoignent les récentes restrictions dans l’Allier, qui touchent aussi des élevages. L’enjeu de la résilience agricole dépasse les frontières.
Prochaine étape : la publication des rapports finaux et des guides techniques, attendue à l’automne 2026.