Roches Blanches à Douarnenez : la Cour d’appel de Paris valide l’acquisition par le Finistère

Le recours des occupants jugé irrecevable le 10 juin 2026, les requérants condamnés à 6 000 € de frais de justice

Roches Blanches à Douarnenez : la Cour d'appel de Paris valide l'acquisition par le Finistère
Illustration Yann Le Goff / info.fr

La Cour d'appel de Paris a rejeté le 10 juin 2026 le recours formé par des occupants du site des Roches Blanches contre son acquisition par le Conseil départemental du Finistère. La vente amiable à 300 000 € est confirmée. Le Département annonce la finalisation de l'achat durant l'été 2026.

L’essentiel

  • 10 juin 2026 : la Cour d’appel de Paris rejette le recours des occupants pour irrecevabilité.
  • 6 000 € : montant des frais de justice mis à la charge des requérants (3 000 € au Département, 3 000 € au vendeur).
  • 300 000 € : prix de la vente amiable validée le 11 décembre 2025 par le Tribunal judiciaire d’Auxerre.
  • Été 2026 : le Département engage les démarches pour signer l’acte définitif d’acquisition.
  • 1 à 1,1 M€ : coût total estimé de l’opération (acquisition, déconstruction, renaturation).

Un recours jugé irrecevable

La décision est tombée le 10 juin 2026. La Cour d’appel de Paris a rejeté le recours formé par des occupants du site des Roches Blanches, ancienne colonie de vacances de Douarnenez, contre l’acquisition du lieu par le Conseil départemental du Finistère. Motif retenu : l’irrecevabilité de la demande, selon Le Télégramme et le communiqué du Département.

Les requérants ont été condamnés à payer 6 000 € de frais de justice : 3 000 € au Département et 3 000 € au vendeur, la société en liquidation FOCEPY.

Une vente amiable validée depuis décembre 2025

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Le Tribunal judiciaire d’Auxerre avait déjà entériné la transaction le 11 décembre 2025, dans le cadre de la liquidation de FOCEPY, propriétaire du site. Le Département a acquis les Roches Blanches pour 300 000 €.

La Commission permanente du Conseil départemental avait, de son côté, voté l’acquisition le 19 janvier 2026 à une voix de majorité : 27 pour, 26 contre, selon Le Télégramme.

Le 11 juin 2026, au lendemain de l’arrêt de la cour d’appel, le Département a publié un communiqué officiel confirmant la décision et annonçant l’engagement des démarches pour finaliser l’achat durant l’été 2026.

Le site : 4 hectares, 5 bâtiments, une cinquantaine d’occupants

Les Roches Blanches occupent environ 4 hectares sur la côte de Douarnenez, avec cinq bâtiments représentant quelque 1 600 à 1 664 m² habitables. Le site est occupé depuis une quinzaine d’années par une cinquantaine de personnes, selon les données croisées par Le Télégramme et le média Basta!.

La situation a cristallisé des tensions : les occupants contestant la légitimité de l’éviction, le Département défendant un projet de restitution à la nature. Le Conseil départemental a indiqué avoir proposé un accompagnement vers le logement social et l’emploi pour les occupants souhaitant partir.

Les côtes finistériennes concentrent régulièrement des enjeux de gestion et d’accès au littoral qui mobilisent les institutions locales.

Un projet de renaturation soutenu par l’État et le Conservatoire du littoral

L’objectif affiché par le Département est de déconstruire les bâtiments, restaurer les landes littorales et la biodiversité, puis ouvrir le site au public. Le coût total de l’opération - acquisition, déconstruction, dépollution et renaturation - est estimé entre 1 et 1,1 million d’euros, dont 200 000 € de l’État via le Fonds friche, selon Radio Alouette.

Le projet bénéficie du soutien de l’État, du Conservatoire du littoral, de la commune de Douarnenez et de Douarnenez Communauté, selon le Département. Un diagnostic technique et environnemental était prévu au premier trimestre 2026 pour préparer la déconstruction et le plan d’aménagement.

Contexte dans le Finistère

Le Conseil départemental du Finistère gère 5 500 hectares d’espaces naturels sensibles répartis sur près de 130 sites dans le département, selon ses propres données officielles. L’acquisition des Roches Blanches s’inscrit dans cette politique de préservation du littoral breton.

Douarnenez, ville de la Cornouaille maritime, dispose d’un linéaire côtier classé parmi les plus sensibles du Finistère. Le site des Roches Blanches jouxte des zones de landes atlantiques protégées. La question du devenir des squats en zone littorale dépasse le cas Douarnenez : elle concerne plusieurs communes finistériennes soumises à la pression du Conservatoire du littoral et aux obligations de la loi Littoral.

Les services du Finistère ont multiplié les actions de terrain ces derniers mois, dans un département où la gestion des espaces sensibles reste une priorité politique affichée.

Prochaine étape : la signature de l’acte

La signature de l’acte définitif d’acquisition est attendue durant l’été 2026, à la suite des démarches engagées par le Département après l’arrêt du 10 juin. Les études techniques préalables à la déconstruction des bâtiments détermineront le calendrier précis du chantier de renaturation.

Yann
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Sources

Yann Le Goff

Yann Le Goff

Yann est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Finistère (29), avec Quimper pour chef-lieu. Spécialité du département : port militaire de Brest (sous-marins) et premier port de peche français. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bretagne.

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