Rombas : dans les écoles primaires, la parole des élèves contre le harcèlement
La campagne nationale 'Non au harcèlement' se déploie en Moselle, avec des séances d'empathie et des témoignages d'élèves pour apaiser le climat scolaire.
À Rombas, les écoles primaires participent à la campagne nationale 'Non au harcèlement' 2025-2026. Le programme PHARE, obligatoire depuis 2023, place les témoignages et l'écoute au cœur de la prévention. Un enjeu concret : en France, 37 % des enfants déclarent avoir subi du harcèlement.
Le slogan est clair : ‘Tous différents, jamais indifférents’. C’est sous cette bannière que la campagne nationale ‘Non au harcèlement’ 2025-2026 se déploie dans les écoles de Rombas, comme dans l’ensemble des établissements mosellans. L’accent est mis cette année sur le harcèlement à caractère LGBTphobe, selon le ministère de l’Éducation nationale.
Des séances d’empathie dès le CP
Depuis la rentrée 2023, le programme PHARE est obligatoire dans toutes les écoles. Il repose sur huit piliers et prévoit dix heures annuelles d’apprentissage des compétences psychosociales, du CP à la troisième. Depuis la rentrée 2024, des séances d’empathie sont organisées dès la maternelle et l’élémentaire, toujours dans ce cadre, selon le dossier de presse du ministère.
L’idée centrale : laisser les élèves s’exprimer. Mettre des mots sur ce qu’ils vivent ou observent. Des voix se font entendre sur les réseaux, illustrant cette approche :
La Moselle mobilisée, des chiffres qui alertent
L’académie de Nancy-Metz organise chaque 7 novembre la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, avec remise de prix au rectorat, selon le site de l’académie. La dernière cérémonie s’est tenue le 23 mai 2025. Le Conseil départemental de la Moselle s’implique également via son Conseil Départemental Junior depuis 2021, mobilisant des jeunes pour des actions de prévention concrètes, indique le département sur son site.
Les chiffres restent préoccupants. Selon un sondage 2025, 37 % des enfants déclarent avoir été victimes de harcèlement, dont 71 % des cas à l’école. En France, 250 000 cas graves de bullying ont été recensés en 2026, selon le site Bullying Sin Fronteras. Le numéro 3018, géré par l’association e-Enfance, reste la référence nationale pour signaler et obtenir de l’aide.
Pour la rentrée 2026, le ministère prévoit la généralisation du dispositif ‘Portable en pause’ - expérimenté par plus de 32 000 collégiens en 2024-2025 - et la poursuite du programme PHARE dans les établissements primaires, selon le dossier de presse ministériel.