Rougemont : un père et sa fille de 9 ans périssent dans un incendie nocturne

Yannick Leclerc, 51 ans, et sa fille Zoé, 9 ans, ont perdu la vie dans la nuit du 4 au 5 avril dans le Doubs.

Rougemont : un père et sa fille de 9 ans périssent dans un incendie nocturne
Illustration Céline Vasseur / info.fr

Un incendie a ravagé une maison rue Maurice Demeusy à Rougemont aux premières heures du 5 avril 2026. Yannick Leclerc et sa fille Zoé, 9 ans, n'ont pas survécu. Les voisins avaient pourtant donné l'alerte. La commune est sous le choc.

Il est environ 3 heures du matin, dans la nuit du 4 au 5 avril 2026, lorsque des voisins aperçoivent fumée et flammes rue Maurice Demeusy à Rougemont, commune de quelque 2 000 habitants dans le Doubs. Ils alertent immédiatement les secours. Mais à l’arrivée des pompiers, la maison est entièrement embrasée. Deux personnes sont piégées à l’intérieur : Yannick Leclerc, 51 ans, et sa fille Zoé, 9 ans. Tous deux périront dans le sinistre, selon L’Est Républicain.

Une intervention entravée par l’état de la structure

Une vingtaine de sapeurs-pompiers, issus des casernes de Rougemont, Baume-les-Dames et Villersexel, sont mobilisés pour maîtriser les flammes, rapporte France 3 Bourgogne-Franche-Comté. La tâche s’avère particulièrement difficile : la structure du bâtiment, entièrement embrasée, est jugée instable à leur arrivée, ce qui complique toute tentative de pénétration. Les victimes n’ont pu être secourues à temps, selon Le Parisien.

Des témoins indiquent, selon le site Actu17, que le père aurait tenté de sauver sa fille avant de périr avec elle. Ces éléments restent à ce stade des témoignages non confirmés officiellement.

Un drame survenu la nuit de Pâques

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Le drame s’est produit dans la nuit de Pâques, détail qui a accentué l’onde de choc dans la petite commune. « Une famille et toute une commune choquées », titrait L’Est Républicain dès le lendemain matin.

Le parquet de Besançon a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort. Des autopsies et des expertises techniques ont été ordonnées, selon Actu17. Une semaine après les faits, L’Est Républicain indiquait que les enquêteurs privilégiaient la thèse accidentelle : un mégot de cigarette mal éteint pourrait être à l’origine du sinistre. L’enquête suit son cours.

Prochaine étape : les conclusions de l’expertise

Les résultats des autopsies et des expertises techniques diligentées par le parquet de Besançon sont attendus pour établir définitivement les circonstances exactes du drame. Aucune date n’a été communiquée à ce stade.

Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Correspondant à Besançon, suit l'horlogerie, la microtechnique, les tensions sur la ligne TGV Rhin-Rhône et les débats sur la biodiversité dans le Jura. Formé à l'ESJ Lille, il a couvert plusieurs régions avant de s'ancrer dans le Doubs. Principe : connaître les PME, les syndicats, les chercheurs de l'université, vérifier les carnets de commandes avant de publier.

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