Royaume-Uni : troisième vague de chaleur, jusqu’à 35°C attendus

Le pays affronte son troisième épisode de canicule de l'année, avec des alertes sanitaires orange actives du 8 au 12 juillet dans le centre et le sud de l'Angleterre.

Royaume-Uni : troisième vague de chaleur, jusqu'à 35°C attendus
Illustration James Whitmore / info.fr

Le Royaume-Uni entre ce mercredi 8 juillet dans sa troisième vague de chaleur de 2026. Le Met Office annonce jusqu'à 35°C dans le sud du pays, tandis que l'agence sanitaire britannique place plusieurs régions en alerte orange.

L’essentiel

  • Fait 1 : le Royaume-Uni connaît sa troisième vague de chaleur de l’année, après celles de mai et juin, selon le Met Office
  • Fait 2 : des températures de 35°C à 36°C sont attendues cette semaine dans le sud et le centre de l’Angleterre
  • Fait 3 : l’UK Health Security Agency a émis des alertes santé-chaleur orange valables du 8 au 12 juillet 2024
  • Fait 4 : le précédent épisode de fin juin avait établi un record pour un mois de juin, avec 37,7°C à Lingwood
  • Fait 5 : le Yorkshire et le nord de l’Angleterre sont placés en alerte jaune

Une troisième vague de chaleur en un mois d’écart

Le Royaume-Uni traverse depuis ce mercredi 8 juillet son troisième épisode de canicule de l’année 2026. Après un premier pic à 35,1°C fin mai à Kew Gardens et un record pour un mois de juin fin juin dernier, le pays fait de nouveau face à une masse d’air chaud qui doit se maintenir jusqu’au week-end. Selon le Met Office, les thermomètres pourraient grimper jusqu’à 35°C, voire 36°C, dans le sud et le centre de l’Angleterre.

Steven Keates, prévisionniste au Met Office, précise toutefois que cet épisode restera « moins extrême » que celui de fin juin, quand Lingwood avait enregistré 37,7°C, un record national pour un mois de juin. Cette nouvelle vague se distingue surtout par sa durée : elle s’annonce plus longue que les précédentes, avec des nuits dites « tropicales », où la température ne descend pas sous les 20°C dans plusieurs villes anglaises.

Alertes sanitaires orange dans le centre et le sud

Face à cette chaleur prolongée, l’UK Health Security Agency (UKHSA), l’équivalent britannique d’une agence de santé publique, a déclenché des alertes santé-chaleur de niveau orange pour le centre et le sud de l’Angleterre, actives du 8 au 12 juillet. Le Yorkshire et le nord du pays sont eux placés en vigilance jaune, un niveau inférieur mais qui appelle tout de même à la prudence, notamment pour les personnes âgées et les publics fragiles.

Ce système d’alerte fonctionne un peu comme la vigilance canicule de Météo-France, avec des seuils qui déclenchent des recommandations sanitaires spécifiques selon les régions. À Londres, comme dans d’autres grandes villes, les habitants cherchent l’ombre dans les parcs et près de la Tamise pour échapper à la chaleur, un réflexe largement documenté sur les réseaux sociaux britanniques.

Un risque accru de feux de forêt

Au-delà de la question sanitaire, le National Fire Chiefs Council (NFCC), qui regroupe les responsables des services d’incendie du pays, a averti d’un risque élevé de feux de forêt lié à la sécheresse des sols. Ce type de mise en garde n’est pas propre à l’Angleterre, mais il rappelle qu’un pays au climat traditionnellement tempéré et humide doit désormais composer avec des épisodes secs à répétition, une problématique bien connue en France lors des étés récents dans le sud du pays.

Contexte au Royaume-Uni : un été déjà marqué par la chaleur

Ce troisième épisode s’inscrit dans une séquence inédite pour 2026 : après le pic de fin mai à Kew Gardens (35,1°C) et le record de fin juin à Lingwood (37,7°C), c’est la première fois que le pays enregistre trois vagues de chaleur distinctes sur une même année, selon les données communiquées par le Met Office. Ces épisodes successifs touchent en priorité l’Angleterre du sud et du centre, régions les plus urbanisées et les plus densément peuplées du Royaume-Uni, où l’effet d’îlot de chaleur urbain accentue les nuits sans répit thermique. Le nord du pays, plus rural et généralement plus frais, reste pour l’instant sous un régime d’alerte moins sévère.

Ce que ça change, vu de France

Pour un lecteur français, ces épisodes répétés de chaleur au Royaume-Uni illustrent un phénomène désormais partagé de part et d’autre de la Manche : des vagues de chaleur plus fréquentes, pas nécessairement plus intenses que par le passé, mais qui s’installent sur des durées plus longues. La comparaison avec les vigilances françaises reste toutefois limitée par les différences de seuils et de méthodologie entre les deux agences sanitaires.

Le Met Office doit publier de nouvelles prévisions dans les prochains jours pour préciser la durée exacte de cet épisode et son éventuel recul en fin de semaine.

James
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Sources

James Whitmore

James Whitmore

James Whitmore est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Londres. basé sur place, Il couvre l'actualité de le Royaume-Uni pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays,...

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