Bastad 2026 : Rublev met fin à 17 mois de disette
Le Russe s'impose face à Darderi en finale et retrouve le top 15 après 17 mois de disette
Andrey Rublev remporte le Nordea Open de Bastad en dominant Luciano Darderi 6-4, 6-3. Premier titre depuis février 2025, le Russe retrouve le top 15 mondial.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin de disette
Premier titre depuis 17 mois pour Rublev, qui retrouve la confiance.
Retour dans le top 15
Le Russe grimpe à la 14e place ATP et consolide sa position dans la hiérarchie mondiale.
Darderi battu chez lui
Le tenant du titre italien échoue à défendre son trophée malgré 20 victoires sur terre cette saison.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2023
1er titre à Bastad
Rublev remporte le Nordea Open pour la première fois.
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17 fév. 2025
Dernier titre avant Bastad
Victoire à Doha - puis 17 mois sans trophée.
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2026
Finales perdues
Défaites à Barcelone et Hambourg en début de saison.
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19 juil. 2026
Sacre à Bastad
18e titre ATP face à Darderi, retour dans le top 15.
Le court central de Bastad, 19 juillet, 16h30. Andrey Rublev sert pour le match. Première balle, service gagnant. Il lève les bras, regarde le ciel. Dix-sept mois sans titre, ça pèse. 77 minutes pour effacer la disette. 6-4, 6-3 contre Luciano Darderi - le tenant du titre. Le Russe ne sourit pas, il expire.
C’est son 18e trophée ATP - le premier depuis Doha, le 17 février 2025. Entre les deux, 37 matchs avec un taux de victoire de 64,9 % - mais aucun titre. Samedi, en demi-finale, il avait sorti Alejandro Tabilo en trois sets. La pression, il sait gérer. Dimanche, face à Darderi, il a claqué 87 % de points gagnés sur première balle, 33 sur 38. Le tennis sec, clinique, qui ne pardonne rien.
Darderi, tête de série n°2 - défendait son titre de 2025. Il avait joué près de trois heures en demi-finale. Il est arrivé émoussé. Rublev menait déjà 1-0 dans leur face-à-face, victoire à Hambourg l’an passé. Ce dimanche, il a porté le score à 2-0. Deux confrontations, deux victoires sur terre battue. Darderi totalise 20 victoires sur ocre cette saison - autant qu’Alexander Zverev. Mais face au n°1 du tournoi - il n’a jamais trouvé la faille.
Rublev, 28 ans - grimpe à la 14e place mondiale lundi. Il retrouve le top 15 qu’il avait quitté en début d’année. Il avait déjà remporté Bastad en 2023, c’est son deuxième titre en Suède. Une barre symbolique qu’il a franchie en finale, sans effusion. Juste un soulagement muet.
Ce que ce titre change
Rublev parlait d’une « belle opportunité » avant la finale. Il avait raison. Ce titre stoppe l’hémorragie. Depuis le 17 février 2025, il enchaînait les demi-finales et les déceptions. À Bastad, il a retrouvé le geste qui tue. Le service plat, le coup droit lifté long de ligne, l’absence d’hésitation. Ce tennis qu’il maîtrise quand la tête suit.
Darderi, lui, reste sur une dynamique intéressante, deuxième finale consécutive à Bastad, 20 victoires sur terre battue cette saison, solidité confirmée sur ocre. Les deux hommes sont têtes de série au prochain tournoi d’Estoril. Le duel pourrait se poursuivre. Rublev mène 2-0, mais Darderi a prouvé dimanche qu’il pouvait tenir la distance face aux tops. Il lui manque juste la balle de break au bon moment.
Le paradoxe Rublev
18 titres en carrière. Rublev gagne, mais il perd aussi beaucoup. Ce qui frappe, c’est l’irrégularité: capable de battre n’importe qui un jour, capable de s’effondrer mentalement le lendemain. À Bastad, il a trouvé la constance. Pas d’explosion, pas de drame. Juste un plan exécuté du début à la fin. 87 % sur première balle, c’est le chiffre d’un joueur en contrôle total. Il avait besoin de ça. Pas d’un titre pour le CV, mais d’un titre pour se prouver qu’il sait encore fermer un match proprement.
Ce que personne ne dit, c’est que Rublev a gagné à Bastad en 2023, et regagné en 2026. Bastad, c’est devenu son fief. Terre battue scandinave, altitude modérée, balles qui accrochent. Un terrain qui colle à son jeu. Ce titre à Bastad, c’est aussi un retour aux fondamentaux.
La suite
Estoril arrive. Rublev et Darderi y sont têtes de série. Le Russe va devoir confirmer. Un titre ne fait pas une saison réussie, surtout quand il arrive mi-juillet. Mais il redonne de la crédibilité. Rublev avait 28 ans quand il a soulevé le trophée dimanche. Il n’est plus un jeune talent prometteur. Il est un top 15 qui doit prouver qu’il peut encore rivaliser avec les Sinner, Alcaraz, Medvedev. Ce dimanche à Bastad, il a montré qu’il en avait encore les moyens.
Darderi repart sans son titre. Il reviendra l’an prochain. Rublev, lui, est reparti avec son 18e trophée sous le bras. Il ne souriait toujours pas en quittant le court. Il avait juste l’air soulagé.