Rublev, Tsitsipas et Mérida tirent leur épingle du jeu
Trois sacres ATP, un titre WTA et une finale reportée la journée tennis décryptée
Le circuit ATP a couronné trois champions ce dimanche Rublev à Båstad après 500 jours de disette, Tsitsipas à Gstaad après 16 mois sans titre, et Mérida qui décroche son premier trophée à Umag.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Fin de disette pour Rublev
Le Russe met fin à plus de 500 jours sans titre, son 18e sacre en carrière à Båstad marque son retour au premier plan après une longue traversée du désert.
Renaissance de Tsitsipas
Après 16 mois sans lever de trophée, le Grec retrouve le goût de la victoire à Gstaad et signe son 13e titre ATP, un signal fort envoyé au circuit.
Krejcikova impériale à Athènes
La Tchèque remporte son 9e titre WTA, le premier depuis Wimbledon 2024, en renversant Sakkari à domicile après avoir été menée 4-1 dans le premier set.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Andrey Rublev remporte Båstad face à Darderi (6-4, 6-3), son 18e titre après 500 jours de disette
- Stefanos Tsitsipas bat Collignon à Gstaad (6-4, 6-7, 6-3), premier titre depuis 16 mois
- Daniel Mérida signe son premier sacre ATP à Umag face à Džumhur (6-2, 5-7, 6-2)
- Barbora Krejcikova triomphe à Athènes contre Sakkari (7-6, 6-3), 9e titre WTA
- Finale WTA Iași entre Badosa et Sherif reportée au 20 juillet à cause de la pluie
Le court central de Båstad, ce dimanche après-midi. Andrey Rublev vient d’envoyer son dernier coup droit gagnant. Il lève les bras, regarde le ciel, souffle. Ça fait plus de 500 jours qu’il attendait ça. Face à lui, Luciano Darderi encaisse la défaite 6-4, 6-3 . Rublev décroche son 18e titre en carrière , le deuxième ici, en Suède. La disette est terminée.
Quelques heures plus tard, à Gstaad, Stefanos Tsitsipas traverse le même soulagement. Tsitsipas bat Raphael Collignon en trois sets, 6-4, 6-7(3), 6-3 . Un match accroché, un tie-break perdu au deuxième set, mais la victoire au bout. Son 13e titre ATP . Le premier depuis 16 mois . Sur le court suisse, Tsitsipas ne dit rien. Il serre le poing, une fois. C’est tout.
À Umag, en Croatie, Daniel Mérida découvre une sensation qu’il ne connaissait pas: celle de lever un trophée ATP. L’Espagnol domine Damir Džumhur 6-2, 5-7, 6-2 . Premier titre en carrière. Il entre dans le Top 60 mondial . Le court en terre battue croate applaudit debout. Mérida sourit.
Krejčíková renverse Sakkari à Athènes
Sur le dur d’Athènes, Barbora Krejčíková est menée 4-1 dans le premier set face à Maria Sakkari. Sakkari joue à domicile, le public pousse, c’est son moment. Krejčíková reste calme. Elle remonte, arrache le tie-break 7-6(5) , puis prend le deuxième set 6-3 . Neuvième titre en simple pour la Tchèque. Le premier depuis Wimbledon 2024 .
Ce tournoi marquait le retour d’un événement WTA à Athènes après 35 ans d’absence. Sakkari espérait offrir le titre à son public. Sa mère avait atteint la finale en 1986 . Elle ne fera pas mieux. Krejčíková serre la main au filet, puis salue la foule. Elle n’a perdu qu’un seul set durant toute la semaine.
Report à Iași, la pluie décide
À Iași, en Roumanie, Paula Badosa et Mayar Sherif devaient s’affronter en finale du WTA 250. La pluie en a décidé autrement. Le match est reporté au lundi 20 juillet . Badosa attendait sa première finale WTA depuis 2024. Elle attendra un jour de plus.
Ce que ces résultats révèlent
Trois finales ATP le même jour. Trois sacres. Trois profils différents. Rublev sort d’une traversée du désert longue de presque deux ans. Tsitsipas cherchait un déclic depuis des mois. Mérida décrochait son premier trophée. Le circuit ATP récompense la patience autant que le talent.
Côté WTA, Krejčíková confirme qu’elle reste une joueuse de grands rendez-vous. Depuis son sacre à Wimbledon il y a deux ans, elle a peu joué, peu gagné. Mais quand elle gagne, c’est net. Un seul set perdu en six matchs à Athènes. Sakkari, elle, rate une nouvelle occasion de briller à domicile. La malédiction grecque continue.
Les tournois de Båstad, Gstaad et Umag se sont achevés ce 19 juillet . Dès le 20 juillet , le circuit reprend. Prague et Hambourg côté WTA. Atlanta côté ATP. Les raquettes ne refroidissent jamais vraiment.
Sur le court de Båstad, Rublev pose avec son trophée. Il sourit peu, mais il sourit. Derrière lui, le soleil décline sur la mer Baltique. La lumière est parfaite pour les photographes. Rublev ne regarde pas l’objectif. Il regarde le trophée. Celui qu’il a attendu plus de 500 jours.