Rudy Gobert : son contrat et ses progrès offensifs relancent le débat sur les All-NBA
Prolongé à 110 M$ en 2024, le pivot français multiplie les records d'efficacité et suscite un nouvel espoir de reconnaissance individuelle.
Quadruple défenseur de l’année, Rudy Gobert a signé une prolongation record de 110 millions de dollars en octobre 2024. Ses récents progrès à mi-distance interrogent peut-il décrocher une première sélection All-NBA Retour sur un contrat qui fait toujours débat.
L’essentiel
- Rudy Gobert a signé une prolongation de 110 millions de dollars sur trois ans avec Minnesota en octobre 2024.
- Il a remporté son quatrième titre de Défenseur de l’année en 2024, égalant le record de Ben Wallace et Dikembe Mutombo.
- Début de saison 2025-2026, le pivot affichait 73,4 % de réussite au tir, un sommet en carrière.
- Son développement offensif relance le débat sur une éventuelle sélection All-NBA.
Le contrat qui divise toujours
Depuis la signature du supermax de 205 millions de dollars sur cinq ans avec Utah en 2020, le contrat de Rudy Gobert cristallise les critiques. Certains analystes jugeaient son salaire disproportionné pour un joueur au registre offensif limité. Pourtant, en octobre 2024, les Minnesota Timberwolves lui ont offert une prolongation de trois ans et 110 millions de dollars, une décision qui a allégé la masse salariale immédiate du club après le départ de Karl-Anthony Towns. « Quand je pense qu’il y a deux ans des gens disaient que le contrat de Gobert était pire que celui-ci… », tweetait récemment l’expert Math12NBA.
Au total, les gains garantis en carrière de l’international français dépassent désormais 422 millions de dollars, selon SalarySwish. Un pactole qui continue d’alimenter les débats.
Un pivot qui progresse sous le cercle
Sur le terrain, Gobert répond aux sceptiques par des chiffres. Fin 2025, il tournait à 73,4 % de réussite au tir sur les 23 premières rencontres de la saison régulière, un record personnel selon Basketball Reference. Ce pourcentage exceptionnel s’explique en partie par l’ajout d’un tir à mi-distance, notamment un fadeaway décisif sur Nikola Jokic lors du match 7 des demi-finales de conférence Ouest en 2024. « Gobert avec un shoot les gars c’est ALL NBA hein », a ironisé un observateur sur X.
Le 20 mars 2026, le pivot a toutefois connu un moment de fragilité en envoyant deux lancers francs hors de l’arceau face à Portland, rappelant que sa polyvalence offensive reste perfectible.
Vers une première nomination All-NBA ?
Quadruple Défenseur de l’année (2024), Gobert n’a jamais été retenu dans une des trois équipes All-NBA. Son profil, longtemps cantonné à la défense et au dunk, lui a valu d’être ignoré malgré son impact. Mais l’émergence d’un tir à mi-distance fiable pourrait changer la donne. Les votes pour les All-NBA récompensent de plus en plus les joueurs capables d’étirer le jeu. Si Gobert confirme sa progression offensive sur une saison complète, il pourrait enfin décrocher une place dans la conversation.
Contexte dans l’Aisne et le basket français
Né à Saint-Quentin (Aisne), Rudy Gobert reste l’un des ambassadeurs les plus visibles du basket français outre-Atlantique. Son parcours, du centre de formation de Cholet à la NBA, inspire une génération de jeunes joueurs hexagonaux. À 34 ans (il fêtera son anniversaire ce 26 juin), il prouve que la longévité et l’adaptation technique peuvent faire taire les critiques. La France compte actuellement cinq joueurs titulaires en NBA, et Gobert demeure le plus décoré sur le plan individuel.
Alors que la saison 2025-2026 s’achève, l’avenir du pivot des Timberwolves s’écrit désormais entre records de franchise et ambitions collectives. Son contrat, loin d’être un boulet, pourrait devenir la colonne vertébrale d’une équipe en reconstruction.