Saint-Amour : les Prisons Royales ouvrent leurs cachots aux visiteurs

L'Office de Tourisme Porte du Jura propose des visites immersives dans un monument carcéral unique en Bourgogne-Franche-Comté.

Saint-Amour : les Prisons Royales ouvrent leurs cachots aux visiteurs
Illustration Élodie Petitjean / info.fr

Édifiées entre 1730 et 1741, les Prisons Royales de Saint-Amour accueillent des visites guidées tout au long de l'année. Une plongée dans l'histoire de la contrebande de sel et de tabac sous l'Ancien Régime.

Au 20 rue du Commerce à Saint-Amour (39160), un bâtiment discret cache trois siècles d’histoire judiciaire. Les Prisons Royales, édifiées entre 1730 et 1741 pour la juridiction des gabelles, étaient destinées à juger et incarcérer les contrebandiers de sel, tabac et étoffes en Franche-Comté. Selon Jura Tourisme, elles sont uniques en Bourgogne-Franche-Comté par leur état de conservation.

Un parcours dans les pas d’un détenu

Le bâtiment comprend un auditoire, le logement du geôlier, une chapelle, deux salles de détention et trois cachots préservés, comme le détaille le site Juramusées. Les visites suivent le parcours fictif d’un contrebandier, du corps de garde jusqu’à la cour des prisonniers. Le monument a été utilisé comme prison de transit jusqu’en 1869, après la Révolution française.

Les visites sont organisées par l’Office de Tourisme Porte du Jura. Elles ont lieu toute l’année pour les groupes à partir de 10 personnes, sur réservation. Des sessions publiques sont également programmées : du 7 au 14 avril 2026 à 14h30, puis lors des Journées Européennes du Patrimoine en septembre. Des visites similaires avaient déjà eu lieu en 2025, confirmant la récurrence annuelle de l’événement, selon Le Comtois.

Réservations obligatoires au 03 84 48 76 69.

Sources

Élodie Petitjean

Élodie Petitjean

Installée à Mâcon, elle couvre la viticulture bourguignonne, les tensions sur les classements, l'élevage charolais et les débats sur les services publics. Formée à l'IJBA Bordeaux, elle a commencé en radio. Ligne de travail : interroger les vignerons, les éleveurs, les élus, croiser les chiffres de ventes avant de publier.

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