Saint-Christophe-sur-Dolaison : trois nids de busards cendrés sauvés avant la moisson
Sur le plateau du Devès, la LPO intervient pour protéger les rapaces menacés par les moissonneuses-batteuses dans les champs de céréales
À Saint-Christophe-sur-Dolaison, trois nids de busards cendrés ont été sécurisés avant le passage des engins agricoles. La LPO Auvergne-Rhône-Alpes coordonne cette opération annuelle de protection d'un rapace nicheur au sol, dont la survie dépend de l'intervention humaine en période de moisson.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Trois nids de busards cendrés sécurisés à Saint-Christophe-sur-Dolaison avant la moisson sur le plateau du Devès
- La LPO Auvergne-Rhône-Alpes mène ces opérations de protection depuis plus de 40 ans dans la région
- Plus de 300 jeunes busards s'envolent chaque année en Auvergne-Rhône-Alpes grâce à ces dispositifs
- L'opération coïncide avec des restrictions préfectorales liées au risque incendie sévère en Haute-Loire
Trois nids de busards cendrés ont été protégés dans un champ à Saint-Christophe-sur-Dolaison, sur le plateau du Devès, avant le début de la moisson. L’opération, menée par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, vise à sécuriser les nichées de ce rapace protégé qui installe son nid au sol dans les cultures de céréales, selon Le Veilleur.
Une espèce menacée par les moissonneuses
Le busard cendré niche directement dans les champs de blé ou d’orge. Les jeunes ne s’envolent qu’à partir de fin juillet, après le début des récoltes. Sans intervention, les nichées sont broyées par les moissonneuses-batteuses, selon la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes.
La LPO pratique cette protection depuis plus de 40 ans dans la région. Les équipes repèrent les nids en collaboration avec les agriculteurs, puis installent des cages grillagées ou maintiennent des zones non fauchées autour du nid jusqu’à l’envol des jeunes, selon la LPO Auvergne-Rhône-Alpes.
Plus de 300 jeunes sauvés chaque année en Auvergne-Rhône-Alpes
Ces interventions permettent à un nombre variable de jeunes busards de s’envoler chaque année dans la région, selon l’Observatoire de la Biodiversité en Auvergne-Rhône-Alpes. La survie de l’espèce en France dépend fortement de ces dispositifs, les milieux naturels étant devenus trop rares.
Le busard cendré est considéré comme un auxiliaire agricole précieux, capable de consommer plusieurs milliers de rongeurs par an, selon l’Observatoire de la Biodiversité en AuRA.
Contexte dans la Haute-Loire
En 2026, la période des moissons dans le département coïncide avec des restrictions préfectorales liées au risque incendie classé « sévère », selon la préfecture de la Haute-Loire. Ces mesures, qui encadrent les travaux agricoles, rendent la coordination avec les exploitants encore plus nécessaire pour mener à bien les opérations de protection. La Haute-Loire accueille plusieurs zones agricoles où le busard cendré niche régulièrement, notamment sur le plateau du Devès. D’autres opérations similaires de protection de la biodiversité sont menées dans le département, comme les interventions en cas d’incendie industriel ou les alertes préfectorales sur les risques incendie.
Une vigilance annuelle indispensable
La protection des nids se poursuit jusqu’à l’envol complet des jeunes rapaces, prévu d’ici fin juillet. Les agriculteurs concernés adaptent leurs parcours de moisson pour contourner les zones protégées. La LPO rappelle que sans ces mesures, la reproduction du busard cendré serait compromise dans les zones de grande culture.