Saint-Denis : fusillade dans le quartier Gabriel-Péri, pronostic vital engagé

Un homme d'une trentaine d'années grièvement blessé par balle dimanche 24 mai, une rumeur visant un élu municipal démentie par la mairie.

Saint-Denis : fusillade dans le quartier Gabriel-Péri, pronostic vital engagé
Illustration Fatima Benali / info.fr

Dimanche 24 mai 2026, plusieurs individus armés ont ouvert le feu place Stéphan-Mallarmé, dans la cité Gabriel-Péri à Saint-Denis. Un homme d'environ 30 ans a été transporté en urgence absolue à l'hôpital, pronostic vital engagé. La mairie a démenti une rumeur impliquant un élu municipal.

L’essentiel

  • Dimanche 24 mai 2026, vers 15h45-17h : fusillade place Stéphan-Mallarmé, cité Gabriel-Péri, Saint-Denis (93).
  • Victime principale : homme d’environ 30 ans, pronostic vital engagé, blessures à la colonne vertébrale et à la jambe, selon Le Parisien ; transport en urgence absolue.
  • Deux personnes hospitalisées selon le communiqué officiel de la mairie du 24 mai 2026.
  • Au moins un suspect interpellé, enquête confiée à la SDPJ 93 sous l’autorité du parquet de Bobigny.
  • Rumeur sur un élu municipal : formellement démentie par l’entourage du maire Bally Bagayoko - « Aucun élu n’est concerné par cette affaire ».

Les faits : tirs en plein après-midi dans une cité centrale

Les coups de feu ont retenti entre 15h45 et 17h, selon les sources. Plusieurs individus armés de pistolets ont tiré sur un homme d’une trentaine d’années. Des étuis de calibre 9 mm ont été retrouvés sur place, selon Le Parisien. Une seconde personne a été visée par les tirs ; à ce stade, il n’est pas confirmé qu’elle ait été atteinte par balle.

La victime principale a été transportée en urgence absolue vers un hôpital. Le Parisien fait état de blessures à la colonne vertébrale et à la jambe. Son pronostic vital reste engagé.

La cité Gabriel-Péri est un ensemble d’environ 710 logements sociaux géré par Plaine Commune Habitat, situé en plein cœur de Saint-Denis. La fusillade s’est produite en plein jour, un dimanche après-midi.

Scènes de violence en marge des tirs

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Après les coups de feu, des habitants du quartier ont réagi en lapidant l’un des tireurs présumés. Selon actu.fr et Le Parisien, cet homme a été blessé par des jets de pierre avant d’être interpellé par les forces de l’ordre. Un lanceur de pierre a également été placé en garde à vue.

L’enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire - la SDPJ 93 - sous l’autorité du parquet de Bobigny. Le parquet de Bobigny suit de près les dossiers liés aux trafics de stupéfiants dans le département.

La rumeur sur un élu : démentie formellement

Dans les heures suivant la fusillade, une rumeur a circulé affirmant qu’un adjoint au maire figurait parmi les victimes. Elle visait l’entourage de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis.

L’entourage du maire a répondu sans ambiguïté : « Aucun élu n’est concerné par cette affaire. » Le Parisien et le communiqué officiel de la mairie ont tous deux relayé ce démenti.

La mairie de Saint-Denis a publié dès le 24 mai un communiqué confirmant la fusillade et l’hospitalisation de deux personnes blessées. Le maire et plusieurs élus municipaux se sont rendus sur place dans la soirée pour soutenir les habitants. La ville appelle « au calme, à la responsabilité » et demande aux autorités judiciaires d’identifier les auteurs.

Un quartier sous tension depuis plusieurs jours

La fusillade du 24 mai ne s’est pas produite dans un vide. Selon Le Parisien, un jeune homme de 20 ans, également résident de la cité Péri, avait été grièvement blessé par arme à feu dans la nuit du vendredi au samedi précédant les faits - soit deux jours plus tôt - dans le quartier Pierre-Sémard, à Saint-Denis.

Le journal évoque une possible « guerre de territoire » liée aux trafics de stupéfiants, secteur régulièrement marqué par des opérations de police. Les habitants interrogés par Le Parisien résument la situation en une phrase : « Nous avons peur. »

Le maillage de violences entre quartiers voisins inquiète. En Île-de-France, plusieurs faits graves impliquant des jeunes ont été enregistrés ces dernières semaines, mobilisant régulièrement les parquets de la région.

Contexte dans la Seine-Saint-Denis

Saint-Denis est la commune la plus peuplée de Seine-Saint-Denis, avec environ 115 000 habitants. La cité Gabriel-Péri se trouve dans un secteur central de la ville, à proximité immédiate du marché et des grands axes. Le quartier est classé en zone prioritaire de la politique de la ville.

Le département du 93 concentre un niveau de violences par armes à feu parmi les plus élevés d’Île-de-France. La nomination récente d’un nouveau préfet d’Île-de-France, ancien préfet du 93, illustre l’attention portée par l’État à ce territoire.

La cité porte le nom de Gabriel Péri (1902-1941), journaliste et résistant communiste fusillé par les Allemands au Mont-Valérien le 15 décembre 1941. De nombreuses voies en France lui rendent hommage.

Le contexte politique local est lui aussi sous tension : Jean-Luc Mélenchon doit tenir un meeting à Saint-Denis le 7 juin pour le lancement de sa campagne présidentielle, dans une ville dont le maire est issu de La France Insoumise.

La suite de l’enquête

L’état de santé de la victime principale n’avait pas été mis à jour publiquement au moment de la publication de cet article. La SDPJ 93, saisie de l’enquête, n’a pas communiqué sur le nombre total de suspects en garde à vue ni sur les qualifications retenues. Le parquet de Bobigny n’avait pas encore donné de conférence de presse.

La mairie a annoncé rester mobilisée « aux côtés des habitantes et habitants » du quartier Gabriel-Péri dans les jours à venir.

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Fatima est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Saint-Denis (93), avec Bobigny pour chef-lieu. Spécialité du département : Stade de France et basilique cathédrale Saint-Denis. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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