Saint-Denis : un homme grièvement blessé par balles dans le quartier Gabriel-Péri

Dimanche 24 mai, une victime touchée à la tête est en urgence absolue une rumeur impliquant le maire Bally Bagayoko a été formellement démentie

Saint-Denis : un homme grièvement blessé par balles dans le quartier Gabriel-Péri
Illustration Fatima Benali / info.fr

Des coups de feu ont retenti dans le quartier Gabriel-Péri à Saint-Denis dimanche 24 mai 2026 en fin d'après-midi. Un homme a été touché à la tête, pronostic vital engagé. La PJ 93 a été saisie par le parquet de Bobigny.

Des coups de feu ont retenti dans le quartier Gabriel-Péri à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dimanche 24 mai 2026 en fin d’après-midi. Un homme a été touché à la tête, pris en charge en urgence absolue avec pronostic vital engagé. Une rumeur, rapidement propagée sur les réseaux, prêtait la qualité de victime au maire de la commune nouvelle, Bally Bagayoko. Son entourage a démenti formellement.

L’essentiel

  • Dimanche 24 mai 2026, vers 16h30-17h : deux personnes visées par des tirs d’arme à feu dans le quartier Gabriel-Péri à Saint-Denis (93).
  • Une victime : atteinte à la tête, prise en charge en urgence absolue, pronostic vital engagé. La seconde personne présente n’est pas confirmée touchée par un projectile.
  • Enquête : le parquet de Bobigny a saisi le service départemental de police judiciaire (PJ 93).
  • Rumeur politique : Bally Bagayoko, maire (LFI) de la commune nouvelle Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, aurait été impliqué - démenti formel de son entourage : « Aucun élu n’est concerné par cette affaire. »
  • Contexte : en avril 2024, une opération Place nette dans ce même quartier avait débouché sur la saisie de 35 kg de drogues, plusieurs armes et 43 000 euros en liquide, selon BFMTV.

Les faits : deux personnes visées en fin d’après-midi

Les tirs ont eu lieu entre 16h30 et 17h, selon Le Parisien, dans ce quartier de grands ensembles situé au nord de Saint-Denis. Deux personnes se trouvaient sur les lieux. L’une d’elles a reçu un projectile à la tête. Les secours l’ont transportée en urgence absolue. Son pronostic vital était engagé dimanche soir.

La seconde personne, également présente lors des tirs, n’est pas confirmée touchée par un projectile à ce stade des investigations, toujours selon Le Parisien. Aucune information sur les auteurs ou les mobiles n’a été communiquée.

La rumeur sur le maire : démenti immédiat

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Dans les heures suivant la fusillade, une rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux : la victime serait Bally Bagayoko, maire (LFI) de la commune nouvelle Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine depuis mars 2026. L’information était fausse.

L’entourage de l’élu a répondu sans ambiguïté : « C’est une rumeur. Aucun élu n’est concerné par cette affaire. » Le démenti a été repris par Le Parisien et confirmé par plusieurs comptes sur X.

La vitesse de diffusion de cette rumeur illustre la tension informationnelle qui accompagne désormais les faits divers graves dans les grandes communes d’Île-de-France. Un phénomène similaire avait été observé lors de la rixe du Canal Saint-Martin à Paris 10e, où des informations erronées avaient circulé avant les mises en examen.

La mairie mobilisée sur le terrain

Le site officiel de la commune nouvelle a publié un communiqué dans la soirée. Bally Bagayoko, des élus municipaux, des agents de la police municipale et des personnels de la jeunesse se sont rendus sur place pour apporter leur présence aux habitants.

La mairie y exprime son soutien aux résidents du quartier, salue « la solidarité spontanée de riverains et jeunes adultes », appelle au calme et à la responsabilité, et demande aux autorités d’identifier et d’interpeller les auteurs des tirs. Le texte ne précise pas le nom de la victime.

L’enquête confiée à la PJ 93

Le parquet de Bobigny a saisi le service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis (PJ 93). Les investigations débutaient dimanche soir. Aucune interpellation n’avait été annoncée dans les heures suivant les faits. Les mobiles restent inconnus à ce stade.

Les enquêteurs disposent d’un territoire particulièrement documenté : le quartier Gabriel-Péri fait l’objet d’un suivi policier régulier depuis plusieurs années en raison de trafics de drogue actifs. Dans ce cadre, des violences armées liées aux règlements de comptes entre réseaux ne sont pas rares en Seine-Saint-Denis. Des affaires similaires ont récemment touché d’autres communes, comme à Villevaudé, où un adolescent de 17 ans a été poignardé à mort dans un camping.

Contexte dans la Seine-Saint-Denis

Le quartier Gabriel-Péri à Saint-Denis est identifié depuis plusieurs années comme un point de deal récurrent. En avril 2024, une opération Place nette menée dans cette cité avait permis la saisie de 35 kg de drogues, de plusieurs armes et de 43 000 euros en liquide, selon BFMTV. Cette opération ciblait un réseau actif dans le secteur.

Saint-Denis est la plus grande commune de Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France métropolitaine selon les données INSEE. La commune nouvelle créée début 2026 avec Pierrefitte-sur-Seine regroupe désormais une population de plusieurs centaines de milliers d’habitants sous l’autorité de Bally Bagayoko, élu maire en mars 2026 sous étiquette LFI.

La Seine-Saint-Denis enregistre régulièrement des faits de violences par armes à feu liés aux trafics de stupéfiants. Le parquet de Bobigny, compétent pour l’ensemble du département, est l’un des plus sollicités d’Île-de-France sur ce type d’affaires. Les opérations Place nette, reconduites en 2025 et 2026, n’ont pas encore éradiqué les points de deal dans les grandes cités du nord du département, selon les données publiques disponibles.

Le contexte de vigilance est également renforcé ce week-end de fin mai : les services de l’État sont mobilisés sur plusieurs fronts en Île-de-France, notamment sur la vigilance canicule dans les départements limitrophes.

Ce que l’on ne sait pas encore

L’identité de la victime n’a pas été rendue publique. Son état de santé n’avait pas été mis à jour dimanche soir. Les auteurs des tirs sont inconnus. Le lien éventuel avec un trafic ou un conflit entre individus n’a pas été établi officiellement. La PJ 93 n’a pas communiqué sur les premiers éléments de l’enquête.

La prochaine étape dépend des résultats des premières auditions et des exploitations de scène de crime conduites par la PJ 93 ; le parquet de Bobigny sera seul habilité à communiquer sur les éventuelles interpellations.

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Fatima est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Saint-Denis (93), avec Bobigny pour chef-lieu. Spécialité du département : Stade de France et basilique cathédrale Saint-Denis. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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