Saint-Étienne en fête verte : 50 ans après Glasgow, la ville célèbre l’épopée de 1976
Des milliers de supporters dans les rues du centre-ville le 9 mai 2026 pour commémorer la finale perdue face au Bayern Munich
Saint-Étienne a vibré ce week-end du 8 au 10 mai 2026 pour les 50 ans de l'épopée européenne de l'AS Saint-Étienne. La Ville a organisé une journée festive 100% verte le 9 mai, avec des milliers de supporters rassemblés place de l'hôtel de ville pour rendre hommage aux Verts de 1976.
Saint-Étienne a vibré ce week-end du 8 au 10 mai 2026 pour les 50 ans de l’épopée européenne de l’AS Saint-Étienne. La Ville a organisé une journée festive 100% verte le 9 mai, avec des milliers de supporters rassemblés place de l’hôtel de ville pour rendre hommage aux Verts de 1976.
L’essentiel
- Finale : Le 12 mai 1976, l’ASSE s’est inclinée 1-0 face au Bayern Munich à Hampden Park, Glasgow, sur un but de Franz Roth à la 57e minute, devant 54 864 spectateurs.
- Journée festive : Le 9 mai 2026, dès 9h30, la Ville de Saint-Étienne a organisé une journée 100% verte en centre-ville avec animations sportives, culturelles et familiales.
- Anciens joueurs : Les Verts de 1976, dont Pierre Repellini et Jean-Michel Larqué, ont été réunis à l’hôtel de ville le 8 mai pour un hommage officiel.
- Message présidentiel : Emmanuel Macron a adressé un message aux anciens joueurs : « Qui c’est les plus forts ? Évidemment, c’est les Verts ! », selon TL7.
- Exposition : Le Musée des Verts a ouvert dès le 9 mai une exposition temporaire consacrée à la saison 1975-1976.
Un week-end entier dédié à la mémoire verte
Tout a commencé le vendredi 8 mai. Les anciens joueurs de 1976 ont été accueillis à l’hôtel de ville de Saint-Étienne pour une rencontre officielle, selon la page Facebook de la Ville. Jean-Michel Larqué, capitaine de l’équipe lors de la finale, avait 28 ans ce soir de mai 1976. Il s’est exprimé lors d’une conférence tenue à 15h30 à La Comète : « On célèbre une épopée ! », a-t-il déclaré, évoquant les valeurs de solidarité et de courage propres au club stéphanois, rapporte le site officiel de la Ville.
La veille encore, le 6 mai, les Socio Verts avaient organisé une ciné-conférence avec Pierre Repellini et Maurice Vincent, ancien maire de Saint-Étienne, pour replonger dans le parcours de 1976, selon le compte X @TRIBUNESTE42100.
Le 9 mai, des milliers de supporters en centre-ville
C’est samedi que la fête a atteint son apogée. Dès 9h30, le centre-ville de Saint-Étienne s’est animé autour de la place de l’hôtel de ville. Animations sportives, espaces familiaux, stands culturels : la journée était organisée entièrement par la Ville, sous le signe du vert. Des milliers de supporters ont répondu présent, selon TL7.
Le week-end a également coïncidé avec un match de l’ASSE contre Amiens le 9 mai, dans un contexte de fin de saison en Ligue 2 où le club vise la remontée en Ligue 1 - un écho supplémentaire à la mémoire collective stéphanoise. Pour les montées en Ligue 1 suivies de près cette saison dans tout le pays, Saint-Étienne garde les yeux rivés sur son propre destin sportif.
Le message de Macron et les « poteaux carrés »
Emmanuel Macron a adressé un message aux anciens Verts lors des célébrations. « Qui c’est les plus forts ? Évidemment, c’est les Verts ! », a déclaré le président de la République, selon TL7. Un geste symbolique vers un club et une ville dont l’identité reste profondément liée à cette finale de 1976.
Ce match reste ancré dans la mémoire collective du football français pour les « poteaux carrés » : un tir de Dominique Rocheteau avait frappé la transversale, puis un autre de Saint-Étienne le poteau, sans trouver le chemin des filets. L’ASSE s’était inclinée 1-0 sur un but de Franz Roth. Victoires préalables contre le Dynamo Kiev en quarts et le PSV Eindhoven en demi-finale avaient nourri un espoir continental immense, rappelle France Info.
Contexte dans la Loire
Saint-Étienne compte 172 569 habitants selon l’INSEE (données 2022), ce qui en fait la deuxième ville de la région Auvergne-Rhône-Alpes après Lyon. Le département de la Loire (42) tourne en grande partie autour du club vert : en Ligue 2 cette saison, l’ASSE attire entre 35 000 et 37 000 spectateurs à Geoffroy-Guichard selon les chiffres croisés par la Ville et TL7 - un niveau de fréquentation exceptionnel pour la deuxième division française.
L’épopée de 1976 dépasse largement le cadre sportif. Elle cristallise l’identité d’une ville ouvrière et industrielle qui s’est reconnue dans un vestiaire soudé, populaire, victorieux en Europe avant de trébucher à quelques centimètres du titre. Cinquante ans après, cette mémoire reste un ciment social local que la Ville a choisi d’entretenir activement. Ce type de commémoration à dimension populaire - loin des événements festifs qui tournent parfois à l’incident - s’est déroulé sans accroc signalé.
Une exposition pour prolonger la mémoire
Au-delà du week-end festif, le Musée des Verts a ouvert le 9 mai une exposition temporaire entièrement consacrée à la saison 1975-1976 de l’ASSE. Selon Le Progrès, elle revient sur le parcours européen complet, des phases de groupes jusqu’à la nuit de Glasgow. L’exposition est accessible depuis le 9 mai, sans date de fermeture annoncée à ce stade dans les sources consultées.
La Ville a mis en place un minisite dédié (saint-etienne.fr/mini-site/tous-en-verts) pour centraliser l’ensemble du programme commémoratif.
Les anciens Verts de 1976 ont retrouvé leur ville en fête. La prochaine étape pour le club, elle, se joue sur le terrain : la fin de saison en Ligue 2 déterminera si Saint-Étienne peut rejoindre l’élite - et peut-être écrire un nouveau chapitre à la hauteur de 1976.