Saint-Étienne : rassemblement ce lundi 18h contre l’homophobie au ZanzyBar
Après l'agression violente de clients du bar LGBT+ dans la nuit du 11 au 12 juillet, la ville et les associations appellent à se mobiliser
Un rassemblement est organisé ce lundi 13 juillet à 18h devant le ZanzyBar, rue de la Résistance à Saint-Étienne. L'événement fait suite à une agression à caractère homophobe qui a blessé plusieurs clients dans la nuit du 11 au 12 juillet. Deux suspects ont été placés en garde à vue.
L’essentiel
- Agression : plusieurs clients du bar LGBT+ Le ZanzyBar agressés dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026 vers 1h15
- Blessés : trois personnes grièvement atteintes, une touchée à la main par du verre brisé
- Enquête : deux suspects interpellés et placés en garde à vue ce lundi 13 juillet
- Rassemblement : mobilisation prévue ce lundi 13 juillet à 18h au 44 rue de la Résistance
La communauté LGBT+ stéphanoise et ses soutiens se donnent rendez-vous ce lundi 13 juillet à 18h devant le ZanzyBar, établissement visé par une violente agression homophobe dans la nuit du 11 au 12 juillet. Le rassemblement, relayé par les associations locales et l’organisation nationale STOP homophobie, vise à exprimer la solidarité avec les victimes et à dénoncer la résurgence des violences LGBTphobes.
Ce qui s’est passé dans la nuit du 11 au 12 juillet
Vers 1h15 dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, plusieurs clients du ZanzyBar ont été agressés devant le bar situé au 44 rue de la Résistance. Selon info.fr, trois personnes ont été grièvement blessées et une quatrième touchée à la main par du verre brisé. Le gérant de l’établissement, Hervé Divet, a qualifié l’attaque d’une extrême violence.
Les faits se sont déroulés à la sortie du bar, espace de sociabilité LGBT+ reconnu dans la Loire. Plusieurs victimes et le gérant ont déposé plainte collectivement, selon info.fr. L’enquête a rapidement abouti : deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue ce lundi 13 juillet, rapporte Entrevue.
Un appel à la mobilisation relayé par la ville
Dès l’annonce de l’agression, le ZanzyBar a lancé un appel au rassemblement pour ce lundi 13 juillet à 18h. La municipalité de Saint-Étienne a condamné l’attaque avec la plus grande fermeté et invité les citoyens à participer massivement à l’événement, selon la Ville de Saint-Étienne. Le maire Régis Juanico a confirmé sa présence aux côtés de plusieurs membres du conseil municipal, rapporte info.fr.
L’association STOP homophobie a exprimé son plein soutien aux victimes et à l’équipe du bar. L’organisation insiste sur la nécessité de protéger les lieux de sociabilité LGBT+ face à la montée des violences homophobes constatée à l’échelle nationale.
Contexte dans la Loire
Saint-Étienne, préfecture de la Loire et commune de près de 175 000 habitants, dispose de quelques établissements identifiés comme lieux de sociabilité LGBT+, dont le ZanzyBar. L’agression du week-end s’inscrit dans un contexte national marqué par une hausse des signalements de violences à caractère homophobe, comme le documente régulièrement STOP homophobie.
Dans la Loire, les événements violents visant la communauté LGBT+ restent relativement rares mais leur médiatisation croissante témoigne d’une vigilance accrue des autorités et des associations. La rapidité de la réponse policière - deux interpellations en moins de 48 heures - et la mobilisation conjointe de la préfecture et de la mairie illustrent cette attention.
Réactions et présences attendues
Le rassemblement de ce lundi réunit associations locales, élus et citoyens. La présence confirmée du maire Régis Juanico marque le soutien institutionnel face à ce type de violences. Plusieurs organisations de défense des droits LGBT+ ont également relayé l’appel sur les réseaux sociaux.
L’événement vise à affirmer le droit à la sécurité dans les espaces publics et privés fréquentés par la communauté LGBT+. Il s’inscrit dans une démarche pacifique de solidarité avec les victimes et de dénonciation des discours et actes homophobes.
Suite de l’enquête judiciaire
Les deux suspects placés en garde à vue ce lundi font l’objet d’une enquête menée par les services de police de Saint-Étienne. Les qualifications pénales et les suites judiciaires dépendront des éléments rassemblés au cours de l’instruction. Le parquet n’a pas encore communiqué sur les circonstances précises de l’agression ni sur le profil des mis en cause.
Les plaintes déposées par le gérant et les victimes alimenteront le dossier pénal. La reconnaissance du caractère homophobe de l’agression constitue une circonstance aggravante susceptible d’alourdir les peines encourues.
Le rassemblement de ce lundi constitue une première étape de mobilisation. Les associations locales et nationales suivront l’évolution de l’enquête et les décisions judiciaires dans les semaines à venir.