Ardèche : 120 hectares brûlés à Saint-Georges-les-Bains, 5 pompiers malades
Parti mardi, l'incendie a progressé mercredi avec le vent et la chaleur, atteignant 120 hectares et provoquant cinq malaises chez les sapeurs-pompiers
L'incendie déclaré mardi 7 juillet à Saint-Georges-les-Bains, en Ardèche, s'est propagé mercredi sous l'effet du vent et des fortes températures. Il a parcouru environ 120 hectares au matin du 9 juillet, selon la préfecture. Cinq sapeurs-pompiers ont fait des malaises, dont un hospitalisé à Valence.
L’essentiel
- Surface parcourue : environ 120 hectares au matin du 9 juillet 2026, selon la préfecture de l’Ardèche
- Pompiers touchés : cinq malaises recensés, dont un sapeur-pompier évacué vers le centre hospitalier de Valence
- Moyens engagés : jusqu’à 276 sapeurs-pompiers et 60 engins terrestres, appuyés par deux Canadairs et un Dash
- Évacuations : 67 personnes évacuées par précaution depuis le début du sinistre
- Origine : une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du départ de feu
Un feu parti mardi, hors de contrôle mercredi
L’incendie a débuté le mardi 7 juillet 2026 à Saint-Georges-les-Bains, en Ardèche. Il a d’abord été contenu avant de reprendre de la vigueur le lendemain. « L’incendie de Saint-Georges-les-Bains, qui a pris mardi, s’est largement propagé mercredi 8 juillet, conforté par le vent et les fortes températures », a rapporté Le Dauphiné sur X.
La préfecture de l’Ardèche a suivi l’évolution du sinistre heure par heure sur ses canaux officiels. Mercredi matin, le compte @Prefet07 évoquait environ 70 hectares parcourus. Quelques heures plus tard, le bilan grimpait à 90 hectares, avec une première série de malaises chez les soldats du feu.
Cinq pompiers victimes de malaises, un hospitalisé
La chaleur et l’intensité de l’effort ont pesé sur les intervenants. Selon la préfecture de l’Ardèche, cinq sapeurs-pompiers ont été victimes de malaises depuis le début des opérations. L’un d’eux a été évacué vers le centre hospitalier de Valence.
Au matin du jeudi 9 juillet, la surface totale parcourue par les flammes s’élevait à environ 120 hectares, selon le point de situation de 10h00 diffusé par la préfecture. Ce climat de canicule qui fragilise les intervenants sur le terrain n’est pas isolé : la vigilance rouge canicule a également été déclenchée dans d’autres départements en cette période de fortes chaleurs.
276 pompiers et des moyens aériens mobilisés
Au plus fort de la lutte, dans la soirée de mercredi, 276 sapeurs-pompiers et 60 engins terrestres étaient engagés sur le sinistre. L’appui aérien a mobilisé deux avions Canadairs et un avion Dash, chargés des largages d’eau sur les zones les plus difficiles d’accès, selon le point de situation de 15h00 de la préfecture.
Face à l’ampleur de l’incendie, le préfet de l’Ardèche, Benoît Trévisani, a activé le centre opérationnel départemental (COD) et installé un poste de commandement opérationnel à Charmes-sur-Rhône. Il a également demandé officiellement aux employeurs de faciliter la libération de leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires, afin de renforcer les effectifs disponibles.
67 personnes évacuées par précaution
Soixante-sept personnes ont été évacuées par mesure de précaution depuis le début de l’incendie, selon la préfecture. Aucun autre détail sur les lieux concernés ou la durée de ces évacuations n’a été communiqué à ce stade.
Contexte dans l’Ardèche
Saint-Georges-les-Bains se situe dans la vallée du Rhône, secteur régulièrement exposé au risque de feux de forêt en période estivale, entre vent et sécheresse. Ce type d’épisode n’est pas isolé dans la région : en Bourgogne, deux incendies avaient récemment nécessité la mobilisation de 90 pompiers à Nuits-Saint-Georges, tandis qu’un feu de 2,5 hectares avait placé Bérat en vigilance orange. En Ardèche, la préfecture a fait de la lutte contre les feux de végétation une priorité estivale, avec des moyens aériens régulièrement déployés depuis la base de la Sécurité civile.
Une enquête ouverte sur les causes
L’origine du départ de feu n’a pas été précisée. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du sinistre, selon la préfecture de l’Ardèche.
Les points de situation se poursuivent, au rythme de l’évolution du feu et des conditions météorologiques.