Saint-Laurent-du-Maroni : 153 refoulés et 3 interpellations lors des opérations ATIPA et AÏMARA
Du 15 au 21 juin, 161 forces de l'ordre ont contrôlé 1 152 personnes aux frontières fluviales avec le Suriname et le Brésil.
La Police aux Frontières de Guyane a dressé le bilan des opérations ATIPA et AÏMARA. 161 policiers, gendarmes et douaniers ont été mobilisés sur le Maroni et l'Oyapock, aboutissant à 153 refoulements et 3 interpellations.
L’essentiel
- 161 policiers, gendarmes et douaniers mobilisés du 15 au 21 juin 2026
- 1 152 personnes contrôlées aux frontières fluviales
- 153 personnes refoulées, 3 interpellations
La Police aux Frontières (PAF) de Guyane a communiqué le bilan chiffré des opérations ATIPA et AÏMARA menées du 15 au 21 juin 2026. Selon un tweet officiel de la Police nationale de Guyane, 161 agents (policiers, gendarmes et douaniers) ont été déployés sur les fleuves Maroni et Oyapock. Ces contrôles ont permis de vérifier l’identité de 1 152 personnes, d’en refouler 153 et de procéder à 3 interpellations.
Ce qui s’est passé
Les opérations ATIPA et AÏMARA sont coordonnées chaque semaine par la PAF. ATIPA se concentre sur le fleuve Maroni, frontière naturelle avec le Suriname, à hauteur de Saint-Laurent-du-Maroni. AÏMARA cible l’Oyapock, qui sépare la Guyane du Brésil à Saint-Georges. Les forces disposent de deux bateaux intercepteurs équipés de caméras infrarouges, de GPS et de signalétiques nocturnes, selon Franceinfo La1ère.
Lancée en novembre 2024, l’opération ATIPA vise à centraliser les contrôles fluviaux au bac de Saint-Laurent-du-Maroni. Elle est placée sous l’autorité du sous-préfet de l’arrondissement de Saint-Laurent-du-Maroni, Gérard Marin, et du commandant de gendarmerie Stéphane Babel, d’après Radio Télé Péyi Guyane.
Contexte dans le département
Avec près de 300 000 habitants, la Guyane partage plus de 700 km de frontières avec le Suriname et le Brésil. L’immigration irrégulière et les trafics transfrontaliers sont des défis quotidiens pour les forces de l’ordre. Les opérations ATIPA et AÏMARA s’inscrivent dans un dispositif permanent de surveillance fluviale. La coordination entre police, gendarmerie et douanes est régulièrement renforcée, comme l’illustre également la récente coordination police municipale-Police nationale à Saint-Denis. Par ailleurs, la visite du préfet Blondel à la direction de la police nationale dans les Yvelines montre l’attention portée à l’organisation des forces sur tout le territoire.
Les chiffres de cette semaine sont stables par rapport aux bilans précédents, sans hausse notable des interpellations. Les 153 refoulements concernent des personnes en situation irrégulière, sans précision sur leur nationalité.
Prochaine étape
Les opérations ATIPA et AÏMARA se poursuivent la semaine prochaine. Le prochain bilan hebdomadaire sera communiqué par la PAF.