Saint-Priest : le maire envoie la facture aux familles après l’ouverture d’une bouche à incendie à Bel-Air
Deux adolescents identifiés par vidéosurveillance après avoir inondé la rue Paul-Valéry jeudi 28 mai leurs familles seront convoquées à la police municipale.
Jeudi 28 mai 2026, des adolescents ont ouvert une bouche à incendie rue Paul-Valéry dans le quartier Bel-Air à Saint-Priest pour se rafraîchir. Le maire Gilles Gascon (LR) a annoncé ce week-end que les familles des deux jeunes identifiés recevront la facture des dégâts.
L’essentiel
- 28 mai 2026, vers 18h20 : les pompiers interviennent rue Paul-Valéry à Bel-Air après l’ouverture illégale d’une bouche à incendie par des adolescents.
- Deux jeunes identifiés grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville, selon le maire Gilles Gascon.
- Peine encourue : jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende pour ouverture illégale d’une bouche à incendie.
- Facture établie par Eau du Grand Lyon, montant non encore précisé ; les familles risquent aussi un rappel au bail auprès d’Est Métropole Habitat.
Une rue inondée, une piscine gonflable en pleine chaussée
Jeudi 28 mai 2026 en fin d’après-midi, des adolescents du quartier Bel-Air ouvrent une bouche à incendie rue Paul-Valéry à Saint-Priest. La chaussée est rapidement inondée ; une piscine gonflable est installée sur place. Selon Le Progrès, une bouche à incendie ouverte illégalement perd l’équivalent de cinq baignoires d’eau par minute.
Les pompiers interviennent vers 18h20 pour rétablir la situation. Selon un témoin riverain cité par Le Progrès, des policiers municipaux auraient été caillassés - un point que les pompiers n’ont pas confirmé.
« Qui casse paie » : la réponse du maire
Samedi 30 ou dimanche 31 mai, le maire Gilles Gascon (LR) réagit sur ses réseaux sociaux et auprès de Le Progrès. Deux adolescents du quartier ont été formellement identifiés via les caméras de vidéosurveillance de la ville. Leurs familles seront convoquées à la police municipale et recevront la facture des dégâts, établie par Eau du Grand Lyon. Le montant exact n’a pas encore été précisé.
Le maire qualifie les actes d’« inadmissibles » : une bouche à incendie rendue inutilisable, c’est un équipement de secours hors service pour les habitants. Les deux familles sont locataires d’Est Métropole Habitat (EMH) et risquent, en plus de la facture, un rappel au bail pouvant aller jusqu’à l’exclusion du logement, selon Le Progrès.
Sur le plan pénal, ouvrir illégalement une bouche à incendie est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Les suites judiciaires éventuelles n’ont pas été précisées à ce stade.
Contexte dans le Rhône
Bel-Air est un quartier prioritaire de la politique de la ville à Saint-Priest, comptant environ 6 300 habitants selon les données INSEE. Saint-Priest est une commune de près de 45 000 habitants dans la métropole de Lyon. Gilles Gascon, maire depuis 2014, a été réélu dès le premier tour des municipales de mars 2026 avec 58,13 % des voix.
Le phénomène n’est pas propre au Rhône. Fin mai 2026, la mairie d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a envoyé une facture d’environ 2 000 € aux familles de jeunes ayant agi de la même façon, selon Le Parisien. Les épisodes de chaleur précoce multiplient ce type d’incidents, qualifiés de « street pooling » par certains médias. Pour les villes comme les communes de la métropole lyonnaise, la gestion de la sécurité dans les quartiers populaires reste une priorité de terrain. À Saint-Priest même, la commune a été endeuillée le 28 mai par le décès d’une femme percutée par un TGV en gare, troisième mort en treize mois.
Les familles des deux adolescents n’ont pas encore été entendues publiquement. La date de leur convocation à la police municipale n’a pas été communiquée.
Sources
- Le Progrès : « Qui casse paie » : ce maire envoie la facture aux familles après l'ouverture d'une bouche à incendie
- Le Progrès : À Saint-Priest, des ados ouvrent une bouche à incendie… et installent une piscine en pleine rue
- Lyon Mag : "Qui casse paie" : à Saint-Priest, le maire facture les familles après l'ouverture d'une bouche incendie
- Le Parisien : Bouches à incendie ouvertes à Asnières : la mairie envoie la facture de 1000 euros à deux familles