Saint-Priest : facture d’eau et rappel au bail après la casse d’une bouche d’incendie

Le maire Gilles Gascon a annoncé que les parents des deux adolescents identifiés paieront la facture et risquent des sanctions locatives.

Saint-Priest : facture d'eau et rappel au bail après la casse d'une bouche d'incendie
Illustration Margaux Bernard / info.fr

Jeudi 28 mai 2026, deux adolescents ont ouvert et dégradé une bouche à incendie rue Paul-Valéry, dans le quartier Bel-Air à Saint-Priest. Identifiés par la vidéoprotection municipale, leurs familles vont recevoir la facture d'eau et un rappel au bail. Le maire Gilles Gascon a réagi publiquement dès le 30 mai.

L’essentiel

  • 28 mai 2026 : une bouche à incendie rue Paul-Valéry (quartier Bel-Air) ouverte et dégradée par deux adolescents en fin d’après-midi, pendant la canicule.
  • Identification rapide : les deux jeunes ont été repérés grâce à la vidéoprotection municipale de Saint-Priest.
  • Double sanction annoncée : facture d’eau + réparations à la charge des parents, et rappel au bail (les familles sont locataires d’Est Métropole Habitat).
  • Cadre pénal : l’infraction est passible de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende (art. 322-3 du code pénal).
  • Précédent : Gilles Gascon dit avoir appliqué la même mesure en 2017, avec effet dissuasif durable selon ses déclarations.

Ce qui s’est passé rue Paul-Valéry

En fin d’après-midi du jeudi 28 mai 2026, deux adolescents ont volontairement ouvert une bouche à incendie dans la rue Paul-Valéry, quartier Bel-Air, à Saint-Priest. Le phénomène, parfois appelé street pooling, consiste à provoquer un jet d’eau dans la rue pour s’y rafraîchir pendant les fortes chaleurs. L’équipement a été mis temporairement hors service, selon Lyon Mag et Le Progrès.

L’incident survient lors d’un épisode de canicule. La bouche à incendie est un équipement de sécurité dont la neutralisation, même brève, peut compromettre l’intervention des pompiers dans le secteur. Le gaspillage d’eau constitue l’autre dimension de l’acte, selon la mairie.

La réaction du maire : « Qui casse paie »

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Gilles Gascon, maire LR de Saint-Priest depuis 2014 et réélu en mars 2026 dès le premier tour avec 58,13 % des voix, a réagi publiquement samedi 30 mai sur ses réseaux sociaux et dans plusieurs interviews. Sa formule : « Qui casse paie ! ». Il a qualifié l’acte d’« inadmissible », invoquant à la fois la sécurité publique et le gaspillage écologique.

Le maire a rappelé que des équipements alternatifs existent : la commune dispose d’un centre nautique municipal à proximité du quartier Bel-Air.

BFM Lyon a diffusé une déclaration vidéo du maire :

Facture et rappel au bail : le détail des sanctions

Les deux familles concernées sont locataires d’Est Métropole Habitat (EMH), le bailleur social de l’Est lyonnais. Gilles Gascon est lui-même président d’EMH depuis mai 2026, élu à l’unanimité du conseil d’administration.

Deux types de sanctions ont été annoncés, selon Le Progrès et BFM Lyon :

  • La facture d’eau correspondant à la consommation liée à l’ouverture de la bouche, ainsi que les frais de réparation, seront envoyés aux parents par Eau du Grand Lyon. Le montant exact n’a pas encore été communiqué à ce stade.
  • Un rappel au bail sera adressé aux deux familles par EMH. Selon les déclarations du maire, l’accumulation de ces rappels peut conduire à une procédure d’exclusion du logement.

Sur le plan pénal, Le Progrès rappelle que l’ouverture d’une bouche à incendie est passible de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende au titre de l’article 322-3 du code pénal (dégradation d’un bien destiné à l’utilité publique). Aucune procédure judiciaire n’a été annoncée à ce stade par la mairie.

Contexte dans le Rhône

Saint-Priest comptait 49 193 habitants en 2022 selon l’INSEE, en croissance régulière. Commune de la première couronne lyonnaise, elle abrite plusieurs quartiers prioritaires de la politique de la ville. Bel-Air, avec environ 6 297 habitants (données SIG Ville/INSEE), est l’un d’eux. EMH y gère un parc important de logements sociaux.

Le phénomène du street pooling est récurrent dans les communes de l’agglomération lyonnaise lors des vagues de chaleur estivales. Les épisodes de canicule multiplient ce type d’incidents, déjà signalés dans d’autres métropoles françaises ces dernières années. À Saint-Priest même, les questions de sécurité urbaine sont régulièrement au cœur de l’agenda municipal.

Gascon dit avoir eu recours à la même mesure de facturation aux familles en 2017, à la suite d’un incident similaire. Il affirme que cette action avait eu un effet dissuasif durable - jusqu’à cet incident de mai 2026, selon BFM Lyon.

Identification par vidéoprotection

Les deux adolescents ont été identifiés grâce au réseau de vidéoprotection municipale de Saint-Priest, selon Lyon Mag et Le Progrès, deux sources concordantes. La mairie n’a pas précisé le délai entre l’incident et l’identification, ni si une plainte a été déposée.

Les factures seront établies par Eau du Grand Lyon ; leur montant définitif sera connu à réception des relevés de consommation. Les rappels au bail, eux, relèvent d’EMH.

Sources

Margaux Bernard

Margaux Bernard

Margaux est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Rhône (69), avec Lyon pour chef-lieu. Spécialité du département : 2e métropole française et capitale gastronomique. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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