Sainte-Rose : la Caravane des Droits au service des nouveaux arrivants

Le 30 janvier 2026, près de 30 institutions se mobilisent place Tricolore pour accompagner les primo-arrivants en Guadeloupe.

Sainte-Rose : la Caravane des Droits au service des nouveaux arrivants
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

La Caravane des Droits a fait sa 12e escale à Sainte-Rose fin janvier 2026. Emploi, logement, santé, intégration des étrangers : un guichet unique pour ceux qui ne connaissent pas leurs droits. Un dispositif renforcé par de nouvelles obligations légales.

Le vendredi 30 janvier 2026, de 8h30 à 13h30, les places Tricolore et de la Verdure à Sainte-Rose ont accueilli la 12e escale de la Caravane des Droits. L’objectif affiché : aller au-devant des habitants, et notamment des étrangers primo-arrivants, pour lutter contre le non-recours aux droits sociaux.

Trente institutions sous un même chapiteau

Selon le Conseil départemental de la Guadeloupe, près de 30 institutions et associations étaient présentes : CAF, préfecture, Conseil départemental, mais aussi des structures spécialisées dans l’emploi, le logement et la santé. Les personnes étrangères titulaires d’un titre de séjour de moins de cinq ans figuraient parmi les publics prioritaires visés, conformément aux orientations du programme 104 de l’État.

Ce programme, piloté par la préfecture de Guadeloupe, cible les ressortissants hors Union européenne pour favoriser leur installation durable sur le territoire. Il couvre l’apprentissage du français à visée professionnelle, l’insertion et l’accès aux droits. L’appel à projets 2025, lancé le 10 juin avec une clôture repoussée au 23 juillet, en constituait le cadre financier, selon la préfecture.

Un examen civique obligatoire depuis janvier 2026

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La Caravane intervient dans un contexte réglementaire resserré. Depuis le 1er janvier 2026, un examen civique est obligatoire pour toute demande de carte de séjour pluriannuelle, de carte de résident ou de naturalisation, comme le rappelle La1ère. Une formation gratuite de préparation est proposée. Cette mesure découle de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration (dite loi CIAI), selon la préfecture de Guadeloupe.

La question de la langue reste au cœur du parcours d’intégration en Guadeloupe. Le créole, parlé quotidiennement sur l’île, n’est pas retenu parmi les spécialités du concours de l’agrégation des langues de France. Le syndicat des personnels de l’éducation s’en est ému récemment.

Une continuité des politiques locales d’insertion

La Caravane des Droits s’inscrit dans une logique plus large. En mars 2025, un appel à projets pour le contrat de ville de Sainte-Rose avait été lancé, selon Promotion Santé Guadeloupe, dans une année de transition vers le contrat Engagement Quartiers 2030. Les dispositifs d’accompagnement se superposent ainsi, sans que leurs articulations précises aient été détaillées publiquement à ce stade.

Pour les nouveaux arrivants qui n’ont pas pu se rendre place Tricolore le 30 janvier, la préfecture et la CAF de Guadeloupe restent les interlocuteurs habituels pour toute démarche d’intégration ou d’accès aux droits sociaux.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Correspondante à Basse-Terre, elle suit les tensions sur le chlordécone, les débats sur l'autonomie, le tourisme et les restructurations hospitalières. Issue de l'ESJ Lille, elle a grandi en Guadeloupe. Méthode : interroger les agriculteurs, les militants indépendantistes, les élus, croiser les rapports sanitaires avant de publier.

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