Sainte-Rose : un voilier chavire, les deux naufragés refusent les secours

Le 5 avril 2026, deux hommes sont tombés à l'eau au large de la plage de Mambia, sans blessés graves.

Sainte-Rose : un voilier chavire, les deux naufragés refusent les secours
Illustration Marie-Claire Naboulet / info.fr

Un voilier a chaviré peu avant 13h au large de Sainte-Rose, dans une mer houleuse. Les deux occupants ont été localisés par les garde-côtes. Tous deux ont refusé toute assistance médicale.

Le dimanche 5 avril 2026, peu avant 13h, un voilier a chaviré au large de la plage de Mambia, à Sainte-Rose, en Guadeloupe. La mer était houleuse. Ses deux occupants masculins sont tombés à l’eau, selon La 1ère Guadeloupe.

L’un des deux hommes a réussi à rejoindre la plage de Mambia à la nage. L’autre s’est accroché à l’embarcation dérivante, attendant les secours en pleine mer.

Une mobilisation coordonnée, mais sans prise en charge

L’alerte a déclenché une intervention multiple. Les garde-côtes à bord du Dragon 971 ont localisé les deux hommes et leur ont proposé une assistance. Ils ont refusé. Le SDIS Guadeloupe, mobilisé à la demande du CROSS AG, a assuré une surveillance sans pouvoir prendre en charge les naufragés. Les forces de l’ordre et la police municipale de Sainte-Rose ont appuyé les pompiers sur place, toujours selon La 1ère.

Aucun blessé grave n’a été signalé. Les raisons du refus d’assistance n’ont pas été précisées par les services compétents.

Un littoral exposé, une pêche active

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Ce type d’incident n’est pas inédit dans ces eaux. En février 2018, deux pêcheurs avaient déjà été secourus au large de Sainte-Rose, près de l’îlet Kahouanne, grâce à une balise de détresse, selon RCI Guadeloupe. La Guadeloupe enregistre en moyenne dix à quinze interventions de sauvetage en mer par an pour la plaisance et la pêche locale, selon les bilans du CROSS, un chiffre en hausse liée aux conditions météorologiques.

La pêche côtière reste une activité structurante dans l’archipel. En 2024, la Guadeloupe a représenté l’un des plus gros volumes de débarquements en Outre-mer, avec environ 2 200 tonnes, et 55 % des stocks de poissons en bon état selon le bilan Ifremer, rapporté par La 1ère.

Aucune enquête formelle ni suite administrative n’a été annoncée à ce stade concernant l’incident du 5 avril.

Sources

Marie-Claire Naboulet

Marie-Claire Naboulet

Correspondante à Basse-Terre, elle suit les tensions sur le chlordécone, les débats sur l'autonomie, le tourisme et les restructurations hospitalières. Issue de l'ESJ Lille, elle a grandi en Guadeloupe. Méthode : interroger les agriculteurs, les militants indépendantistes, les élus, croiser les rapports sanitaires avant de publier.

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