Salouël : les associations mobilisées contre les perturbateurs endocriniens

Des initiatives locales et régionales visent à réduire l'exposition aux substances toxiques du quotidien, notamment pour les femmes enceintes et les enfants.

Salouël : les associations mobilisées contre les perturbateurs endocriniens
Illustration Florian Vasseur / info.fr

À Salouël et dans la Somme, des associations s'inscrivent dans une campagne nationale de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens. Ces substances présentes dans les produits courants sont associées à des troubles de la fertilité et du développement. Le CHU Amiens-Picardie, implanté à Salouël, joue un rôle actif dans ce dossier.

Cosmétiques, plastiques alimentaires, pesticides, produits ménagers : les perturbateurs endocriniens (PE) sont partout. À Salouël, des associations locales relaient l’alerte sur ces substances qui imitent ou bloquent les hormones et dont les effets sur la santé reproductive et infantile sont documentés.

Selon Santé publique France, l’exposition pendant la grossesse est associée à une baisse de la qualité du sperme et à une augmentation des anomalies du développement. Ces données scientifiques alimentent la mobilisation des acteurs locaux.

Le CHU de Salouël en première ligne

Le CHU Amiens-Picardie, situé à Salouël, dispose depuis plusieurs années d’un dispositif dédié : la plateforme PREVENIR, consacrée au repérage et à la prévention des troubles de fertilité liés aux expositions environnementales. L’établissement forme également des étudiants en service sanitaire à ces enjeux depuis 2018, selon les informations publiées sur son site.

Un colloque national intitulé « Périnatalité et environnements toxiques » se tiendra les 21 et 22 mai 2026 à Amiens. Organisé par l’ARET, la SFTG et la STCM, il abordera directement les risques des PE pour la santé reproductive et infantile, selon le site du projet FEES.

Un cadre national qui s’étoffe

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La France a adopté sa première stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens en 2014 (SNPE1), suivie d’une seconde en 2019, rappelle le ministère de l’Écologie. En 2026, un nouveau plan d’actions est en consultation publique jusqu’au 8 mai. Il comprend 20 mesures réparties sur six thématiques, selon le portail des consultations publiques du gouvernement.

À l’échelle régionale, le 4e Plan Régional Santé-Environnement des Hauts-de-France (PRSE4), adopté en avril 2024, intègre des actions spécifiques contre les PE avec un focus sur la santé reproductive dans la région, Somme comprise.

Sur le terrain associatif, le Réseau Environnement Santé (RES) recense près de 300 communes signataires de sa Charte « Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens ». France Nature Environnement Hauts-de-France fédère pour sa part une vingtaine d’associations locales dans la Somme, potentiellement impliquées dans ces campagnes d’information.

Prochaine étape : la consultation publique sur le nouveau plan d’actions gouvernemental se clôt le 8 mai 2026. Le colloque d’Amiens sur périnatalité et environnements toxiques se tient les 21 et 22 mai.

Sources

Florian Vasseur

Florian Vasseur

Installé à Amiens, couvre la cathédrale, les tensions sur l'université, l'agriculture et les débats sur la ligne TGV. Diplômé de l'ESJ Lille, il a grandi dans la Somme. Conviction : interroger les conservateurs, les étudiants, les agriculteurs, vérifier les budgets universitaires avant de publier.

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