Samir Nasri valide l’arrivée de Bruno Genesio à l’OM et évoque un « petit miracle »
L'ancien milieu marseillais approuve le choix du nouvel entraîneur, mais prévient que la situation financière du club exigera une performance exceptionnelle.
Le 1er juillet 2026, l'Olympique de Marseille a officialisé la nomination de Bruno Genesio pour deux saisons. L'ancien joueur du club, Samir Nasri, a salué ce choix sur les réseaux sociaux, tout en jugeant que l'entraîneur devra accomplir un « petit miracle » compte tenu des contraintes budgétaires
L’essentiel
- Fait 1 : Bruno Genesio a été nommé entraîneur de l’OM le 1er juillet 2026, pour un contrat de deux saisons.
- Fait 2 : Il succède à Habib Beye, qui n’est resté que quatre mois, et a été choisi par le directeur sportif Grégory Lorenzi.
- Fait 3 : Samir Nasri a approuvé publiquement ce choix mais a estimé que Genesio devra réaliser un « petit miracle » en raison des limitations imposées par la DNCG.
- Fait 4 : Nasri a formellement démenti les rumeurs de son intégration dans le staff technique marseillais.
- Fait 5 : Le nouveau président Stéphane Richard a pris ses fonctions le 2 juillet et a annoncé le renommage du stade Vélodrome en CEPAC Vélodrome.
L’Olympique de Marseille a lancé un nouveau cycle. Mercredi 1er juillet 2026, le club a officialisé l’arrivée de Bruno Genesio au poste d’entraîneur de l’équipe première, pour une durée de deux saisons. Âgé de 59 ans, l’ancien coach de Lille succède à Habib Beye, dont le départ avait été annoncé la veille, au terme d’un passage de seulement quatre mois. La décision a été prise sous l’impulsion du nouveau directeur sportif, Grégory Lorenzi, qui a vanté l’expérience de Genesio en Ligue 1 et en Europe.
La réaction de Samir Nasri : un soutien prudent
Consultant pour Canal+ et ancien joueur formé à l’OM, Samir Nasri a rapidement réagi à cette nomination. Sur le réseau social X, il a déclaré : « C’est un choix que j’approuve. » Mais il a immédiatement nuancé son propos : « Il va devoir faire un petit miracle donc je lui souhaite bonne chance. » Une allusion directe aux contraintes budgétaires qui pèsent sur le club, rappelées par la DNCG avec un encadrement strict de la masse salariale.
Interrogé sur les rumeurs qui l’annonçaient comme possible adjoint de Genesio, Nasri a coupé court : il a formellement démenti toute implication dans le staff technique marseillais. Sa position reste celle d’un observateur engagé, mais pas d’un acteur direct de la reconstruction du club.
Un contexte financier tendu à Marseille
Le « petit miracle » évoqué par Nasri n’est pas un simple mot. Depuis plusieurs mois, l’Olympique de Marseille évolue sous la surveillance de la DNCG, qui a encadré sa masse salariale. Cette contrainte a influencé le recrutement d’un nouvel entraîneur : plutôt qu’un nom ronflant et coûteux, la direction a misé sur la valeur sûre Genesio, libre après avoir quitté le LOSC au terme de la saison 2025-2026 sur une quatrième place qualificative en Ligue des champions. Le directeur sportif Grégory Lorenzi a expliqué que son expérience de la Ligue 1 et des compétitions européennes correspondait au profil recherché.
Une nouvelle ère institutionnelle
Au-delà du banc, l’OM vit un changement de gouvernance. Stéphane Richard a officiellement pris ses fonctions de président du directoire le 2 juillet 2026, au lendemain de l’annonce de Genesio. Dès sa première conférence de presse, il a dévoilé le nouveau naming du stade Vélodrome, rebaptisé « CEPAC Vélodrome », une opération financière censée renforcer les ressources du club. La nomination de Beye puis son départ express - quatre mois seulement - illustrent les tensions qui persistent autour de la direction sportive. L’arrivée de Genesio, accompagnée de celle de Lorenzi et de Richard, marque donc une tentative de stabilisation.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Avec 1,3 million d’habitants, le département des Bouches-du-Rhône est le troisième de France par sa population, et Marseille en est le cœur battant. L’Olympique de Marseille y est bien plus qu’un club : c’est une institution sociale et économique, dont les résultats sportifs conditionnent l’humeur d’une grande partie de la population. La pression sur le nouvel entraîneur est immense, d’autant que le club n’a plus remporté le championnat de Ligue 1 depuis 2010 et que ses supporters attendent un retour au premier plan. Les restrictions budgétaires imposées par la DNCG compliquent la tâche, mais le choix de Genesio - un entraîneur réputé pour sa capacité à faire progresser les jeunes et à optimiser des effectifs limités - semble calibré pour répondre à ce défi local.
Prochaine étape : la reprise de l’entraînement est prévue dans la deuxième quinzaine de juillet. Genesio devra d’ici là composer avec un effectif à remodeler sous contrainte financière. Le mercato estival sera scruté de près : le « petit miracle » commencera sur le marché des transferts.