Sciences sociales dans les écoles d’agronomie : la consigne présumée du ministère qui inquiète les chercheurs
Selon Le Monde, la DGER aurait enjoint AgroParisTech, l'Institut Agro et VetAgro Sup de ne plus recruter ni sociologues ni politistes
Une consigne discrète qui aurait transité par les lettres d'objectifs adressées aux grandes écoles agronomiques. Le ministère est soupçonné d'étouffer les sciences critiques après le choc des « déserteurs » de 2022.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une directive administrative opaque
La consigne de non-recrutement transiterait par les lettres d'objectifs adressées aux établissements, hors de tout débat public ou parlementaire et largement à l'abri du contrôle juridictionnel.
L'héritage du discours des « déserteurs »
Quatre ans après le discours d'AgroParisTech vu plus d'un million de fois, la chronologie suggère un effet causal de ce buzz sur la consigne, sans qu'aucune source ne le documente formellement.
Une mobilisation étudiante parallèle
Le collectif Agro en lutte multiplie les blocages depuis janvier 2026 contre l'ingérence de l'agro-industrie, sans avoir explicitement intégré la défense des SHS dans ses revendications publiques.
Un budget en baisse de près de 12 %
Le PLF 2026 prévoit une baisse de 11,59 % en autorisations d'engagement pour la mission Agriculture, pesant sur les capacités de recrutement.
Une zone grise juridique
Le décret de 1984 garantit l'indépendance des recrutements universitaires ; la lettre d'objectifs, dépourvue de caractère réglementaire, contourne ce principe sans s'exposer au juge administratif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Selon Le Monde, le ministère de l'Agriculture aurait enjoint trois grandes écoles de ne plus recruter sociologues ni politistes depuis deux ans.
- La directive aurait transité par les lettres d'objectifs de la DGER à AgroParisTech, l'Institut Agro et VetAgro Sup, sans note réglementaire formelle.
- Le contexte quatre ans après le discours-choc des diplômés « déserteurs » d'AgroParisTech vu plus d'un million de fois.
- Le collectif Agro en lutte mène des blocages depuis janvier 2026, sans toutefois revendiquer explicitement le maintien des SHS.
- Aucune direction d'établissement, aucun syndicat d'enseignants-chercheurs, ni le ministère lui-même, n'ont confirmé ou démenti publiquement la directive.
L’affaire couvait depuis deux ans [1]. Elle a éclaté courant février [2], quand des enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales ont découvert l’existence d’une consigne ministérielle qu’on leur avait soigneusement tue. Selon Le Monde, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire [3] enjoindrait depuis deux ans aux directeurs des grandes écoles publiques d’ingénieurs en agronomie de ne plus recruter ni sociologue ni politiste [4].
La directive, formulée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) [5], aurait transité par un canal administratif feutré: les lettres d’objectifs adressées à trois établissements au moins [6] - AgroParisTech, l’Institut Agro (Dijon, Rennes-Angers, Montpellier) et VetAgro Sup [7].
Ce qui est établi, ce qui reste allégué
Distinguons d’emblée. Ce qui est établi: Le Monde a publié une enquête révélant l’affaire; des enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales d’écoles publiques d’agronomie soupçonnent l’autorité de tutelle de vouloir réduire la place de leurs disciplines dans la formation des étudiants [8]; ces témoignages convergent autour de trois établissements [6]. Ce qui reste allégué: aucune note de la DGER explicitant la consigne n’a été rendue publique. Aucune voix officielle du ministère n’a, à ce jour, confirmé ou démenti l’existence de cette directive. Le contenu exact des lettres d’objectifs n’a pas été divulgué.
Cette dissymétrie probatoire n’est pas anodine. C’est le propre de la « contrainte douce » administrative que de ne laisser aucune trace réfutable - et c’est précisément ce que dénoncent les chercheurs qui en sont les destinataires.
Une « fuite des cerveaux » redoutée par le ministère
Le mot, lâché par les enseignants-chercheurs eux-mêmes, est rude: « fuite des cerveaux » [9]. Le ministère craindrait que les futurs ingénieurs agronomes ne « bifurquent » [10] en masse sous l’effet d’un enseignement critique.
D’avril 2022 à la révélation: la chaîne causale supposée
Le contexte n’est pas neutre. En avril 2022 [11], des diplômés d’AgroParisTech [12] cassaient l’ambiance feutrée de leur cérémonie de remise de diplômes. « Nous sommes plusieurs à ne pas vouloir faire mine d’être fiers et méritantes d’obtenir ce diplôme à l’issue d’une formation qui pousse globalement à participer aux ravages environnementaux et sociaux en cours » [13], lançaient-ils, avant d’inviter leurs camarades à « bifurquer » et « déserter » vers l’agriculture vivrière, l’artisanat ou le mouvement écologiste radical [14]. Le discours, visionné plus d’un million de fois sur les réseaux sociaux [15], a fait des émules: Mines de Paris [16], École Polytechnique [17], ENSAT [18].
La chronologie, telle qu’elle se reconstitue, dessine une chaîne de causalité supposée. Discours-choc en avril 2022 [11]. Viralité massive dans les mois suivants. Puis, deux ans avant la révélation [1], formulation de la consigne par la DGER. Aucune source ne documente formellement le lien entre ces deux moments: ni note interne, ni déclaration ministérielle. L’hypothèse d’un effet causal repose sur la concordance des dates et sur le motif explicite invoqué par les enseignants-chercheurs - empêcher de nouvelles « bifurcations ». Elle reste, à ce stade, une lecture des intéressés, pas un fait avéré.
L’école se rebloque
La consigne tomberait en pleine ébullition étudiante. Le collectif « Agro en lutte » [19] s’insurge contre l’ingérence de l’agro-industrie dans la gouvernance d’AgroParisTech. Deux blocages se sont succédé en janvier [20] et février [21], avec à la clé une évacuation policière [22] et 15 jours d’exclusion prononcés contre 36 étudiants [23] [24] - sanction finalement levée [25].
Le 17 février [26], les étudiants ont repris le blocus avant de le lever le lendemain pour éviter une nouvelle intervention policière [27]. Une dizaine d’entre eux font à nouveau l’objet de procédures disciplinaires [28]. Leurs revendications visent une restructuration du conseil d’administration [29] et la transparence sur les partenariats de l’école [30].
Au CA d’AgroParisTech siège Christiane Lambert, ancienne présidente de la FNSEA entre 2017 et 2023 [31], nommée par arrêté du ministre de l’Agriculture - comme la moitié de ce conseil [32]. « Cette présence est assez peu démocratique car ils sont nommés directement par le ministre. Tous ces membres ont la même vision de l’agriculture que lui: cela ne représente pas la diversité du monde agricole » [33], dénonce un membre du collectif.
Deux fronts qui ne se rejoignent pas (encore)
Reste une question que peu posent: la mobilisation étudiante a-t-elle intégré la défense des SHS dans son cahier de revendications? À ce jour, les revendications publiques d’« Agro en lutte » portent explicitement sur la composition du conseil d’administration [29] et la des partenariats privés [30]. Aucune source consultée ne fait état d’une revendication formelle sur le maintien des sociologues et politistes dans les recrutements. Les deux fronts - directive anti-SHS d’un côté, lutte anti-agro-industrie de l’autre - partagent un même adversaire (la cogestion ministère-FNSEA), mais ne se sont, pour l’heure, pas explicitement articulés.
Le cadre juridique: une zone grise soigneusement entretenue
L’article L811-1 du Code rural et de la pêche maritime confie à l’enseignement agricole public plusieurs missions, dont la formation et la recherche - sans préciser les disciplines à mobiliser. Le statut des enseignants-chercheurs garantit en principe l’indépendance du recrutement par les comités de sélection des établissements. Une consigne ministérielle prescrivant l’éviction de profils disciplinaires entiers se heurterait frontalement au principe d’autonomie pédagogique et scientifique consacré par le Code de l’éducation.
Mais c’est précisément l’instrument choisi - la lettre d’objectifs - qui rend toute contestation juridictionnelle ardue. Selon une jurisprudence constante du Conseil d’État, ne sont attaquables par voie de recours pour excès de pouvoir que les actes faisant grief: les notes, circulaires et orientations dépourvues de caractère réglementaire échappent en principe au contrôle du juge administratif (sauf à démontrer qu’elles produisent par elles-mêmes des effets de droit, depuis l’arrêt Gisti du 12 juin 2020). Une consigne glissée dans un document de pilotage, non publiée, non signée d’un acte exécutoire, occupe précisément cet angle mort.
La loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire, promulguée le 24 mars 2025, illustre ce décalage. Elle fixe des objectifs chiffrés ambitieux: augmenter de 30 % par rapport à 2017 [34] le nombre d’ingénieurs agronomes formés, de 75 % celui des vétérinaires [35], de 30 % les apprenants de l’enseignement technique [36]. Le texte, partiellement censuré par le Conseil constitutionnel le 20 mars 2025 [37], promeut explicitement les collaborations entre recherche publique et entreprises [38]. Mais nulle part la loi n’évoque les disciplines à inclure ou exclure des cursus. Ce silence législatif laisse à la DGER une latitude considérable - celle, précisément, dont elle aurait usé.
Un précédent: les SHS comme variable d’ajustement
Le procédé n’est pas inédit. On se souvient des controverses, lors de la mise en place du Bachelor universitaire de technologie (BUT) à la rentrée 2021, autour du volume horaire dévolu aux humanités et sciences sociales dans les IUT, plusieurs syndicats d’enseignants ayant alors dénoncé une marginalisation rampante des disciplines critiques au profit des compétences professionnalisantes. Plus largement, l’arbitrage sur la place des SHS dans les cursus scientifiques - des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs - revient cycliquement, comme variable d’ajustement budgétaire et disciplinaire. Ce qui distingue l’affaire des écoles d’agronomie, c’est l’instrument: non un arrêté de maquette publié au Journal officiel, mais une consigne informelle, invisible.
Un budget en chute libre
Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse de 11,59 % des crédits en autorisations d’engagement [39] et de 4,98 % en crédits de paiement [40] pour la mission Agriculture. La ministre Annie Genevard [41] défend devant le Sénat un budget de 6,1 milliards d’euros [42], en arguant que les concours nationaux atteignent en réalité 6,8 milliards [43]. L’arbitrage budgétaire pèse mécaniquement sur la masse salariale des établissements - et donc sur leur capacité à recruter.
Les voix qui manquent
Aucune source consultée à ce jour ne rapporte de réaction publique des directions d’AgroParisTech, de l’Institut Agro [44] ou de VetAgro Sup. Aucune organisation syndicale d’enseignants-chercheurs (SNESUP-FSU, SNCS-FSU notamment) ne s’est, à notre connaissance, exprimée publiquement depuis la révélation. Le ministère de l’Agriculture, sollicité par Le Monde, n’a ni confirmé ni démenti. Ces silences sont, en eux-mêmes, des données: ils dessinent le périmètre de ce qu’il reste à documenter.
Le paradoxe mérite, lui, d’être posé. Le ministère finance une étude, publiée le 14 février 2025 [45], qui documente le verrouillage social des écoles agro-vétérinaires: 71 % des inscrits en quatrième année véto ont au moins un parent cadre [46], les jeunes d’origines favorisées ont une probabilité neuf à dix fois plus élevée d’accéder à une grande école [47]. Diversifier les profils sociaux d’un côté, restreindre - allègue-t-on - la diversité disciplinaire de l’autre: la cohérence interroge.
Notre lecture
Une directive non écrite, glissée dans des lettres d’objectifs, échappe au débat parlementaire. Elle échappe largement aussi au contrôle juridictionnel - sauf à démontrer, devant le Conseil d’État, qu’elle produit des effets de droit autonomes. C’est précisément ce qui en ferait un instrument efficace: changer le visage des sciences dans les écoles d’agronomie sans jamais avoir à l’assumer politiquement. Encore faudra-t-il que l’existence formelle de cette directive soit établie. À ce stade, le dossier repose sur des témoignages convergents et une enquête de presse - solides, mais non substituables à la production de la pièce qui, manifestement, n’a pas vocation à exister sur papier.
► Lire aussi: Mobilisations étudiantes dans les grandes écoles: la nouvelle vague
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (47)
« depuis deux ans, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire enjoignait aux directeurs de leurs établissements de ne plus recruter ni sociologue ni politiste. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Courant février, ces enseignants ont découvert que. »
lemonde.fr ↗ ↩
« le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire enjoignait aux directeurs de leurs établissements de ne plus recruter ni sociologue ni politiste. »
lemonde.fr ↗ ↩
« depuis deux ans, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire enjoignait aux directeurs de leurs établissements de ne plus recruter ni sociologue ni politiste. »
lemonde.fr ↗ ↩
« cette directive a été formulée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER), l’une des quatre directions du ministère de l’agriculture, dans les lettres d’objectifs. »
lemonde.fr ↗ ↩
« dans les lettres d’objectifs adressées à trois établissements au moins (AgroParisTech, Institut Agro, Dijon, Rennes-Angers et Montpellier-, VetAgro Sup). »
lemonde.fr ↗ ↩
« cette directive a été formulée [.] dans les lettres d’objectifs adressées à trois établissements au moins (AgroParisTech, Institut Agro, Dijon, Rennes-Angers et Montpellier-, VetAgro Sup). »
lemonde.fr ↗ ↩
« une grande part des enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales d’écoles publiques d’ingénieurs en agronomie soupçonnent l’autorité de tutelle de vouloir réduire [.] la place accordée à ces disciplines dans la formation des étudiants. »
lemonde.fr ↗ ↩
« soupçonnent l’autorité de tutelle de vouloir réduire, par peur d’une « fuite des cerveaux », la place accordée à ces disciplines »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le ministère de l’agriculture craint-il que les futurs ingénieurs agronomes ne « bifurquent » en masse sous l’effet d’un enseignement critique? »
lemonde.fr ↗ ↩
« En avril 2022, le discours de rupture de diplômés d’AgroParisTech, refusant de « participer aux ravages environnementaux et sociaux en cours » provoqué par le modèle agro-industriel, avait fait grand bruit. »
lemonde.fr ↗ ↩
« plusieurs étudiants et étudiantes de la grande école d’ingénieurs agronomes AgroParisTech »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« « Nous sommes plusieurs à ne pas vouloir faire mine d’être fiers et méritantes d’obtenir ce diplôme à l’issue d’une formation qui pousse à participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« avant d’inviter leurs camarades de promo à « bifurquer » et « déserter » vers l’agriculture vivrière ou écologique, l’artisanat, l’engagement associatif ou dans le mouvement écolo radical. »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« Le discours, visionné plus d’un million de fois sur les réseaux sociaux »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« A la suite d’AgroParisTech, les discours de déserteurs se multiplient: les mines de Paris, l’École Polytechnique, l’ENSAT »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« les mines de Paris, l’École Polytechnique, l’ENSAT »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« l’École Polytechnique, l’ENSAT »
revolutionpermanente.fr ↗ ↩
« des étudiants, au sein du collectif « Agro en lutte » »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« Depuis janvier, des étudiants, au sein du collectif « Agro en lutte » s’insurgent »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« En janvier et février, deux blocages ont eu lieu »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« avant qu’une évacuation par les forces de l’ordre ne mette fin à l’occupation »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« La direction de l’établissement avait alors prononcé 15 jours d’exclusion à l’encontre de 36 étudiants »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« 15 jours d’exclusion à l’encontre de 36 étudiants »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« une sanction finalement levée »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« le collectif Agro en lutte à repris le blocage de l’école le mardi 17 février »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« Ces étudiants ont finalement choisi de lever ce nouveau blocage le lendemain: pour éviter une nouvelle intervention policière »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« une dizaine d’étudiants sont à nouveau concernés par des sanctions disciplinaires »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« Ils réclament également « une restructuration de la composition du conseil d’administration », afin de représenter plus justement les différents modèles, pratiques et visions de l’agriculture »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« Enfin, ils exigent « une totale concernant les partenariats de l’école » et « la co-construction des programmes d’enseignements, entre les enseignants et les étudiants » »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« l’école compte par exemple Christiane Lambert, au sein de son conseil d’administration. Cette ancienne présidente de la FNSEA entre 2017 et 2023, y a été nommée par arrêté du ministre de l’Agriculture »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« comme la moitié de ce conseil »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« « Cette présence est assez peu démocratique car ils sont nommés directement par le ministre. Tous ces membres ont la même vision de l’agriculture que lui: cela ne représente pas la diversité du monde agricole » »
lareleveetlapeste.fr ↗ ↩
« Augmenter de 30 % par rapport à 2017 le nombre d'ingénieurs agronomes formés. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Augmenter de 75 % par rapport à 2017 le nombre de vétérinaires formés en France »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Augmenter de 30 % par rapport à 2022 le nombre d'apprenants dans les formations de l'enseignement agricole technique qui préparent aux métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2025-876 DC du 20 mars 2025. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« 6° De développer des collaborations entre la recherche publique et les entreprises, orientées vers les besoins mentionnés au 5° »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Le PLF pour 2026 prévoit une baisse de 11,59 % des crédits en autorisations d'engagement (AE) »
senat.fr ↗ ↩
« et de 4,98 % en crédits de paiement (CP). »
senat.fr ↗ ↩
« Mme Annie Genevard, ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire. »
senat.fr ↗ ↩
« Il dote le ministère de 6,1 milliards d'euros en AE et en CP »
senat.fr ↗ ↩
« pour un total d'environ 6,8 milliards d'euros de concours nationaux. »
senat.fr ↗ ↩
« dans les lettres d’objectifs adressées à trois établissements au moins (AgroParisTech, Institut Agro, Dijon, Rennes-Angers et Montpellier-, VetAgro Sup). »
lemonde.fr ↗ ↩
« 14 février 2025 »
agriculture.gouv.fr ↗ ↩
« la part des inscrits en quatrième année d’études supérieures dont au moins un des deux parents est cadre s’élève à 71 % en véto »
agriculture.gouv.fr ↗ ↩
« les jeunes d’origines sociales favorisées ont une probabilité neuf à dix fois plus élevée d’accéder à une classe préparatoire puis à une grande école que les élèves d’origines sociales défavorisées »
agriculture.gouv.fr ↗ ↩
Sources
- Ni sociologues ni politistes recrutés : le ministère de l’agriculture soupçonné de vouloir réduire la part des sciences sociales dans la formation des agronomes
- Diversifier les profils des apprenants dans l’enseignement supérieur agronomique et vétérinaire : enjeux et perspectives
- Des étudiants d’AgroParisTech dénoncent l’ingérence de l’agroindustrie
- AgroParisTech : de la désertion à la mobilisation ? Un billet de Vincent Rissier
- Projet de loi de finances pour 2026 : Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales
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