Sécheresse dans les Bouches-du-Rhône : 26 communes du bassin de l’Arc placées en alerte
Le préfet a placé l'Arc amont et aval en alerte sécheresse le 30 juin, interdisant les prélèvements directs et limitant l'arrosage.
Face aux fortes chaleurs et au déficit de pluie depuis la mi-mai, le préfet des Bouches-du-Rhône a placé 26 communes du bassin de l'Arc en alerte sécheresse. Les prélèvements directs dans l'Arc sont interdits, tandis que le reste du département reste en vigilance.
L’essentiel
- 26 communes du bassin de l’Arc placées en alerte sécheresse le 30 juin 2026.
- Interdiction des prélèvements directs dans l’Arc, sauf dérogations pour les associations syndicales.
- Aix-en-Provence, Gardanne et Trets parmi les communes concernées.
- Reste du département maintenu en vigilance depuis le 8 juin.
- Réserves des barrages Durance-Verdon jugées satisfaisantes pour l’instant.
Le préfet des Bouches-du-Rhône a signé ce mardi 30 juin 2026 un arrêté plaçant les secteurs de l’Arc amont et de l’Arc aval en état d’alerte sécheresse. La mesure, effective immédiatement, concerne 26 communes du bassin versant de ce fleuve côtier qui traverse le nord du département.
Ce que dit l’arrêté préfectoral
Au stade d’alerte, les restrictions suivantes s’appliquent : les prélèvements directs en cours d’eau dans le bassin de l’Arc sont interdits, à l’exception de ceux réalisés par les associations syndicales autorisées. L’arrosage des espaces verts, des jardins potagers et des terrains de sport est limité à certaines plages horaires - généralement en soirée et durant la nuit - pour éviter l’évaporation en journée.
Ces mesures visent à réduire la pression sur la ressource en eau superficielle, particulièrement fragile en période de sécheresse. La préfecture précise que les usages prioritaires (eau potable, santé, sécurité) restent préservés.
26 communes concernées
L’arrêté liste les communes du bassin versant de l’Arc. Parmi elles figurent les principales agglomérations du secteur : Aix-en-Provence, Gardanne et Trets. D’autres localités comme Meyreuil, Fuveau, Rousset, Peynier, Belcodène, La Destrousse, Auriol, Roquevaire, etc., sont également incluses. La carte complète est disponible sur le site de la préfecture.
Les habitants et les collectivités de ces communes doivent respecter les limitations d’arrosage et s’abstenir de tout prélèvement direct dans le cours d’eau. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 1 500 euros.
Contexte météorologique
Le département des Bouches-du-Rhône connaît un déficit de précipitations continu depuis la mi-mai 2026, cumulé à des températures élevées. Les relevés de Météo-France montrent une absence de pluie significative sur plusieurs semaines, ce qui a entraîné une baisse rapide des débits de l’Arc et de ses affluents. La situation justifie le passage à un niveau d’alerte sur ce bassin, alors que le reste du département reste seulement en vigilance (niveau inférieur) depuis l’arrêté du 8 juin.
Contexte dans le département
Les Bouches-du-Rhône, département le plus peuplé de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec environ 2 millions d’habitants, dépend fortement des ressources en eau de surface et des transferts du système Durance-Verdon. Les réserves stockées dans les barrages de ce réseau sont pour l’instant jugées satisfaisantes par les gestionnaires, mais la situation est surveillée de près. L’alerte sur l’Arc est un signal : les cours d’eau non alimentés par les canaux de la Durance sont les premiers touchés. Des mesures similaires pourraient être étendues à d’autres bassins si le déficit se poursuit. Le préfet appelle d’ailleurs tous les usagers - particuliers, agriculteurs, industriels - à réduire volontairement leur consommation, même en dehors des zones d’alerte.
Appel à la responsabilité
Dans son communiqué, le préfet des Bouches-du-Rhône « exhorte l’ensemble des usagers à restreindre leur consommation d’eau ». Il rappelle que des gestes simples comme limiter l’arrosage, réutiliser l’eau de pluie ou vérifier les fuites peuvent contribuer à préserver la ressource. Les collectivités sont également invitées à adapter leurs services (nettoyage, fontaines, arrosage public).
La situation sera réévaluée en fonction des précipitations à venir. La préfecture tient un point hebdomadaire sur l’état des ressources. En cas d’aggravation, un passage au niveau d’alerte renforcé (crise) pourrait être envisagé sur l’Arc.
Pour rappel, le département voisin de l’Hérault a également pris des mesures drastiques face aux risques d’incendie liés à la sécheresse : la vigilance rouge incendie a interdit l’accès aux forêts ce 1er juillet. À Marseille, les baigneurs adaptent leurs habitudes avec la canicule.