Sécheresse dans le Cher : deux bassins en crise, sept en alerte, restrictions renforcées
Face à un étiage sévère et un printemps 2026 record, le préfet du Cher place l'Indre amont et l'Arnon amont en situation de crise. Sept autres bassins sont en alerte.
Le préfet du Cher, Philippe Le Moing-Surzur, a signé ce 25 juin un arrêté renforçant les restrictions d'eau dans le département. Deux bassins sont placés en situation de crise, sept en alerte, tandis que le reste du territoire reste en vigilance.
L’essentiel
- Deux bassins en crise : l’Indre amont et l’Arnon amont sont placés en situation de crise sécheresse par arrêté préfectoral du 25 juin 2026.
- Sept bassins en alerte : Petite Sauldre, Aubois, Cher, Arnon aval, Auron, Airain et Rampennes sont en alerte renforcée.
- Printemps record : +1,7°C au-dessus des normales, déficit de précipitations de 30 % selon la préfecture.
Le préfet du Cher, Philippe Le Moing-Surzur, a signé le 24 juin 2026 un nouvel arrêté encadrant les usages de l’eau. La mesure intervient après un printemps exceptionnellement chaud et sec, qui a aggravé l’étiage des cours d’eau du département.
Deux bassins en crise, sept en alerte
Selon la préfecture du Cher, les bassins versants de l’Indre amont et de l’Arnon amont sont désormais classés en situation de « crise sécheresse ». Cela implique des restrictions maximales : tout prélèvement non prioritaire est interdit, y compris pour l’agriculture, sauf dérogation exceptionnelle. Sept autres bassins - la Petite Sauldre, l’Aubois, le Cher, l’Arnon aval, l’Auron, l’Airain et les Rampennes - sont placés ou maintenus en alerte. Le reste du département reste en vigilance simple.
Les mesures de restriction
Dans les zones en alerte, l’arrosage des pelouses, massifs fleuris et jardins potagers est interdit entre 10h et 18h, indique la communauté de communes FerCher. Le lavage des véhicules hors stations équipées d’un système de recyclage ou haute pression est également prohibé, de même que le remplissage des piscines privées de plus de 1 m³. En zone de crise, ces interdictions sont étendues à toute la journée. Par ailleurs, un arrêté spécifique prolonge jusqu’au 26 juin 2026 la limitation des travaux agricoles aux heures les plus chaudes, afin de prévenir les feux de végétation.
Un printemps historiquement chaud et sec
La préfecture justifie ces décisions par des données météorologiques exceptionnelles. Le printemps 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans le Cher, avec une anomalie de +1,7°C par rapport aux normales de saison. Les précipitations affichent un déficit de 30 %, plaçant cette période parmi les dix printemps les plus secs depuis 1959. Le mois de mai 2026 se classe comme le deuxième mois de mai le plus chaud de l’histoire du département, avec un écart de +2,0°C.
Contexte dans le Cher
Le département du Cher, traversé par plusieurs rivières dont le Cher, l’Arnon et l’Indre, est régulièrement confronté à des épisodes de sécheresse estivale. Selon les données de la préfecture, la pression sur les ressources en eau s’intensifie depuis le début des années 2000, avec des étiages de plus en plus précoces. En 2025, plusieurs bassins avaient déjà été placés en alerte dès le mois de juin. Cette année, la situation est aggravée par un printemps record. Le secteur agricole, particulièrement présent dans le sud du département (polyculture, élevage), est directement concerné par les restrictions. Les collectivités locales sont appelées à réduire de 20 % leurs consommations d’eau non essentielles.
Dans un autre registre, d’autres actualités récentes incluent la suspension de Yacouba Camara avant la finale du Top 14 et la progression d’Hugo Gaston à Wimbledon.
La préfecture précise que la situation sera réévaluée dans les prochains jours en fonction des précipitations annoncées. En attendant, la population est invitée à une « stricte sobriété » dans l’usage de l’eau.