Sécheresse : le nord des Deux-Sèvres placé en crise, arrosages interdits
Le bassin Thouet-Thouaret-Argenton passe au niveau d'alerte maximal. Les prélèvements d'eau pour l'irrigation sont suspendus depuis le 9 juillet.
Le préfet des Deux-Sèvres a signé un arrêté plaçant le bassin Thouet-Thouaret-Argenton en situation de crise sécheresse. Les restrictions d'eau sont entrées en vigueur le 9 juillet à 8h00 dans le nord du département.
L’essentiel
- Niveau d’alerte : Le bassin Thouet-Thouaret-Argenton (TTA) est placé au niveau maximal « Crise » (rouge) depuis le 8 juillet 2026.
- Zones concernées : Quatre sous-bassins du nord des Deux-Sèvres : Argenton (TTA1), Thouet Aval (TTA2), Thouet Amont (TTA2a) et Thouaret (TTA3), dont le secteur de Parthenay.
- Interdictions : Arrosage des pelouses et espaces verts, remplissage des piscines privées de plus d’un mètre cube, prélèvements d’eau en milieu naturel pour l’irrigation agricole.
- Sanctions : Amende de 1 500 euros (contravention de 5e classe) en cas d’infraction.
Le préfet des Deux-Sèvres a pris un arrêté le 8 juillet 2026 pour renforcer les restrictions d’eau sur le bassin Thouet-Thouaret-Argenton. Le déficit pluviométrique persistant et les fortes chaleurs ont fait chuter le débit des cours d’eau, selon la préfecture.
Les mesures sont applicables depuis le jeudi 9 juillet à 8h00. Elles concernent le nord du département, notamment la commune de Parthenay, située dans le sous-bassin Thouet Amont (TTA2a).
Les restrictions en vigueur
L’arrêté préfectoral interdit strictement l’arrosage des pelouses, des espaces verts et des massifs fleuris, selon la mairie de Brion-près-Thouet. Le remplissage des piscines privées de plus d’un mètre cube est également interdit.
Les prélèvements d’eau dans le milieu naturel pour l’irrigation agricole sont suspendus, comme l’indique la préfecture des Deux-Sèvres. L’arrosage des potagers reste autorisé mais encadré.
Quatre sous-bassins sont placés au niveau maximal d’alerte : Argenton (TTA1), Thouet Aval (TTA2), Thouet Amont (TTA2a) et Thouaret (TTA3), précise E.Niort.
Contrôles renforcés
Des contrôles sur le terrain sont prévus et menés par l’Office français de la biodiversité (OFB), les forces de sécurité intérieure et les maires, selon la préfecture. Toute infraction expose les contrevenants à une amende de 1 500 euros, conformément à la réglementation en vigueur (contravention de 5e classe).
Cette décision préfectorale intervient alors que d’autres départements français prennent des mesures similaires. En Nièvre, la préfecture a interdit les moissons l’après-midi jusqu’au 12 juillet pour limiter les risques d’incendie.
Contexte dans les Deux-Sèvres
Le département des Deux-Sèvres, situé dans le centre-ouest de la France, est particulièrement exposé aux épisodes de sécheresse estivale. Le bassin Thouet-Thouaret-Argenton couvre une large partie du nord du territoire départemental.
Cette crise hydrologique survient en pleine vague de chaleur. Météo-France a placé le département en vigilance rouge canicule à compter du vendredi 10 juillet 2026 à 12h00. Cette situation climatique aggrave la pression sur les ressources en eau.
Plusieurs communes ont annulé leurs festivités du 14 juillet. À Saint-Nazaire, le feu d’artifice du 13 juillet a été annulé en raison de la canicule rouge.
Prochaine étape
La préfecture suivra l’évolution de la situation hydrologique dans les prochains jours. Le niveau d’alerte pourra être ajusté en fonction des précipitations et des débits des cours d’eau mesurés sur le terrain.