Sécheresse dans l’Oise : 10 secteurs en vigilance, sans restrictions obligatoires
Le préfet Jean-Marie Caillaud a placé 10 des 14 secteurs hydrologiques de l'Oise en vigilance sécheresse par arrêté le 29 juin 2026, avec une phase de sensibilisation pour l'instant.
Face à la baisse des débits des cours d'eau, le préfet de l'Oise a placé 10 secteurs en vigilance sécheresse. Ce niveau, qui concerne notamment Beauvais, Compiègne et Creil, n'impose pas de restrictions contraignantes mais appelle à la sobriété.
L’essentiel
- 10 secteurs hydrologiques sur 14 sont placés en vigilance sécheresse dans l’Oise par arrêté préfectoral du 29 juin 2026.
- Aucune restriction obligatoire n’est imposée à ce stade, seulement une sensibilisation des usagers.
- Les secteurs concernés incluent le Thérain (Beauvais), la Brèche, le Matz et la Bresle, entre autres.
Le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, a signé le 29 juin 2026 un arrêté plaçant 10 des 14 secteurs hydrologiques du département en vigilance sécheresse. Cette mesure, prise après consultation du comité de suivi de la ressource en eau, vise à anticiper une nouvelle dégradation des débits.
Ce que prévoit l’arrêté préfectoral
L’arrêté préfectoral, consultable sur le site de la préfecture de l’Oise, classe les secteurs concernés au premier niveau de la procédure de gestion de la sécheresse : la vigilance. Ce stade n’édicte aucune interdiction ou restriction obligatoire des usages de l’eau. Il invite les particuliers, agriculteurs, industriels et collectivités à adopter volontairement des comportements économes.
« L’objectif est d’inciter à la sobriété et de préparer les usagers à d’éventuelles mesures plus contraignantes si la situation hydrologique continue de se dégrader », indique la préfecture dans un communiqué. Les services de l’État rappellent que les débits des cours d’eau sont surveillés quotidiennement et que de nouveaux seuils pourraient être franchis dans les prochaines semaines.
Les secteurs concernés
Les 10 secteurs placés en vigilance sont : le Thérain (qui traverse Beauvais), la Brèche, le Matz, la Bresle, l’Automne Sainte-Marie, la Divette-Verse, la Nonette-Thève, la Selle-Evoissons, l’Epte Troesne Viosne et l’Esches. Quatre secteurs restent pour l’instant hors vigilance : les sources de la Somme, la Noye, l’Avre et l’Oise moyenne aval.
Ces secteurs concernent des communes majeures du département comme Beauvais, Compiègne et Creil, ainsi que de nombreuses zones agricoles et naturelles.
Contexte dans le département
L’Oise compte 14 secteurs hydrologiques définis par la préfecture pour suivre l’état des rivières et des nappes phréatiques. Le département, confronté régulièrement à des épisodes de sécheresse, avait déjà connu des restrictions d’eau lors des étés 2022 et 2023. La décision du 29 juin intervient après un printemps 2026 marqué par des précipitations irrégulières et une baisse significative des débits, notamment sur les cours d’eau du sud-ouest du département.
Dans le même temps, d’autres départements voisins prennent des mesures face aux aléas climatiques : dans l’Aisne, la préfète Fanny Anor a dressé le bilan des orages récents et annoncé un accompagnement des communes ; en Haute-Marne, la préfète a activé le centre opérationnel départemental et imposé des restrictions liées à la canicule.
Appel au civisme et plateforme VigiEau
La préfecture insiste sur la responsabilité de chacun. Les usagers sont invités à consulter la plateforme nationale VigiEau (vigieau.gouv.fr) pour connaître en temps réel les recommandations applicables à leur commune. « Chaque geste compte : arroser son jardin après 20 heures, réduire sa consommation d’eau, vérifier l’absence de fuites », détaille le communiqué.
Les collectivités locales sont également appelées à limiter les usages non prioritaires (nettoyage des voiries, fontaines décoratives) et à sensibiliser leurs administrés. Les agriculteurs, qui puisent dans les cours d’eau pour l’irrigation, sont invités à adapter leurs pratiques dès maintenant.
Prochaine étape : une aggravation possible
Les services de l’État préviennent que les débits des cours d’eau devraient continuer de baisser dans les prochains jours, en l’absence de précipitations significatives. Si la situation se dégrade, des seuils d’alerte (alerte, alerte renforcée, crise) pourraient être activés pour certains secteurs, entraînant des restrictions obligatoires. Le comité de suivi de la ressource en eau se réunira de nouveau dans les semaines à venir pour évaluer l’évolution.
Prochaine étape : la préfecture suivra l’évolution hydrologique et annoncera d’éventuelles mesures complémentaires en fonction des données.