Seine-et-Marne : la carte des 8 baignades autorisées et l’interdiction de la baignade sauvage
Face à cinq noyades, le préfet publie une carte officielle des sites de baignade naturelle autorisés et interdit toute baignade hors de ces zones.
La préfecture de Seine-et-Marne a publié ce mois-ci la carte des huit sites de baignade naturelle autorisés pour l'été 2026. Un arrêté préfectoral interdit en parallèle la baignade sauvage dans les cours d'eau non aménagés, après le décès de cinq personnes par noyade.
L’essentiel
- Huit sites : la préfecture de Seine-et-Marne recense officiellement huit zones de baignade naturelle autorisées pour la saison 2026.
- Interdiction : le préfet a signé un arrêté interdisant la baignade sauvage dans tous les cours d’eau et plans d’eau non aménagés, après cinq décès par noyade.
- Sanctions : les contrevenants risquent une amende de 150 €, cumulable avec 38 € au titre du Code des transports.
- Surveillance : les sites autorisés bénéficient d’un contrôle régulier de la qualité de l’eau par l’ARS et d’une surveillance de baignade.
Ce que prévoit l’arrêté préfectoral
Le préfet de Seine-et-Marne a publié le 23 juin 2026 un arrêté interdisant la baignade sauvage dans tous les cours d’eau et plans d’eau non aménagés dans le département. Cette carte est consultable sur le site de la préfecture. Elle liste les zones où la baignade est encadrée, surveillée et soumise à des contrôles sanitaires réguliers.
Le même arrêté interdit formellement la baignade dans tous les autres cours d’eau et plans d’eau du département. « Les zones non référencées ne sont pas autorisées : la baignade n’y est pas surveillée et la qualité des eaux non contrôlée », précise la préfecture dans un communiqué. Toute infraction expose à une amende de 150 euros, à laquelle peut s’ajouter une contravention de 38 euros prévue par le Code des transports pour la baignade dans les zones de navigation.
Pourquoi cette interdiction ?
Cette décision fait suite à une série de noyades survenues en Seine-et-Marne. Selon les autorités, cinq personnes ont perdu la vie en se baignant dans des zones non surveillées en quatre jours. Le drame le plus récent remonte à mai 2026 : un adolescent de 17 ans s’est noyé dans la base de loisirs de Vaires-Torcy, dans un secteur non aménagé et dépourvu de surveillance. « Des courants dangereux, une eau froide et l’absence de secours immédiat sont des facteurs de risque majeurs », rappelle la préfecture.
La baignade sauvage expose également à des risques sanitaires : les eaux non contrôlées peuvent contenir des bactéries, notamment après des orages. L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France supervise la qualité des eaux sur les sites autorisés et peut prononcer des fermetures temporaires après de fortes pluies.
Les huit sites autorisés
La carte officielle recense huit sites répartis sur le territoire seine-et-marnais. Meaux-les-Bains, l’unique plage fluviale autorisée en Seine-et-Marne, figure parmi eux. Chaque site est équipé de postes de secours, de zones de baignade délimitées et d’accès contrôlés. La baignade y est surveillée pendant les horaires d’ouverture estivaux.
Contexte dans la Seine-et-Marne
Avec 1,4 million d’habitants, la Seine-et-Marne est le département le plus étendu d’Île-de-France. Il compte de nombreux cours d’eau, dont la Seine et la Marne, très fréquentés par les promeneurs et les pêcheurs. L’absence de surveillance sur la plupart des berges rend la baignade sauvage dangereuse. La préfecture rappelle que « la baignade n’est autorisée que sur les sites listés », et invite les habitants à consulter la carte avant de se rafraîchir.
Alors que la canicule s’installe dans plusieurs régions, d’autres départements prennent des mesures similaires. À Bagnoles-de-l’Orne, par exemple, la Fête Belle Époque a été annulée par arrêté préfectoral en raison de la canicule rouge. Retour sur cette décision. En Cantal, des restrictions d’eau ont été imposées sur six bassins hydrographiques après la canicule. En savoir plus.
Un contrôle sanitaire renforcé
L’ARS Île-de-France assure des prélèvements réguliers sur les huit sites autorisés. Les résultats sont consultables en ligne. En cas de dépassement des seuils bactériologiques, la baignade est immédiatement interdite jusqu’à nouvel ordre. « La qualité des eaux de baignade est régulièrement surveillée », insiste la préfecture sur son compte X. Ces mesures s’inscrivent dans la continuité du Plan Baignade post-Jeux Olympiques 2024, qui vise à rendre la Seine et la Marne baignables à long terme dans un cadre contrôlé.
La prochaine étape pour la préfecture sera de communiquer régulièrement sur l’état des sites pendant l’été, en lien avec l’ARS et les communes concernées. Les contrôles de la baignade sauvage seront renforcés, notamment le long des berges les plus fréquentées.