Seine-et-Marne : l’exercice Canicula teste la gestion de canicule en préfecture
Le sous-préfet de Torcy, Alain Ngouoto, a piloté vendredi le Centre opérationnel départemental lors de cette simulation estivale.
La préfecture de Seine-et-Marne a organisé vendredi 6 juin 2026 un exercice de sécurité civile intitulé Canicula. Piloté depuis le Centre opérationnel départemental par le sous-préfet de Torcy, il prépare les services de l'État à gérer un épisode de forte chaleur.
L’essentiel
- Date : L’exercice Canicula s’est tenu le vendredi 6 juin 2026 en préfecture de Seine-et-Marne.
- Pilote : Le Centre opérationnel départemental (COD) était dirigé par Alain Ngouoto, sous-préfet de Torcy depuis le 1er septembre 2025.
- Cadre national : Le Plan Canicule est actif chaque année du 1er juin au 15 septembre, avec 4 niveaux de vigilance pilotés par Météo-France et les préfectures.
- Registre canicule : Le registre communal des personnes vulnérables est activé à partir du niveau 3 (alerte orange).
Un exercice piloté depuis le COD
C’est par un post sur le compte X officiel de la préfecture que l’information a été rendue publique. Le 6 juin 2026, les services de l’État en Seine-et-Marne ont activé leur Centre opérationnel départemental (COD) dans le cadre d’une simulation baptisée Canicula. L’exercice, à visée de préparation, visait à tester la coordination des services face à un épisode de canicule.
La préfecture précise que le COD était piloté par Alain Ngouoto, sous-préfet de l’arrondissement de Torcy. Aucun détail sur le nombre de services mobilisés ou la durée de l’exercice n’a été communiqué à ce stade.
Alain Ngouoto, un sous-préfet arrivé à l’automne 2025
Alain Ngouoto a pris ses fonctions à Torcy le 1er septembre 2025, selon le Journal officiel. Il était auparavant secrétaire général de la préfecture de l’Aisne et sous-préfet de Laon. C’est sa première participation identifiée à la tête du COD pour un exercice canicule en Seine-et-Marne.
Contexte dans le département
La Seine-et-Marne est l’un des plus grands départements d’Île-de-France en superficie, avec une population rurale et périurbaine exposée aux épisodes de chaleur. La préfecture publie régulièrement sur son site des recommandations sur les fortes chaleurs et le fonctionnement du registre canicule.
Ce registre, gratuit et confidentiel, permet aux communes de recenser les personnes vulnérables (personnes âgées, handicapées) pour assurer un suivi en cas d’alerte. Il est déclenché au niveau 3 du Plan Canicule, soit la vigilance orange de Météo-France. Un exercice similaire a été conduit récemment dans le département voisin : à Bobigny (Seine-Saint-Denis), 12 services avaient été mobilisés lors d’une simulation de trois heures.
Par ailleurs, d’autres préfectures de la région pilotent des exercices de coordination en ce début d’été, comme en témoigne la communication renforcée des services de l’État dans les Yvelines sur les risques estivaux.
Le Plan Canicule, actif depuis le 1er juin
Le Plan Canicule national est en vigueur chaque année du 1er juin au 15 septembre. Il comprend quatre niveaux : vert (veille saisonnière), jaune (avertissement chaleur), orange (alerte canicule) et rouge (mobilisation maximale). C’est Météo-France qui déclenche les alertes, en lien avec les préfectures et l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.
En Seine-et-Marne, le niveau 3 (orange) avait été activé lors des vagues de chaleur de 2018 et 2023, selon les archives préfectorales consultées par actu.fr.
La prochaine étape dépendra des conditions météorologiques : tout passage en vigilance jaune ou orange de Météo-France enclenchera les protocoles testés vendredi.