La Seleção humiliée : Ancelotti et Neymar étrillés par la presse brésilienne
Éliminée prématurément par la Norvège (1-2) en huitièmes de Coupe du Monde, la Seleção essuie les foudres de son pays. Neymar a annoncé sa retraite internationale.
Le Brésil a quitté la Coupe du Monde 2026 dès les huitièmes de finale, battu 1-2 par la Norvège au MetLife Stadium. Une élimination historique qui provoque la colère de la presse locale et des légendes du football auriverde.
L’essentiel
- Score : Brésil 1-2 Norvège, le 5 juillet 2026 en huitième de finale du Mondial.
- Doublé d’Haaland : l’attaquant norvégien a inscrit les deux buts de son équipe (79e, 90e).
- Penalty arrêté : Ørjan Nyland a repoussé celui de Bruno Guimarães à la 14e minute.
- Retraite internationale : Neymar, auteur du penalty brésilien, a annoncé en larmes la fin de sa carrière en sélection.
Ce qui s’est passé au MetLife Stadium
Le 5 juillet 2026 restera comme l’une des dates les plus noires de l’histoire du football brésilien. Opposés à la Norvège en huitième de finale de la Coupe du Monde au MetLife Stadium (New Jersey), les hommes de Carlo Ancelotti se sont inclinés 1-2, actant la sortie la plus précoce de la Seleção depuis 1990, selon The Guardian.
La rencontre a basculé dès la 14e minute : alors que le Brésil dominait, Bruno Guimarães a vu son penalty repoussé par le gardien norvégien Ørjan Nyland, qui a réalisé une prestation XXL. Erling Haaland a ensuite puni les Auriverde en seconde période, d’abord d’une frappe croisée à la 79e, puis d’un coup de tête sur corner à la 90e. Entré en jeu, Neymar a sauvé l’honneur sur penalty dans les arrêts de jeu, insuffisant pour éviter l’élimination.
Neymar annonce sa retraite internationale en larmes
Au micro de TV Globo, le numéro 10 brésilien, en larmes, a annoncé la fin de son aventure en sélection : « C’est fini pour moi sous le maillot de la Seleção. Je n’ai plus la force mentale. » Agé de 34 ans, Neymar quitte la scène internationale après 130 sélections et 80 buts. Son dernier match en Coupe du Monde restera ce penalty inscrit dans le temps additionnel, impuissant face à l’élimination. « Le prix de l’abandon de leur ADN », titrait L’Équipe en une ce lundi.
La presse brésilienne dézingue Ancelotti et l’équipe
Les critiques pleuvent sur le sélectionneur italien Carlo Ancelotti. La légende Ronaldo Nazário a fustigé ses choix tactiques, tandis que la presse locale évoque une équipe « sans âme, sans grinta, sans identité brésilienne », selon Eurosport. Le Brésil n’a cadré que trois tirs en 90 minutes, une statistique indigne de son histoire. « Ancelotti a sacrifié notre ADN », tonne le quotidien sportif Lance!.
En conférence de presse, le technicien a tenté d’apaiser les esprits : « C’est la fin d’un cycle et le début d’un nouveau. Nous avons beaucoup de jeunes talents. Il faut reconstruire. » Une sortie qui n’a pas convaincu les supporters, déjà très remontés sur les réseaux sociaux.
Contexte dans le département de Paris
Si l’événement s’est déroulé outre-Atlantique, il résonne particulièrement à Paris. Neymar, qui a porté les couleurs du Paris Saint-Germain de 2017 à 2023, reste une figure emblématique de la capitale. De nombreux supporters brésiliens expatriés se sont rassemblés devant des bars du 10e arrondissement pour suivre le match, avant que la déception ne laisse place à la colère. À l’image de la communauté auriverde en France, l’élimination est vécue comme un traumatisme. Le club de la capitale n’a pas encore réagi officiellement, mais plusieurs anciens coéquipiers de Neymar ont posté des messages de soutien sur leurs comptes Instagram.
Et maintenant ?
Ancelotti a promis un « nouveau cycle » et devrait rester en poste, son contrat courant jusqu’en 2030. Mais la pression monte. La fédération brésilienne (CBF) n’a pas commenté l’avenir du sélectionneur. Côté joueurs, la génération Vinícius Júnior, Rodrygo et Endrick devra relever le défi sans Neymar. La prochaine Copa America en 2027 sera le premier test. En attendant, les supporteurs brésiliens digèrent une élimination qui restera dans les annales comme l’une des plus humiliantes de leur histoire.