Sénatoriales 2026 : les Républicains investissent deux listes dans les Alpes-Maritimes

La Commission nationale d'investiture des Républicains a officialisé le 23 juin deux listes distinctes pour les sénatoriales, menées par les sortantes Dominique Estrosi-Sassone et Alexandra Borchio Fontimp.

Sénatoriales 2026 : les Républicains investissent deux listes dans les Alpes-Maritimes
Illustration Laura Martinez / info.fr

La droite locale aborde le scrutin de septembre 2026 divisée, après avoir fait le grand chelem en 2020. La menace d’une liste commune RN-UDR, emmenée par le député européen Laurent Castillo, pourrait rebattre les cartes.

L’essentiel

  • Le 23 juin 2026 : la CNI des Républicains investit deux listes distinctes dans les Alpes-Maritimes pour les sénatoriales du 27 septembre.
  • Les têtes de liste : les sénatrices sortantes Dominique Estrosi-Sassone et Alexandra Borchio Fontimp mènent chacune une liste.
  • Contexte : en 2020, la droite avait remporté les cinq sièges sur une liste unique. La division fait suite au départ d’Éric Ciotti de LR en 2024.
  • Menace : une alliance RN-UDR, portée par le député européen Laurent Castillo, pourrait capter deux à trois sièges.

Une double investiture actée tardivement

La Commission nationale d’investiture (CNI) des Républicains a tranché mardi 23 juin 2026 : dans les Alpes-Maritimes, elle investit deux listes distinctes pour l’élection sénatoriale du 27 septembre. La décision, rapportée par Public Sénat, met fin à un gel des investitures décidé le 2 juin, en raison des fortes tensions politiques locales.

Les deux listes sont conduites par les sénatrices sortantes Dominique Estrosi-Sassone et Alexandra Borchio Fontimp, toutes deux élues en 2014 et réélues en 2020 sur une liste unique qui avait raflé la totalité des cinq sièges du département.

Les deux sénatrices en ordre de marche

Dominique Estrosi-Sassone, membre du groupe LR au Sénat, et Alexandra Borchio Fontimp, proche du maire d’Antibes Jean Leonetti, ont donc obtenu le label de leur parti. Mi-juin, Alexandra Borchio Fontimp s’était déjà déclarée candidate, avec le soutien affiché de Jean Leonetti. La CNI a finalement validé les deux candidatures, officialisant une division que la fédération départementale des Républicains n’est pas parvenue à éviter.

Cette situation tranche avec le scrutin de 2020, où la droite locale s’était présentée unie et avait élu ses cinq candidats dès le premier tour. Selon les services de l’État dans les Alpes-Maritimes, le corps électoral sénatorial est composé des grands électeurs (députés, conseillers départementaux, maires et délégués des communes). L’arrêté préfectoral établissant la liste de ces grands électeurs a été publié récemment.

Un contexte politique bouleversé depuis 2024

La division actuelle trouve son origine dans la recomposition de la droite locale après le départ d’Éric Ciotti des Républicains, en 2024. L’ancien député des Alpes-Maritimes, figure historique de LR dans le département, a quitté le parti pour fonder l’Union des droites pour la République (UDR). En 2026, il a conquis la mairie de Nice, renforçant son ancrage local.

Ce basculement a fragilisé l’unité des Républicains, qui peinent à présenter un front commun face à une alliance inédite entre le Rassemblement National et l’UDR. Le député européen Laurent Castillo, proche d’Éric Ciotti, est pressenti pour conduire une liste commune RN-UDR. Selon Public Sénat, cette alliance pourrait ravir deux à trois sièges de sénateurs, ce qui constituerait une première historique dans le département.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

Avec 1,1 million d’habitants, les Alpes-Maritimes sont le deuxième département de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur par la population. Le Sénat y compte cinq représentants, tous élus pour six ans. Le scrutin de 2026 se déroule dans un paysage politique fragmenté : le département est un fief de la droite, mais les divisions internes profitent aux formations concurrentes. En 2020, la liste LR avait recueilli 63,2 % des suffrages des grands électeurs dès le premier tour. En 2026, la dispersion des voix pourrait modifier l’équilibre.

La campagne à mener avant le 27 septembre

Les deux listes LR disposent désormais de trois mois pour convaincre les 2 306 grands électeurs du département - maires, conseillers municipaux et élus locaux - avant le scrutin prévu le dernier dimanche de septembre. Les sénatoriales se jouent au scrutin proportionnel plurinominal, avec une prime majoritaire de la moitié des sièges à la liste arrivée en tête. La division de la droite pourrait compliquer l’obtention de cette prime.

Le député européen Laurent Castillo n’a pas encore officialisé sa candidature, mais ses proches laissent entendre qu’une annonce est imminente. Les Républicains, de leur côté, comptent sur la notoriété de leurs deux têtes de liste pour préserver leurs sièges. L’issue du scrutin dépendra de la capacité de chaque camp à mobiliser son électorat local.

Laura
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Sources

Laura Martinez

Laura Martinez

Laura est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Alpes-Maritimes (06), avec Nice pour chef-lieu. Spécialité du département : Sophia Antipolis (technopole), Cannes et tourisme international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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