Sénégal : le Trésor public piraté, 70 Go de données sur le dark web

Troisième institution financière sénégalaise frappée en huit mois, après la DGID et la DAF

Sénégal : le Trésor public piraté, 70 Go de données sur le dark web
Sénégal : le Trésor public piraté, 70 Go de données sur le dark web Illustration Rémi Pasquier / info.fr

La DGCPT a reconnu un « incident » sur ses systèmes le 10 mai 2026. Soixante-dix gigaoctets de données sensibles circulent déjà sur le dark web.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • La DGCPT a reconnu un incident sur ses systèmes le 10 mai 2026.
  • 70 Go de données sensibles circulent sur le dark web selon plusieurs sources.
  • Quatrième institution stratégique sénégalaise piratée depuis octobre 2025.
  • Les sources divergent sur le volume exfiltré à la DAF 139 Go ou 139 To, un facteur mille jamais arbitré.
  • Un spécialiste évoque l'hypothèse de rançons payées lors des attaques précédentes.
  • La loi sénégalaise 2008-12 impose une notification de la CDP qui semble absente.

La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) [1] a reconnu, par un communiqué signé de son directeur général Amadou Tidiane Gaye [2], « la survenue d’un incident technique affectant une partie de ses systèmes d’information » [3] depuis le dimanche 10 mai 2026 [4]. La formule est neutre. La réalité l’est moins: selon plusieurs sources dont l’Agence de presse sénégalaise [5], rapportées par Digital Business Africa, 70 Go de données sensibles [6] circulent désormais sur le dark web, un volume « pouvant représenter des millions de documents administratifs ou des centaines de milliers de fichiers numériques » [7] selon eMédia.

LES ENJEUX
Souveraineté numérique de l'État
Quatre administrations sensibles pénétrées en huit mois: impôts, état civil, agence numérique, comptabilité publique. Aucune doctrine de réponse permanente identifiée.
Données citoyennes exposées
70 Go du Trésor (paies, coordonnées bancaires de l'État, dette) s'ajoutent au 1 To volé à la DGID et aux données biométriques de la DAF concernant 18 millions de Sénégalais.
Hypothèse des rançons payées
Un expert pointe la possibilité que les victimes précédentes aient cédé, créant un appel d'air pour les attaquants. Cumul des rançons connues: près de 6,25 milliards FCFA.
Opacité de la communication d'État
Le mot « cyberattaque » est systématiquement remplacé par « incident technique ». Aucune notification publique au titre de la loi 2008-12 sur les données personnelles.
Cadre légal sous-utilisé
L'article 431-7 du Code pénal sénégalais et la loi 2008-12 imposent des obligations claires à l'État comme aux attaquants, mais leur application reste invisible.

L’institution, rattachée au ministère des Finances et du Budget [8], centralise les flux d’encaissement et de décaissement de l’État, gère la dette publique et coordonne les opérations comptables de l’ensemble des administrations [9]. Une cellule de crise a été activée « avec des agents de la Présidence, de la Primature, de la DSC » pour freiner l’attaque [10], rapporte La Vie Sénégalaise. Mais les autorités n’ont « pas détaillé la nature exacte de l’incident ni son impact sur les services administratifs et financiers concernés » [11], et la DGCPT « n’a pas précisé la typologie des fichiers compromis, ni l’identité présumée des assaillants » [12].

Jamais trois sans quatre

L’attaque n’est pas un accident isolé. Elle clôt une séquence de huit mois pendant laquelle trois piliers de l’administration sénégalaise ont été frappés. En octobre 2025 [13], la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) [14] a été paralysée plus d’une semaine [15] par le groupe Black Shrantac [16], qui a affirmé détenir 1 To de données fiscales [17] et réclamé une rançon de 250 000 dollars [18] - un autre décompte, cité par Senenews, évoque 6,5 milliards de F CFA [19]. En février 2026 [20], la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) [21], qui produit les cartes nationales d’identité [22], a été visée par The Green Blood [23]: 18 millions de Sénégalais [24] concernés, et une demande de rançon évoquée à 6 milliards de FCFA [25] selon Digital Business Africa. En mars-avril 2026 [26], Sénégal Numérique signalait à son tour des tentatives répétées d’intrusion [27].

Sur le volume exfiltré lors de l’attaque DAF, les sources divergent dans des proportions vertigineuses: Digital Business Africa évoque 139 téraoctets de données cryptées puis transférées vers le dark web [28], quand La Vie Sénégalaise et d’autres médias retiennent 139 gigaoctets [29] - un écart d’un facteur mille que la DAF n’a jamais tranché officiellement. Cette discordance, jamais arbitrée par l’État, illustre à elle seule la rareté des données vérifiables dans ces affaires.

« Trois administrations stratégiques, touchant à l’identité civile, à la fiscalité et désormais à la comptabilité publique, ont donc été ciblées en moins d’un an » [30], résume Africtelegraph. Avant cela, l’ARTP avait été piratée en 2022 [31], et en mai 2023 des dizaines de sites officiels, dont celui de la présidence, avaient été paralysés [32] par la Mysterious Team [33], un groupe se qualifiant de « hacktiviste pro-islamiste » bangladais [34] actif depuis 2020 [35], selon Le Monde.

Ce que contient un coffre du Trésor

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Le Trésor n’est pas une administration comme une autre. La DGCPT centralise les flux d’encaissement et de décaissement de l’État, gère la dette publique et coordonne la comptabilité de l’ensemble des administrations [9]. Les 70 Go qui circulent désormais peuvent donc, en théorie, contenir le détail des paies des fonctionnaires, les coordonnées bancaires des fournisseurs de l’État, les échéanciers de remboursement de la dette, les mandats de paiement engagés ou les comptes des collectivités. EMédia estime que ce volume représente « des millions de documents administratifs ou des centaines de milliers de fichiers numériques » [7].

Le risque pour les citoyens et les entreprises n’est pas théorique: usurpation d’identité bancaire des agents publics, détournement de virements via faux ordres ciblant des fournisseurs identifiés, montage de fraudes fiscales croisant les données déjà fuitées de la DGID. Le spécialiste SaxX, qui suit ces attaques, alertait dès février sur le piratage de la DAF: « Je crains qu’une publication totale des données du piratage de la DAF dans les prochaines semaines ne mène à la création de filières parallèles de faux papiers » [36]. Croisées avec les comptes bancaires du Trésor, les pièces d’identité de la DAF prennent une autre valeur de revente.

Le cadre légal: ce que la loi sénégalaise prévoit

On se souvient que le Sénégal s’est doté dès 2008 d’un arsenal législatif spécifique: la loi 2008-11 sur la cybercriminalité, qui a intégré au Code pénal les articles 431-7 et suivants, et la loi 2008-12 sur la protection des données à caractère personnel, qui a institué la Commission de protection des données personnelles (CDP). L’article 431-7 du Code pénal sénégalais réprime l’accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données, peines aggravées lorsque le système appartient à une personne publique. La loi 2008-12 impose au responsable de traitement, en cas de violation de données, d’en informer la CDP et, lorsque la fuite présente un risque élevé pour les droits des personnes, d’en avertir les intéressés.

À ce stade, aucune communication publique de la CDP ni de la DGCPT n’évoque la notification réglementaire prévue par ce texte adopté en 2008 [37]. Pour le Dr Mohamadou Lô, juriste spécialisé interrogé par Tech Observateur [38], le diagnostic est ancien: « Dans notre pays, beaucoup d’attaques se produisent, mais personne n’en parle. Chacun tente de régler le problème discrètement, entre quatre murs » [39].

« Incident technique »: anatomie d’une sémantique

Le mot revient à chaque épisode. « Incident affectant une partie des systèmes » pour la DGCPT [3]. « Intrusion informatique » suivie d’une « suspension temporaire des services » pour la DGID [40]. Mesures de continuité pour la DAF. Aucun des trois communiqués officiels n’emploie le mot « cyberattaque », alors même que les revendications publiques des groupes Black Shrantac, The Green Blood et les fuites sur le dark web sont documentées par la presse spécialisée et confirmées par l’APS [5]. La formule rituelle « rassure et remercie les usagers pour leur compréhension et leur patience » [41] est reprise quasi mot pour mot d’une attaque à l’autre.

Cette doctrine du minimum n’a rien de propre au Sénégal - on l’a vue à l’œuvre dans de nombreuses administrations européennes -, mais elle produit ici un effet de contraste violent avec les volumes annoncés (1 To, 139 Go ou To, 70 Go) et avec les rançons réclamées par les groupes Black Shrantac et The Green Blood [19][25]. La rhétorique de l’« incident » devient ainsi le marqueur visible d’une absence de doctrine de transparence.

4 institutionsstratégiques de l'État sénégalais piratées en moins de huit mois (DGID, DAF, Sénégal Numérique, DGCPT)

L’hypothèse des rançons payées

Pour Gorguy Souleymane Ka [42], spécialiste en sécurité des systèmes d’information interrogé par Senenews, la répétition n’a rien d’un hasard: « Oui, clairement, et ce depuis deux ans. Il devrait voir si cela est dû à un niveau de maturité globale en matière de cybersécurité trop bas, ou alors parce que les victimes payaient les rançons, donnant ainsi un avantage aux cyberattaquants » [43]. L’hypothèse est lourde: un État qui paie devient une cible. Aucune source consultée ne confirme ni n’infirme que les rançons précédentes aient été versées.

L’analyste Clément Domingo [44], cité par Digital Business Africa, élargit le cadre: « L’Afrique est devenue, depuis quelques mois, le  »bac à sable » des cybercriminels. C’est là où ils testent leurs nouvelles armes » [45]. Et de pointer un déni structurel: « Il y a une énorme méconnaissance de nos dirigeants et de la population: on pense qu’il n’y a pas de cyberattaques en Afrique. Personne n’en parle » [46].

Souveraineté numérique: l’architecture qui manque

Quatre administrations financières et identitaires pénétrées en huit mois interrogent l’architecture même de la cyberdéfense de l’État. La cellule de crise activée pour la DGCPT a réuni des agents « de la Présidence, de la Primature, de la DSC » [10] - soit une coordination ad hoc, mobilisée après-coup, plutôt qu’un dispositif permanent de détection et de réponse. Aucune source consultée ne mentionne l’intervention d’un CERT national identifié comme tel; Sénégal Numérique SA, héritière de l’ex-Adie, gère l’infrastructure Web gouvernementale [47] mais a elle-même été visée par des tentatives répétées en mars-avril 2026 [27].

Clément Domingo plaide depuis février pour « capitaliser et bâtir un meilleur bouclier cyber pour le Sénégal » [48]. La question, désormais, dépasse la technique: c’est celle d’une doctrine de souveraineté numérique consolidée, articulant détection en amont, obligation de notification, audit indépendant des administrations sensibles et capacité de réponse coordonnée. À défaut, chaque attaque consomme un peu plus la confiance des citoyens dans la numérisation des services publics.

Une séquence qui interroge

La séquence sénégalaise - quatre administrations en huit mois, dont le Trésor - pose la question de la réponse institutionnelle. Là où d’autres États frappés par des cyberattaques d’ampleur ont nommément désigné l’attaquant et publié des bilans réguliers, Dakar parle d’« incident technique ». Le contraste sémantique, à lui seul, dit l’écart de doctrine.

Chronologie des cyberattaques contre les institutions sénégalaises entre octobre 2025 et mai 2026.
Chronologie des cyberattaques contre les institutions sénégalaises entre octobre 2025 et mai 2026.

Ce que les sources ne disent pas

Aucune source ne nomme à ce stade le groupe responsable de l’attaque contre la DGCPT. Aucune ne précise si une rançon a été demandée, ni son montant. Aucune n’explique pourquoi quatre administrations distinctes, censées disposer de systèmes cloisonnés, ont pu être pénétrées en moins de huit mois. Le porte-parole gouvernemental Abdou Karim Fofana [49], qui avait commenté l’attaque DDoS de 2023, ne s’est pas exprimé publiquement à la date de publication. Le calendrier de rétablissement des services - « les équipes techniques s’emploient à rétablir les systèmes [.] dans les meilleurs délais » [50] - reste indéterminé [51].

► Lire aussi: Cybersécurité: l'Afrique de l'Ouest sous pression croissante

Sources

11 sources vérifiées · 51 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (51)
  1. Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), institution publique sénégalaise chargée de la comptabilité publique et du Trésor - Institution ayant annoncé un incident informatique
    « La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé la survenue d’un incident technique affectant une partie de ses systèmes d’information »
    senego.com ↗
  2. Amadou Tidiane Gaye, Directeur général de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) - Signataire du communiqué sur l'incident informatique
    « selon les termes du communiqué signé du Directeur général, Amadou Tidiane Gaye »
    senego.com ↗
  3. La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé la survenue d’un incident technique affectant une partie de ses systèmes d’information - Annonce officielle de l'incident
    « La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé la survenue d’un incident technique affectant une partie de ses systèmes d’information »
    senego.com ↗
  4. dimanche 10 mai 2026 - Date de début de l'incident informatique
    « affectant une partie de ses systèmes d’information depuis le dimanche 10 mai 2026 »
    senego.com ↗
  5. Agence de presse sénégalaise (APS) - Source affirmant l'exposition de 70 Go de données sur le dark web
    « plusieurs sources, dont l’Agence de presse sénégalaise sur ses plateformes numériques, affirment que 70 Go de données sensibles déjà exposées sur le dark web. »
    digitalbusiness.africa ↗
  6. 70 Go - Volume de données de la DGCPT exposées sur le dark web selon l'APS
    « affirment que 70 Go de données sensibles déjà exposées sur le dark web. »
    digitalbusiness.africa ↗
  7. des millions de documents administratifs ou des centaines de milliers de fichiers numériques - Estimation du contenu des 70 Go de données exposées.
    « un volume considérable pouvant représenter des millions de documents administratifs ou des centaines de milliers de fichiers numériques »
    emedia.sn ↗
  8. ministère des Finances et du Budget - Ministère auquel est rattachée la DGCPT.
    « entité rattachée au ministère des Finances et du Budget »
    africtelegraph.com ↗
  9. Le Trésor public concentre les flux d’encaissement et de décaissement de l’État, gère la dette publique et centralise les opérations comptables de l’ensemble des administrations. - Rôle et importance du Trésor public sénégalais.
    « Le Trésor public concentre les flux d’encaissement et de décaissement de l’État, gère la dette publique et centralise les opérations comptables de l’ensemble des administrations »
    africtelegraph.com ↗
  10. Activation d'une cellule de crises avec des agents de la Présidence, de la Primature et de la DSC pour freiner l'attaque - Réponse coordonnée à la cyberattaque de la DGCPT.
    « une cellule de crises a été activée très rapidement avec des agents de la Présidence, de la Primature, de la Dsc pour essayer de freiner l’attaque »
    laviesenegalaise.com ↗
  11. Les autorités n'ont pas détaillé la nature exacte de l'incident ni son impact sur les services administratifs et financiers concernés - Absence de détails fournis sur l'incident.
    « Les autorités n’ont toutefois pas détaillé la nature exacte de l’incident ni son impact sur les services administratifs et financiers concernés. »
    senego.com ↗
  12. La DGCPT n’a pas précisé la typologie des fichiers compromis, ni l’identité présumée des assaillants - Manque de précisions officielles sur les détails de l'attaque.
    « la DGCPT n’a pas précisé la typologie des fichiers compromis, ni l’identité présumée des assaillants »
    africtelegraph.com ↗
  13. octobre 2025 - Période de la cyberattaque contre la DGID.
    « en octobre 2025, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) »
    africtelegraph.com ↗
  14. Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) - Organisation ciblée par une cyberattaque en octobre 2025.
    « la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) »
    africtelegraph.com ↗
  15. plus d’une semaine - Durée de la paralysie de la DGID
    « la DGID a été paralysée pendant plus d’une semaine »
    dakaractu.com ↗
  16. groupe criminel Black Shrantac - Groupe ayant revendiqué une cyberattaque contre la DGID.
    « une opération revendiquée par le groupe criminel Black Shrantac »
    africtelegraph.com ↗
  17. 1 To - Volume de données fiscales et financières détenues par le groupe « Black Shrantac » lors de l'attaque contre la DGID
    « Le groupe « Black Shrantac » avait affirmé détenir 1 To de données fiscales et financières d’individus et d’entreprises »
    digitalbusiness.africa ↗
  18. 250 000 dollars - Montant de la rançon réclamée par Black Shantrac
    « qui aurait réclamé une rançon de 250 000 dollars »
    dakaractu.com ↗
  19. 6,5 milliards de F Cfa - Montant de la rançon réclamée par BlackShantrac à la DGID.
    « Le groupe BlackShantrac réclamait alors une rançon colossale de 6,5 milliards de F Cfa »
    laviesenegalaise.com ↗
  20. début février 2026 - Période de l'attaque par ransomware contre la DAF
    « avait été piégée début février 2026 par un ransomware »
    digitalbusiness.africa ↗
  21. Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) - Organisation ciblée par une cyberattaque en début d'année 2026.
    « la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) »
    africtelegraph.com ↗
  22. Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF), organe clé du ministère de l’Intérieur sénégalais responsable de l’état civil et de la production des cartes nationales d’identité - Entité publique sénégalaise ciblée par une cyberattaque avant la DGCPT
    « La DAF, organe clé du ministère de l’Intérieur responsable de l’état civil et de la production des cartes nationales d’identité, avait été piégée début février 2026 par un ransomware »
    digitalbusiness.africa ↗
  23. The Green Blood, groupe cybercriminel - Groupe responsable de l'attaque contre la DAF
    « Le groupe cybercriminel « The Green Blood » a affirmé avoir exfiltré 139 téraoctets de données. »
    digitalbusiness.africa ↗
  24. 18 millions - Nombre de Sénégalais concernés par la cyberattaque de la DAF.
    « au-delà des 18 millions de Sénégalais concernés »
    digitalbusiness.africa ↗
  25. 6 milliards de FCFA - Montant de la rançon évoquée par certaines sources dans le cadre de la cyberattaque.
    « Certaines sources évoquent une demande de rançon de 6 milliards de FCFA »
    digitalbusiness.africa ↗
  26. mars-avril 2026 - Période des tentatives de cyberattaques contre Sénégal Numérique.
    « Et en mars-avril 2026, Sénégal numérique (ex-Adie) signalait des tentatives répétées »
    laviesenegalaise.com ↗
  27. Sénégal Numérique (ex-Adie), agence publique de l'administration numérique - Institution ayant signalé des tentatives de cyberattaques.
    « Sénégal numérique (ex-Adie) signalait des tentatives répétées »
    laviesenegalaise.com ↗
  28. 139 téraoctets de données ont été cryptées puis transférées vers le Dark Web - Action menée sur les données volées lors de la cyberattaque.
    « Ces données ont été cryptées (rendues illisibles), puis transférées vers le Dark Web. »
    digitalbusiness.africa ↗
  29. 139 Go - Volume de données biométriques et électorales exfiltrées par The Green Blood.
    « l’exfiltration de 139 Go de données biométriques et électorales »
    laviesenegalaise.com ↗
  30. Trois administrations ont été ciblées en moins d’un an au Sénégal - Récurrence des cyberattaques contre des administrations sénégalaises.
    « Trois administrations stratégiques, touchant à l’identité civile, à la fiscalité et désormais à la comptabilité publique, ont donc été ciblées en moins d’un an »
    africtelegraph.com ↗
  31. L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a été la cible des hackers en 2022 - Cyberattaque passée contre une institution sénégalaise
    « Avant cela, en 2022, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) avait été la cible des hackers »
    senenews.com ↗
  32. Des dizaines de sites officiels sénégalais, dont celui de la présidence de la République, sont mis hors service par une attaque DDoS. - Attaque informatique revendiquée par la Mysterious Team.
    « Dans la soirée du vendredi 26 mai, des dizaines de sites officiels sénégalais sont mis hors service. Parmi eux, celui de la présidence de la République. »
    lemonde.fr ↗
  33. Mysterious Team, groupe de hackers - Groupe revendiquant la paralysie de sites gouvernementaux sénégalais en mai 2023
    « plusieurs sites gouvernementaux [.] avaient été paralysés par des hackers se réclamant de la Mysterious Team »
    senenews.com ↗
  34. Mysterious Team, organisation de hackeurs se disant bangladais et hacktiviste pro-islamiste - Groupe revendiquant les cyberattaques contre le Sénégal.
    « Contactée par Le Monde, l’organisation de la « Mysterious Team » assure que « tous ses membres » sont bangladais et a fait des attaques DDoS [.] son spécialité. Il revendique avoir mené « de nombreuses opérations » depuis 2020. Mais alors que le « groupe hacktiviste pro-islamiste », tel qu’il se qualifie [.] »
    lemonde.fr ↗
  35. 2020 - Année depuis laquelle la Mysterious Team revendique mener des opérations.
    « Il revendique avoir mené « de nombreuses opérations » depuis 2020. »
    lemonde.fr ↗
  36. Je crains qu’une publication totale des données du piratage de la DAF dans les prochaines semaines ne mène à la création de filières parallèles de faux papiers… - Déclaration de l'abonné « Saxx » sur les risques liés à la cyberattaque.
    « « Je crains qu’une publication totale des données du piratage de la DAF dans les prochaines semaines ne mène à la création de filières parallèles de faux papiers… » »
    digitalbusiness.africa ↗
  37. 2008 - Année de promulgation de la loi sénégalaise sur les données personnelles
    « La loi sénégalaise de 2008 sur les données personnelles est aujourd’hui obsolète. »
    afriqueitnews.com ↗
  38. Tech Observateur, média - Média ayant interviewé le Dr Mohamadou Lô
    « Le Dr Mohamadou Lô, juriste spécialisé, a dénoncé, au micro du média Tech Observateur. »
    afriqueitnews.com ↗
  39. « Dans notre pays, beaucoup d’attaques se produisent, mais personne n’en parle. Chacun tente de régler le problème discrètement, entre quatre murs » - Déclaration du Dr Mohamadou Lô sur l'omerta institutionnelle au Sénégal
    « Le Dr Mohamadou Lô, juriste spécialisé, a dénoncé, au micro du média Tech Observateur, cette culture du secret lors du dernier SIPEN: « Dans notre pays, beaucoup d’attaques se produisent, mais personne n’en parle. Chacun tente de régler le problème discrètement, entre quatre murs ». »
    afriqueitnews.com ↗
  40. La DGID a temporairement suspendu ses services numériques pour sécuriser ses réseaux après une intrusion informatique - Mesure prise par la DGID suite à l'attaque
    « Comme mesure, la DGID a temporairement suspendu ses services numériques pour sécuriser ses réseaux, éteignant les ordinateurs »
    digitalbusiness.africa ↗
  41. rassure et remercie les usagers pour leur compréhension et leur patience - Déclaration de la DGCPT envers les usagers
    « Elle « rassure et remercie les usagers pour leur compréhension et leur patience » »
    senego.com ↗
  42. Gorguy Souleymane Ka, spécialiste en sécurité des systèmes d’information et gestion de la continuité d’activité - Expert cité sur les cyberattaques au Sénégal
    « Le spécialiste en sécurité des systèmes d’information et gestion de la continuité d’activité, Gorguy Souleymane Ka, répond par l’affirmative »
    senenews.com ↗
  43. Oui, clairement, et ce depuis deux ans. Il devrait voir si cela est dû à un niveau de maturité en matière de cybersécurité trop bas, ou alors parce que les victimes payaient les rançons, donnant ainsi un avantage aux cyberattaquants. - Déclaration de Gorguy Souleymane Ka sur la fréquence des cyberattaques au Sénégal
    « « Oui, clairement, et ce depuis deux ans. Il devrait voir si cela est dû à un niveau de maturité en matière de cybersécurité trop bas, ou alors parce que les victimes payaient les rançons, donnant ainsi un avantage aux cyberattaquants. » »
    senenews.com ↗
  44. Clément Domingo, spécialiste en cybersécurité - Expert ayant commenté la montée de la cybercriminalité en Afrique.
    « Clément Domingo, spécialiste en cybersécurité, a donné une explication à la montée de la cybercriminalité en Afrique. »
    digitalbusiness.africa ↗
  45. L’Afrique est devenue, depuis quelques mois, le ”bac à sable” des cybercriminels. C’est là où ils testent leurs nouvelles armes. - Déclaration de Clément Domingo sur le rôle de l'Afrique dans la cybercriminalité.
    « « L’Afrique est devenue, depuis quelques mois, le ”bac à sable” des cybercriminels. C’est là où ils testent leurs nouvelles armes. » »
    digitalbusiness.africa ↗
  46. Il y a une énorme méconnaissance de nos dirigeants et de la population: on pense qu’il n’y a pas de cyberattaques en Afrique. Personne n’en parle. C’est un biais où on se dit qu’il ne se passe rien sur le continent africain. C’est totalement faux, c’est même le contraire aujourd’hui. - Déclaration de Clément Domingo sur la perception des cyberattaques en Afrique.
    « « Il y a une énorme méconnaissance de nos dirigeants et de la population: on pense qu’il n’y a pas de cyberattaques en Afrique. Personne n’en parle. C’est un biais où on se dit qu’il ne se passe rien sur le continent africain. C’est totalement faux, c’est même le contraire aujourd’hui » »
    digitalbusiness.africa ↗
  47. Sénégal Numérique SA, société nationale chargée des infrastructures Web du gouvernement sénégalais - Entité responsable de la gestion des sites gouvernementaux.
    « La société nationale, Sénégal Numérique SA, chargée des infrastructures Web du gouvernement, annonce avoir rétabli les sites concernés quelques heures plus tard. »
    lemonde.fr ↗
  48. « capitaliser et bâtir un meilleur bouclier cyber pour le Sénégal » - Déclaration de Clément Domingo sur les mesures à prendre après la cyberattaque
    « Comme le rappelle l’expert Clément Domingo, il est urgent de « capitaliser et bâtir un meilleur bouclier cyber pour le Sénégal ». »
    afriqueitnews.com ↗
  49. Abdou Karim Fofana, porte-parole du gouvernement sénégalais - Réaction officielle à l'attaque DDoS contre les sites gouvernementaux.
    « « Après vérification, il s’agit d’une attaque DDoS [attaque par déni de service] », a réagi dans la foulée Abdou Karim Fofana, le porte-parole du gouvernement sénégalais. »
    lemonde.fr ↗
  50. Les équipes techniques s’emploient à rétablir les systèmes et à restaurer un fonctionnement normal dans les meilleurs délais. - Déclaration de la DGCPT sur les actions en cours après l'attaque.
    « Les équipes techniques s’emploient à rétablir les systèmes et à restaurer un fonctionnement normal dans les meilleurs délais »
    africtelegraph.com ↗
  51. La DGCPT n’a pas fourni de calendrier de retour à la normale après l’incident informatique - Absence de communication sur la résolution de l’incident
    « n’offre aucun calendrier de retour à la normale »
    dakaractu.com ↗

Sources

Rémi Pasquier

Rémi Pasquier

Rémi est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans la cybersécurité, le hacking et les menaces numériques. Il distingue la revendication du forum cybercriminel, la confirmation par CERT, et la conséquence pour les usagers. Sources techniques primaires (ANSSI, CISA, ENISA), attribution étatique pesée, refus du sensationnalisme.

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