Seyssinet-Pariset : le maire Lissy se lance, gauche unie sans LFI
Le maire PS Guillaume Lissy brigue la présidence de Grenoble Alpes Métropole avec une coalition PS-PCF-écologistes, hors LFI.
Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset depuis 2020, a annoncé le 13 avril sa candidature à la tête de Grenoble Alpes Métropole. Il porte une union de la gauche sans La France Insoumise. Objectif affiché : contrer l'extrême droite locale.
C’est une candidature construite sur un refus. Le 13 avril 2026, Guillaume Lissy a rendu publique sa volonté de prendre la présidence de Grenoble Alpes Métropole, sous l’étiquette d’une gauche rassemblant le PS, le PCF et les écologistes - sans LFI. La fédération PS de l’Isère a validé sa candidature le même jour, selon les informations de Place Gre’net.
Juriste de droit public, 47 ans, Lissy est maire de Seyssinet-Pariset depuis 2020. Il vient d’être réélu en mars 2026 avec 62 % des voix face à une opposition de droite unie, selon Place Gre’net. Il est également suppléant de la députée PS Marie-Noëlle Battistel dans la 4e circonscription de l’Isère depuis 2017, d’après France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
« J’ai envie d’incarner le compromis »
La formule est de lui. Interrogé par France 3, Lissy a résumé ainsi sa démarche : « J’ai envie d’incarner le compromis. » Il est soutenu par plusieurs édiles du territoire, dont Amandine Demore, maire d’Échirolles, et Laurence Ruffin, maire de Grenoble, selon Place Gre’net. La métropole gère un budget de plus de 800 millions d’euros, précise Le Dauphiné Libéré.
L’exclusion de LFI n’est pas anodine dans ce périmètre. En 2024, dans la 4e circonscription incluant Seyssinet-Pariset, la candidate RN avait obtenu 38 % des voix au second tour face à Marie-Noëlle Battistel (62 %), selon les données de Datan. Le risque d’une percée à droite reste présent. En 2025, lors d’une législative partielle dans la 1re circonscription iséroise, la gauche (NFP) avait perdu le siège au profit d’une candidate macroniste, illustrant les effets des divisions internes, selon Place Gre’net.
Un contexte national favorable à cette stratégie
Les municipales 2026 ont fourni quelques arguments à cette ligne. Selon Courrier International, des villes comme Marseille ont vu la gauche s’imposer (54 % pour le PS, contre 40 % au RN) en refusant les alliances avec LFI. Lissy mise sur un effet similaire à l’échelle métropolitaine.
Le sujet dépasse la seule présidence de la Métropole. Une primaire de la gauche unie (PS, écologistes, PCF) sans LFI est envisagée pour le 11 octobre 2026, en vue des législatives 2027, selon Wikipédia. La candidature de Lissy pourrait s’inscrire dans cette séquence plus large.
Prochaine étape : le conseil métropolitain doit se prononcer avant le 24 avril 2026. C’est là que la solidité de cette union de la gauche sera testée pour la première fois.
Sources
- France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : J'ai envie d'incarner le compromis : qui est Guillaume Lissy, candidat de la gauche à la présidence de la Métropole de Grenoble ?
- Le Dauphiné Libéré : Présidence de la Métro : Guillaume Lissy candidat d'une union de la gauche
- Place Gre'net : Présidence de Grenoble-Alpes Métropole : Guillaume Lissy, candidat "unitaire" d'une partie de la gauche
- Place Gre'net : Quelles perspectives pour l'union des gauches en Isère après la défaite à la législative partielle ?