Sisteron : la mairie veut prolonger le plan d’eau des Marres jusqu’au 15 septembre dès 2027
La municipalité envisage 15 jours supplémentaires en septembre pour renforcer l'accessibilité, en attendant un projet de piscine intercommunale.
Ouvert depuis le 13 juin 2026, le plan d'eau des Marres à Sisteron pourrait rester accessible jusqu'au 15 septembre dès la saison prochaine. La mairie veut étendre cette infrastructure déjà adaptée aux personnes à mobilité réduite, qualifiée d'outil d'inclusion par le premier adjoint.
L’essentiel
- Ouverture 2026 : le plan d’eau des Marres est ouvert du 13 juin au 30 août 2026, de 9h30 à 22h (baignade surveillée de 11h à 19h).
- Prolongation envisagée : la mairie souhaite ajouter 15 jours en septembre dès 2027, portant la clôture de saison au 15 septembre.
- Accessibilité : le site dispose déjà d’un fauteuil de mise à l’eau, d’une pente douce et d’une clôture sécurisée pour les personnes à mobilité réduite.
- Contexte intercommunal : un précédent projet de piscine intercommunale a été abandonné ; un nouveau projet est à l’étude pour les 60 communes de l’intercommunalité.
Une saison 2026 lancée le 13 juin
Le plan d’eau des Marres a ouvert ses portes samedi 13 juin 2026 à 9h30, selon le site officiel de la ville de Sisteron. Les horaires sont larges : accès au site de 9h30 à 22h, baignade surveillée de 11h à 19h. La fermeture est fixée au 30 août, comme les années précédentes.
Le site est situé en entrée de ville. Il accueille chaque été une part importante de la population locale et des touristes de passage dans ce secteur des Alpes-de-Haute-Provence.
Quinze jours de plus dès 2027 : l’objectif de la mairie
C’est l’ambition affichée par Sylvain Jaffre, premier adjoint au maire chargé du sport et des associations. Selon La Provence, il a déclaré : « Nous nous étions engagés à ouvrir davantage le plan d’eau et nous souhaitons avancer dans cette direction. L’objectif serait d’ajouter quinze jours d’ouverture en septembre dès l’année prochaine, en attendant la réalisation de la future piscine intercommunale. »
La prolongation porterait donc la saison au 15 septembre 2027. Aucune délibération du conseil municipal n’a encore été mentionnée à ce stade. La mairie n’a pas détaillé le budget supplémentaire que cela représenterait, notamment pour la surveillance et l’entretien.
Un site déjà pensé pour l’inclusion
Le plan d’eau des Marres est présenté par la municipalité comme un « outil formidable pour l’inclusion », selon les termes rapportés par La Provence. Le site intègre un fauteuil amphibie de mise à l’eau, une pente douce permettant l’accès progressif à l’eau et une clôture sécurisée.
Cette dimension d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR) est au cœur de l’argumentaire municipal pour justifier la prolongation de la saison. L’idée : offrir aux résidents et aux vacanciers qui ne peuvent pas fréquenter des piscines classiques un accès étendu à la baignade en extérieur. Des initiatives similaires ont été portées ailleurs en France, comme les Olympiad’ESAT 2026 à Grand-Champ, qui rassemblaient près de 300 participants autour de l’inclusion par le sport.
La piscine intercommunale, toujours en suspens
En arrière-plan, la question d’un équipement aquatique couvert reste entière. Selon La Provence, un premier projet de piscine intercommunale a été abandonné. Un nouveau projet, décrit comme « plus conventionnel », est à l’étude pour desservir les 60 communes de l’intercommunalité de Sisteron-Buëch.
La prolongation du plan d’eau s’inscrit donc dans une logique de transition : combler un vide en attendant une infrastructure pérenne. La mairie n’a pas communiqué de calendrier précis pour ce futur projet, ni de chiffrage.
Contexte dans les Alpes-de-Haute-Provence
Sisteron compte environ 7 850 habitants. Ville-porte entre Provence et Alpes, elle constitue un pôle de services pour un territoire rural étendu. En matière d’équipements sportifs aquatiques, les Alpes-de-Haute-Provence souffrent d’un déficit structurel, commun à plusieurs départements de montagne peu densément peuplés.
L’été, les plans d’eau et baignades en rivière constituent souvent le seul accès à la natation pour de nombreux habitants. La prolongation de la saison d’un plan d’eau aménagé et surveillé représente donc un enjeu sanitaire et social concret, au-delà de l’aspect touristique. Dans ce contexte de risques liés aux fortes chaleurs estivales qui touchent le sud de la France, l’accès à des zones de baignade sécurisées en septembre prend une dimension supplémentaire.
La prochaine étape sera de confirmer, à l’automne 2026, si la prolongation est inscrite au programme officiel de la saison 2027 et si un vote municipal vient entériner le dispositif.
