Six Kings Slam 2026 : Sinner, Alcaraz et Djokovic à Riyad en octobre
L'exhibition la plus rémunératrice du tennis revient du 21 au 24 octobre avec six des meilleurs joueurs du circuit
Le Six Kings Slam revient du 21 au 24 octobre 2026 à Riyad pour sa troisième édition. Six joueurs dont Sinner, tenant du titre, et Alcaraz, en quête de revanche.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2024
Première édition
Lancement du Six Kings Slam à Riyad. Sinner bat Alcaraz en finale (6-7, 6-3, 6-3) et remporte le titre inaugural.
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2025
Confirmation du succès
Deuxième édition du 15 au 18 octobre. Sinner conserve son titre en battant à nouveau Alcaraz en finale (6-2, 6-4). Dotation de 13,5 millions de dollars.
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21-24 oct. 2026
Troisième édition annoncée
Retour à Riyad avec un plateau royal : Sinner, Alcaraz, Djokovic, Zverev, De Minaur et Fritz. Diffusion Netflix.
L’annonce tombe fin juillet sur les réseaux. Six noms, trois dates, un lieu: Riyad. Le Six Kings Slam revient du 21 au 24 octobre 2026 en Arabie saoudite. Troisième édition pour cette exhibition qui a rapidement trouvé sa place dans le calendrier automnal du tennis mondial.
La liste des participants mêle générations et styles. Jannik Sinner - numéro un mondial et double tenant du titre. Carlos Alcaraz - l’Espagnol explosif qui a perdu les deux finales précédentes. Novak Djokovic - l’icône serbe. Alexander Zverev - l’Allemand régulier. Alex de Minaur - l’Australien tactique. Taylor Fritz. Six joueurs - pas un de plus.
Le format reste identique: élimination directe - trois jours de matchs. Le 23 octobre, repos obligatoire. Les règles ATP interdisent aux joueurs de jouer trois jours consécutifs en exhibition. Netflix diffuse l’événement en exclusivité mondiale - comme en 2025.
Sinner défend, Alcaraz revient
Sinner a remporté les deux premières éditions. En 2024, Sinner bat Alcaraz en finale. En 2025, Sinner bat Alcaraz à nouveau. Le tenant du titre italien débarquera à Riyad avec l’objectif de conserver sa couronne une année de plus.
Alcaraz, lui, revient avec une revanche à prendre. Deux finales, deux défaites.
Des primes records
La dotation totale de l’édition 2025 s’élevait à 13,5 millions de dollars. Le vainqueur a empoché 6 millions. Des chiffres qui dépassent largement ceux des tournois du circuit officiel. Une inflation financière qui creuse le fossé entre circuit officiel et exhibitions privées.
Les promoteurs du tournoi assument: « rassembler les plus grands talents de la planète pour offrir aux fans une expérience tennistique inédite, mêlant divertissement et excellence sportive ». Une formule qui résume l’ambition du projet.
Mais la controverse enfle. Certains joueurs du circuit secondaire dénoncent publiquement une distorsion du système: des millions pour une exhibition sans points ATP, quand les qualifications d’un tournoi majeur rapportent quelques dizaines de milliers de dollars. Les instances dirigeantes (ATP/ITF) se retrouvent face au défi de maintenir l’attractivité des tournois officiels. « C’est une exhibition de luxe, pas un tournoi officiel » - rappellent les critiques, mais l’écart de rémunération pose une question de fond sur la hiérarchie des valeurs dans le tennis moderne.
Le sportswashing sous les projecteurs
Le Six Kings Slam s’inscrit dans le cadre du Riyadh Season - vitrine des ambitions sportives de l’Arabie saoudite. En trois ans seulement - l’événement a trouvé sa place dans la mémoire collective des fans de tennis, malgré les accusations de sportswashing qui accompagnent chaque édition.
Des organisations de défense des droits humains ont publiquement dénoncé l’utilisation du sport de haut niveau pour blanchir l’image internationale du royaume, pointant du doigt les restrictions persistantes sur les libertés civiles et les droits des femmes. Les organisateurs saoudiens répondent en mettant en avant les investissements massifs dans les infrastructures sportives locales et les programmes de développement du tennis pour la jeunesse de la région.
Le football, le golf, la boxe: le modèle est rodé. Le tennis suit la même trajectoire. L’argent coule, les stars viennent, les critiques s’accumulent.
Octobre surchargé
Le calendrier des joueurs de pointe frôle la saturation. En octobre, le circuit enchaîne les tournois asiatiques (Pékin, Shanghai, Tokyo), puis bifurque vers Riyad pour le Six Kings Slam, avant de repartir vers Turin pour les finales de fin de saison. Trois continents en quelques semaines.
Les règles ATP imposent un repos minimum entre exhibitions consécutives - ce qui explique la journée blanche du 23 octobre. Mais aucune régulation n’empêche les joueurs d’aligner exhibition et tournoi officiel à quelques jours d’intervalle. Le résultat: des organismes au bord de la rupture, des blessures qui s’accumulent, des retraits de dernière minute qui perturbent les tableaux.
Les instances dirigeantes (ATP/ITF) peinent à maintenir l’attractivité des tournois officiels face aux moyens financiers des exhibitions privées. Le Six Kings Slam arrive en plein milieu de cette période critique. Un timing qui interroge: faut-il réguler davantage, ou laisser le marché décider?
Netflix bouleverse le modèle
La diffusion en exclusivité mondiale sur Netflix transforme l’économie du tennis. L’édition 2025 a attiré plusieurs millions de spectateurs sur la plateforme, des chiffres que Netflix ne détaille pas publiquement mais qui dépasseraient largement l’audience cumulée d’un tournoi classique diffusé sur des chaînes sportives traditionnelles.
Le modèle économique change de nature. Fini les droits TV négociés pays par pays, chaîne par chaîne. Netflix paie une somme globale pour un accès mondial instantané. Les diffuseurs historiques se retrouvent exclus. L’impact médiatique d’une exhibition de quatre jours rivalise désormais avec celui d’un tournoi majeur de deux semaines.
L’ANB Arena de Riyad accueille environ 8 000 spectateurs. Trois fois moins que les grandes enceintes des tournois majeurs. Pourtant, l’impact médiatique est comparable. Netflix, les réseaux sociaux, la concentration des meilleurs joueurs sur quatre jours: le modèle fonctionne. La question est de savoir jusqu’où il peut s’étendre sans cannibaliser le circuit officiel.
Octobre à Riyad
Les fans attendent le tirage au sort officiel et le programme détaillé des rencontres. Quatre jours de compétition intense dans une salle moderne qui a déjà accueilli deux éditions à succès.
Djokovic - dont la présence reste le pilier central de l’événement, affrontera les leaders actuels Sinner et Alcaraz. Une confrontation intergénérationnelle que les organisateurs mettent en avant. Djokovic n’a jamais remporté le tournoi. Sinner et Alcaraz monopolisent le palmarès.
Zverev, De Minaur et Fritz renforcent un plateau qui se rapproche de l’intensité d’un Masters 1000. Sauf que les points ATP ne sont pas distribués. Les joueurs viennent pour l’argent, le spectacle, la visibilité. Pas pour le classement.
Le succès de cette édition sera scruté pour évaluer l’impact réel sur la popularité du tennis au Moyen-Orient. L’Arabie saoudite cherche à s’inscrire durablement dans le calendrier international. Le Six Kings Slam en est l’un des leviers.
Rendez-vous en octobre. Le tirage décidera des affiches. Sinner défendra son titre. Alcaraz chassera sa revanche. Djokovic tentera d’inscrire son nom au palmarès. Les autres chercheront à créer la surprise. L’argent coulera. Les critiques aussi. Le spectacle sera au rendez-vous.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (6)
« winner took $6M last year »
x.com ↗ ↩
« Prize money | US$ 13,500,000 »
en.wikipedia.org ↗ ↩
« Organisé dans le cadre de la "Riyadh Season", le Six Kings Slam sert de vitrine aux ambitions sportives du Royaume. » ↩
« Pour les organisateurs saoudiens, cet événement est une pièce maîtresse d'une stratégie plus large visant à faire du Royaume un hub mondial du sport de haut niveau. » ↩
« Les instances dirigeantes (ATP/ITF) se retrouvent face au défi de maintenir l'attractivité des tournois officiels face à des événements privés aux moyens financiers inégalés. » ↩
« streamed live and exclusively on Netflix »
netflix.com ↗ ↩